« Syrie »

Claude Lemand, le cœur sur la main

Art Paris Art Fair, ce sont les stands des galeries participantes, diverses remises de prix et les collections qui se font. Art Paris Art Fair, en 2017, c’est aussi un projet humanitaire, par l’intermédiaire de la galerie Claude Lemand qui propose de recueillir des fonds pour la construction de cinq écoles au Liban à destination des enfants syriens qui ont trouvé refuge là-bas. Selon Claude Lemand, environ la moitié des 400.000 enfants réfugiés au Liban n’ont pas l’opportunité d’aller à l’école. En partenariat avec Art Paris Art Fair, il aimerait changer cela. Si vous avez l’occasion de visiter la foire cette semaine, assurez-vous de jeter un œil aux murs Nord et Sud du Grand Palais. Y sont exposées les œuvres des artistes de la galerie ayant accepté de participer à l’initiative afin de recueillir les fonds nécessaires. Elles sont signées Shafic Abboud, Youssef Abdelke, Etel Adnan, Mahjoub Ben Bella, Mahi Binebine, Manabu Kochi, Najia Mehadji, Antonio Segui et Vladimir Velickovic. Selon Claude Lemand, « le mérite revient surtout aux artistes de la galerie qui ont offert une ou plusieurs œuvres pour la cause. Mon objectif est de générer suffisamment d’argent pour garantir le financement de ces écoles pour une année entière. » Au-delà de la vente de ces œuvres, le galeriste souligne qu’il a également monté un dispositif pour que le public puisse réaliser des dons, avec la participation du Collectif de Développement et Secours Syrien (CODSSY). Les dons, déductibles, peuvent être réalisés en...

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Tammam Azzam continue de délivrer son message de paix

L’artiste syrien Tammam Azzam est le créateur d’une nouvelle forme de peintures, dites « hybrides ». Contraint de fuir son pays en 2011, il vit et travaille à Dubaï. Loin de son studio d’artiste où il s’était spécialisé dans la peinture à l’huile, Tammam Azzam s’est orienté vers l’art numérique. Devenu célèbre grâce à ses superpositions numériques de chefs-d’œuvre occidentaux — comme le Baiser de Gustave Klimt — sur des photographies de bâtiments syriens bombardés, l’artiste se sert de ses créations comme résistance. Dernièrement, c’est une réplique de la Statue de la Liberté qui a parcouru la toile des réseaux sociaux. Cette œuvre, réalisée à partir de photographies de gravats montés afin de représenter la statue, est un message de paix que l’artiste international âgé de 36 ans délivre à son pays natal. Exposé à Dubaï, l’œuvre de Tamman Azzam évoque l’exil lié à la guerre. Il a par ailleurs fait référence aux événements tragiques qui se sont passés à Paris l’année dernière, ou encore les attentats du 11 septembre...

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Le Musée de l’Hermitage s’engage en Syrie

Par la voix de son directeur, Mikhail Piotrovsky, le musée de l’Hermitage a annoncé son soutien pour la restauration de Palmyre. Sous contrôle de l’État Islamique pendant près de 10 mois, Palmyre a été partiellement détruite. Libérée au mois de mars dernier, la cité antique devrait être l’objet d’ un vaste projet de reconstruction qui sera donc notamment porté par le Musée de l’Hermitage. Le conservateur des antiquités syriennes, Maamoun Abdelkarim a pour sa part fait part d’un relatif soulagement quant à l’ampleur des dégâts constatés dans Palmyre. En effet, l’agora, le théâtre romain ainsi que quelques autres ruines sont demeurés intacts tandis que le Temple de Baalshamin édifié il y a 2000 ans ou l’Arc de Triomphe ont été détruits. Maamoun Abdelkarim appelle cependant l’aide de la communauté internationale et en particulier celle des experts et des archéologues à s’engager pour la reconstruction de Palmyre qui fait partie du patrimoine de l’humanité. L’Hermitage aura la charge de reconstruire l’ensemble du site et son directeur annonce avoir commencé à travailler sur une collection d’archives permettant de reconstituer la ville « sous tous les angles...

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Zones de guerre et enjeux politiques : la disparition du patrimoine du Moyen-Orient

Le Moyen-Orient regorge de trésors culturels et d’objets précieux, avec par exemple le site archéologique de Troie en Turquie, l’ancienne ville de Damas en Syrie, et la route de l’encens à Oman, avec de nombreux autres monuments religieux et nombreuses reliques, tous inscrits à la liste de protection du patrimoine mondial de l’UNESCO. Néanmoins, Daesh continue d’avancer à travers la Syrie et maintient ses bastions en Irak, et c’est non seulement des vies humaines qui sont en train de disparaître dans le conflit, mais aussi beaucoup de grands sites culturels qui ont été vandalisées, bombardés, et certains totalement rayés de la carte, ne laissant que des tas de poussière et de gravats dans leur sillon. Les villes anciennes sont devenues des terrains vagues ruinés par la guerre. Certains monuments comme l’Arc de Triomphe de Palmyre, debout depuis 2000 ans, ont été décimés par les soldats de Daesh qui contrôlent la ville depuis mai 2015. Loin des idées de conquête ou d’appropriation culturelle, la faction islamiste radicale poursuit son total anéantissement de la culture qui selon lui « idolâtre » et représente une vision du monde différente de leurs croyances extrémistes islamistes. Tandis que le conflit fait rage de plus en plus intensément au milieu de cette riche mosaïque culturelle qui se délite, les sites patrimoniaux, en plus d’être utilisés comme une arme dévastatrice, deviennent le terrain de jeu politique potentiel de superpuissances mondiales, désireuses d’exploiter les précieux atouts du Moyen-Orient. Pourtant, le patrimoine culturel du pays n’est pas seulement un enjeu national. De nombreux efforts internationaux ont été déployés pour lutter contre ces atrocités et empêcher la perte de ces trésors culturels dans le tourbillon du conflit. Héritage mondial menacé La Syrie et l’Irak sont situés dans une région souvent considérée comme le « berceau de notre civilisation », une zone de la Mésopotamie où sont nés le premier alphabet, les pratiques agricoles et les villes. Le...

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L’Italie envoie des Casques bleus pour protéger le patrimoine du Moyen-Orient

Le 24 octobre 2015, le ministre de la culture italien Dario Franceschini a approuvé publiquement le déploiement des Casques bleus pour la protection du patrimoine menacé par les islamistes extrémistes. D’après une étude récemment publiée par des chercheurs du Dartmouth College, aux États-Unis, des acteurs aussi divers que Daesh, les forces kurdes et les autorités syriennes sont potentiellement responsables de pillages et de destructions de l’héritage culturel de Syrie. Cette étude est basée sur une analyse satellite de 1.300 sites archéologiques syriens dont les images actuelles ont été comparées à d’autres plus anciennes par Digital Globe. L’anthropologue Jesse Casana, qui a dirigé l’étude, a expliqué : « Des exemples de pillages sévères sont observés dans les zones contrôlées par l’État islamique et par le régime syrien » Du fait de cette destruction continue, le gouvernement italien a décidé d’envoyer les gardiens de la paix des Nations Unies, les Casques bleus. Dario Franceschini a déclaré à ce propos : « Après les attaques terroristes [de Daesh] et les terribles images de Palmyre, la communauté internationale ne peut se contenter de rester en retrait et de regarder. » 53 pays ont voté en faveur de cette mesure de protection, qui inclut le site de Palmyre, assailli depuis mai 2015. Les Casques bleus ont notamment appris des expériences italiennes et internationales de protection et de sécurisation du...

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