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Hommage à Sanyu chez Artcurial

Cinquante ans sont passés depuis la disparition de l’artiste franco-chinois Sanyu (1901-1966). Son découvreur, Jean-Claude Riedel, célèbre marchand d’art et détenteur de la collection la plus importante au monde consacrée aux dessins de Sanyu, souhaite lui rendre hommage en dispersant une partie de sa collection personnelle. Alors que « les toiles de Sanyu sont aujourd’hui introuvables », précise Bruno Jaubert, directeur du département Impressionnistes & Modernes chez Artcurial, la vente du 6 décembre prochain présentera un ensemble exceptionnel de 45 dessins au pinceau. L’artiste, défini comme étant le calligraphe chinois de la modernité, fut l’un des premiers peintres originaires de Chine à venir s’installer à Paris, dans les années 1920. Sanyu avait pour principal sujet le nu féminin, magnifié dans cet ensemble d’œuvres réalisées à l’encre de Chine et à l’aquarelle. Artiste virtuose, Sanyu savait comment traiter de manière sensible la nudité, Jean-Claude Riedel soulignant à ce propos : « Je ne vois chez Sanyu que des formes pudiques à la chinoise, mais imposées par une expression violente dans ce trait d’une pureté implacable, une épuisante virginité cernée de noir ». Les pièces présentées lors de cette vente sont toutes référencées dans le troisième volume du catalogue raisonné consacré à l’œuvre sur papier de Sanyu. Rita Wong, historienne de l’art et auteur des trois catalogues raisonnés, témoignait en 2011 : « L’apport de Jean-Claude Riedel à la reconnaissance posthume de Sanyu ne sera jamais assez souligné ». Le marchand a en effet vu passer entre ses mains la majorité des œuvres de...

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Le design chinois contemporain chez Piasa

Le mardi 25 octobre prochain, en partenariat avec l’agence créative Perfect Crossovers (Paris-Pékin), la maison parisienne Piasa mettra, pour la première fois aux enchères, du design chinois. Trois générations de designers sont représentées, à commencer par Shao Fan et Shi Jianmin, qui ont commencé leur carrière au début des années 1990 en mettant l’accent sur la construction d’un nouveau langage, tout en respectant l’esthétique asiatique. La génération intermédiaire, représentée par Song Tao et Xiao Tianyu, montre une évolution marquée par l’expérimentation de nouveaux matériaux. Tandis que la dernière génération de Li Naiharn et Zhang Zhoujie inclut totalement les nouvelles technologies dans son processus créatif. La fourchette d’estimation des différentes pièces oscille entre 5.000 et 70.000...

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Une série d’œuvres attribuées à Francis Bacon mises en vente malgré de sérieux doutes quant à leur authenticité

Deux pastels et huit dessins, attribués à Francis Bacon, seront proposés à la vente à la Herrick Gallery, à Londres. Une attribution contestée pour des œuvres qui ne figurent dans aucun des catalogues raisonnés consacrés à l’artiste. Les deux pastels sont estimés à 1.1 M$ chacun tandis que les huit dessins représentent un total de 1.7 M$. Ils étaient considérés comme faisant partie des 600 dessins que l’artiste avait offerts à son amant, Cristiano Lovatelli Ravarino entre 1977 et 1992. Bien que ces œuvres appartiennent à Cristiano Lovatelli Ravarino, elles sont pourtant en possession de David Edwards, le frère d’un autre amant de l’artiste, John Edwards. Une situation qui ne clarifie pas les choses. Alice Herrick, fondatrice de la galerie Herrick, qui met en vente ces œuvres reconnaît ne pas être en mesure de garantir l’authenticité tout en se montrant convaincue qu’elles ont bien été réalisées par la main de Francis Bacon. Pour l’auteur du prochain catalogue raisonné sur l’artiste, Martin Harrison, l’authenticité de ces six dessins est absolument inimaginable. « Ce sont des pastiches, voire des parodies, profondément irrespectueuses du corpus authentique de l’oeuvre de Bacon. » a-t-il déclaré. Une certitude, le prochain catalogue n’intégrera donc pas ces dessins, mais présentera tout de même son lot de toiles inédites, découvertes dans une collection privée italienne, incluant le Screaming...

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Sotheby’s vend une ancienne toile de la famille Rothschild

Sotheby’s va mettre aux enchères le 26 mai prochain à New York une célèbre scène de genre de Gabriel Metsu, Un officier courtisant une jeune femme. Le tableau, volé par les Nazis en 1938, appartenait à la collection Rotschild depuis 1866. Destinée à intégrer le Führermuseum de Linz, l’oeuvre avait été identifiée puis retrouvée par les « Monuments Men », une équipe de spécialistes américains et britanniques chargés de retrouver les œuvres volées par les Nazis et de les rendre à leurs propriétaires. Le tableau fut renvoyé à Vienne en novembre 1945. Alphonse de Rotschild étant décédé en 1942, c’est Clarice, la baronne de Rotschild, qui a dû négocier avec les autorités autrichiennes pour la restitution de sa collection. Bien qu’elle a obtenu gain de cause en 1948, elle dut céder quelque 250 œuvres à l’État autrichien en compensation, notamment le tableau de Gabriel Metsu. Ce n’est qu’en 1998, après que l’Autriche a voté la loi de restitution, que la famille Rotschild a pu récupérer l’ensemble de sa collection. L’oeuvre a ensuite été vendue en 1999 à un collectionneur anonyme qui souhaite aujourd’hui la remettre en vente. L’oeuvre est estimée entre 6 et 8 M$. Christopher Apostle, directeur du département Old Masters chez Sotheby’s, présente une œuvre considérée comme une pièce maîtresse du XVIIe siècle : « Gabriel Metsu se classe parmi les peintres les plus importants de son époque, et Un officier courtisant une jeune fille est un exemple à la fois magnifique et exemplaire de ses meilleures œuvres. La peinture représente une distillation proche de la perfection pour une scène de genre de l’époque de l’Âge d’Or, et présente différents éléments distinctifs de cette catégorie : deux personnages vêtus avec élégance, un chien — symbole de fidélité, ou précisément d’une fidélité faisant défaut — des carafes et des verres de vin, le...

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Christie’s met en vente un œuvre de Clyfford Still pour 25 M$

Christie’s propose une œuvre de Clyfford Still estimée entre 25 et 35 M$. Elle sera mise en vente lors de la « New York Evening Sale of Post-War & Contemporary Art », prévue le 10 mai. L’oeuvre est intitulée PH-234 (1948) et bénéficie d’une belle provenance puisqu’elle n’a connu que deux propriétaires jusqu’à présent. La majorité des œuvres de Clyfford Still sont dans des collections institutionnelles, notamment au Clyfford Still Museum de Denver. Une œuvre emblématique qui a été exposée lors de la rétrospective consacrée à l’artiste au Hirshhorn Museum en 2001 « Clyfford Still : Paintings, 1944-1960 » sous le commissariat de James...

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