« vetting »

Le vetting, tout un art !

À la Biennale, la Commission d’Admission des Œuvres est le passage obligé pour tout objet pénétrant dans le Grand Palais. Cette année, le vetting est particulièrement serré. Entretien croisé avec deux hommes de l’art, Frédéric Castaing et Michel Maket… En cette rentrée placée sous le signe de la « moralisation », La Biennale Paris pouvait difficilement s’exempter d’un vetting irréprochable. Pour encadrer cet « examen minutieux », il fallait bien une coprésidence. À la manœuvre, donc, Frédéric Castaing et Michel Maket, respectivement à la tête de la Compagnie Nationale des Experts et du Syndicat Français des Experts Professionnels en œuvres d’art et objets de collection. Pour en savoir plus sur les nouveaux standards d’exigence de la CAO, la fameuse Commission d’Admission des Œuvres, nous nous sommes entretenus avec ses deux présidents, experts de haute volée. Comment démêler le vrai du faux, qu’est-ce qu’un objet « de qualité Biennale » ? Une plongée dans les coulisses du marché de l’art, régulièrement chahuté par les « affaires »…   Vous arrivez à point nommé, au moment où tout le monde parle de « loi de moralisation »… Michel Maket : Soyons précis… Nous intervenons sur une proposition émanant du Syndicat National des Antiquaires, à l’initiative de Mathias Ary Jan, son président, pour assurer en effet une coprésidence, selon de nouvelles règles édictées quant au fonctionnement de la Commission d’Admission des Œuvres de la Biennale. Le principe d’indépendance – qui est fondamental dans notre métier, l’expertise – figure donc cette année au cœur de la nouvelle commission. Alors, bien sûr, tout cela concourt à la moralisation et à la transparence du marché. Frédéric Castaing : Ce qui a provoqué mon adhésion immédiate, c’est bien cette notion d’indépendance par rapport à la direction du Syndicat National des Antiquaires et à son conseil d’administration....

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Jean-David Cahn, TEFAF & l’archéologie 

Archéologue de formation et issu d’une dynastie de marchands célèbres, Jean-David Cahn a pris la direction de sa galerie à Bâle en 1999. Spécialisé en archéologie grecque, romaine et égyptienne, il est également président du comité de vetting d’archéologie occidentale. Art Media Agency l’a rencontré sur son stand, à TEFAF. Comme s’est présentée TEFAF cette année ? Cette foire a une très belle énergie. Plusieurs aspects ont été repensés, notamment avec l’arrivée de nouveaux marchands. Actuellement, TEFAF est dans un processus de rajeunissement et s’ouvre à de nouvelles perspectives avec le lancement des deux nouvelles foires à New York. Ce changement était nécessaire. TEFAF n’est plus toute jeune, mais je crois que nous sommes dans une période prometteuse. Cela prendra quelques années mais une dynamique est initiée. Quelle dynamique ? Il s’agit d’une part de rajeunir la foire et de lui donner une portée plus globale. L’expertise revient également au premier plan avec une concentration d’experts tout à fait extraordinaire, à l’occasion du vetting notamment. Nous voulons développer ce potentiel dans l’intérêt du public, au-delà de la simple problématique de présenter et de vendre. Notre ambition est d’offrir une expertise à grande échelle. Le vetting est l’une des grandes priorités de TEFAF. La force du vetting consiste dans le fait de réunir un comité au sein duquel il est possible de discuter et de débattre ouvertement dans le but de valider les pièces et protéger le marchand qui les propose. « The benefit goes to the public », c’est un principe fondamental à TEFAF. S’il y a de l’incertitude autour d’une pièce, nous préférons l’exclure de la foire. Ces exclusions concernent les pièces dont l’authenticité n’est pas totalement avérée ou celles qui ont connu trop de restaurations successives — restaurations qui ont fini par altérer leur nature. Par exemple,...

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