« street art »

Un « Charleroi effect » ?

Depuis 1997, le « Bilbao effect » a fait couler beaucoup d’encre. Toutefois, la réalisation de « mégamusées » est-elle encore adaptée à nos sociétés ? Enquête à Charleroi, qui a fait le choix d’un développement moins éclatant – mais non moins fondé – sur un projet mêlant urbanisme et culture. Les surnoms survivent parfois à la réalité qu’ils dépeignent. Charleroi, « ville la plus moche du monde », l’est-elle encore ? Depuis qu’elle a obtenu ce titre d’un magazine hollandais, en 2009, la municipalité et diverses initiatives privées ont mis les mains dans le cambouis — et à la poche — pour redonner son lustre à la cité belge. Charleroi a rayonné pendant les heures de gloire de l’ère industrielle, d’abord avec les mines de charbon, puis grâce à la fabrication du verre et de l’acier, mais aussi aux industries chimiques et mécaniques. Si la population a été multipliée par sept entre 1800 et 1900, la désindustrialisation a provoqué l’exode de 35.000 habitants, sur une ville qui n’en compte plus que 200.000. La gueule de bois est sévère ; la ville porte encore les stigmates de ce développement, aussi rapide que son effondrement. À dix années d’écart, Charleroi est touchée par des problématiques similaires à celles de Bilbao. Cependant, la ville emprunte une autre voie que sa sœur espagnole, moins tributaire d’un geste architectural fort. Il s’y dessine une stratégie double. D’une part, créer un maillage culturel et urbanistique apte à redonner un souffle à la ville. D’autre part, sauvegarder et valoriser son patrimoine industriel. Que reste-t-il de l’effet Bilbao ? Depuis l’intégration réussie du Musée Guggenheim dans un écosystème en désuétude, on nous a rebattu les oreilles avec l’ « effet Bilbao ». Il faut dire que la stratégie s’était montrée payante.  D’après le Financial Times, entre 1997 et 2000, soit ses trois premières années d’activité, le Guggenheim...

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Un musée pour le Street art à Paris

Un musée permanent pour le Street art a ouvert à Paris ce mois-ci. Il présente 3.716 m2 de surface d’exposition et offre plus de 150 œuvres de 50 artistes. La plupart de ces plasticiens sont déjà très connus, figures historiques et précurseurs du Street art, comme Jacques Villeglé et Ernest Pignon-Ernest. Ce musée est implanté dans le 42, une école d’informatique autogérée lancée par Xavier Niel (le fondateur de Free), ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sans professeurs. À l’origine de ce projet, Nicolas Laugero Lasserre, grand collectionneur d’art...

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Une fresque de Keith Haring de 1970 menacée de disparition à Broadway

Une peinture murale que Keith Haring avait peint sur les murs d’un ancien couvent à Broadway à la fin des années 1970 risque de disparaître. En effet, l’organisation the Church of the Ascension, propriétaire de l’immeuble qu’elle a converti en appartements, est confrontée à des difficultés financières. Haring avait créé cette fresque de danseurs qui gambadent sur les trois étages de l’immeuble qui en compte cinq, du temps où l’association Grace House, une organisation de la jeunesse catholique, était locataire du couvent, en...

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Le Street Art, « du ghetto au Grand Palais »

Cette année, Art Paris Art Fair accueille plusieurs street artistes français de renom. Dans le cadre d’un partenariat avec la foire, Daum expose les peintures de deux artistes aux côtés des pièces sculpturales qu’ils ont élaborées avec la cristallerie. Cyril Phan, plus connu sous le nom de Kongo, a ainsi créé des bombes de peinture aérosols en cristal avec ses empreintes digitales sur les caps. « En utilisant cette matière luxueuse, j’ai voulu sublimer l’outil que j’utilise et qui a souvent été associé avec l’idée de vandalisme. » Kongo fait partie de cette génération de street artistes qui, ces trente dernières années, a vu l’art urbain acquérir ses lettres de noblesse. L’artiste était cependant loin d’imaginer qu’il allait collaborer avec une marque de luxe quand il peignait sur les murs dans les années 1980. « La singularité et l’aspect manuel du luxe possèdent des similarités avec le graffiti. » Pour l’artiste, ces bombes aérosol en cristal sont un hommage au street art, qui a su tracer sa route « du ghetto au Grand Palais ». Né d’une mère française et d’un père vietnamien, Kongo a grandi dans différents pays, dont la République Démocratique du Congo. Ces expériences, ces voyages et les rencontres qu’ils impliquent ont largement façonné sa pratique artistique. Daum expose également trois de ses oeuvres sur toile, hommage à trois villes cosmopolites qu’il apprécie : New York, Paris et Singapour. Jerome Mesnager est le second artiste exposé par Daum. L’artiste a peint ses fameux hommes blancs jusqu’aux murs de la Grande Muraille de Chine. Ils sont pour lui un « symbole renvoyant à la lumière, à la force et la paix ». De la muraille de Chine au Grand Palais, c’est avec Daum qu’il a élaboré ses dernières productions : les mêmes hommes blancs sur des supports en cristal. Daum expose également une oeuvre historique,...

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Lazarides : levée de fonds, développement et e-commerce

Selon le Financial Times, le galeriste Steve Lazarides a conclu un accord avec un riche investisseur qatari, Wissam Al-Mana. Cet apport financier doit permettre à la galerie d’Oxford Street (Londres) de déménager et Steve Lazarides de se développer sur Internet. La semaine passée, à l’occasion du 10e anniversaire de la galerie, une exposition « A Decade of Lazarides » était proposée au public rassemblant de nouvelles créations de street artistes reconnus comme Jonathan Yeo, JR et Invader. Un message adressé à l’ensemble du monde de l’art et qui sonne comme une revanche pour cette figure atypique dans le milieu des galeries. Il déclare : « D’abord, personne ne peut prononcer le nom de la galerie donc nous le changeons en LazInc. Ensuite, nous déménageons à Mayfair. Nous avons passé des années à travailler dans une position d’isolement, il est temps désormais d’aller défier le statu quo de l’intérieur. J’entends d’ici les cris sur Internet  »Vendu !  ». Mais regardez donc ce qu’on prépare avant de balancer votre haine. » Le Street Art est-il en plein boom ? Au début de sa relation avec Banksy, Lazarides vendait des impressions-écrans de l’artiste pour 25 £. En 2014, elles valaient 10 ou 100 fois plus. Un moyen très sûr pour continuer à grandir au risque peut-être de ternir quelque peu sa « street...

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