« Speedy Graphito »

Speedy Graphito n’est pas un street artist !

Pertinence et impertinence… Voilà ce qui caractérise le parcours artistique de Speedy Graphito, comme le révèle la rétrospective que lui consacre en France le musée du Touquet. Démonstration. Comment êtes-vous devenu Speedy Graphito ? Je peins depuis toujours et j’ai pris mes premiers cours de dessin à neuf ans. À partir de là, tout s’est enchaîné : je me suis lancé dans la création de décors de théâtre de 14 à 20 ans, pour suivre ensuite une formation de cinq années en école d’art, dont deux ans à l’école Estienne à Paris. Mes premières toiles sous le nom de Speedy Graphito datent de 1984, la même année que ma première exposition à l’espace Pierre Cardin. Suite à cela, la galerie Polaris – tenue alors par le plus jeune galeriste de France – a décidé de me défendre. Et c’est la réalisation de l’affiche pour « La ruée vers l’art » en 1985 qui m’a assuré une notoriété immédiate et fulgurante dans toute la France. S’en suivent des expositions, des solo shows à la FIAC et des interventions urbaines sur les murs de Paris… « La ruée vers l’art » est justement le point de départ de l’exposition qui vous est consacrée au musée du Touquet, la porte d’entrée qui nous permet d’embrasser plus de 30 ans de carrière. Cette rétrospective est importante pour vous ? Je trouve qu’il est important, à cette étape de ma carrière, de montrer les différentes périodes qui jalonnent ces dernières années, car les gens connaissent essentiellement les œuvres récentes qu’ils peuvent voir sur Internet. Cela permet de présenter des séries qui semblent dissociées du reste, mais qui s’intègrent dans une démarche globale. Une démonstration en 70 toiles provenant essentiellement de ma collection : j’essaie de garder au moins une toile par période. Ce qui...

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L’invasion des street artistes français à Los Angeles

Paris, le 10 avril 2013, Art Media Agency (AMA). Les frenchy font un tabac à Los Angeles ! Ce qui n’était pas gagné dans cette ville plutôt protectionniste côté art, qui défend majoritairement les artistes californiens ou américains. Or, grâce au travail du galeriste français Fabien Castanier — installé dans la « ville des anges » depuis une dizaine d’années —, nos street artistes français ont le vent en poupe ! Speedy Graphito, JonOne, Rero… deviennent des incontournables sur un marché américain qui ne les avait pas remarqués jusqu’alors. Ils ont eu un réel succès à Art Miami en décembre dernier où Rero avait présenté une installation et Speddy Graphito peint un mur de 7 mètres de long sur 4 mètres de large toute la semaine. Il a photographié la fresque avant de la recouvrir en partie de peinture noire : l’astuce était qu’on pouvait voir apparaître l’image entière grâce à un flash code. Alors que le mur devait être détruit à la fin de la foire, un collectionneur l’a acquis ! L’engouement était le même à Scope New York, « les gens sont émerveillés et comprennent immédiatement le travail » poursuit Fabien Castanier. Speedy Graphito, qui prépare actuellement une exposition qui ouvre ses portes le 11 mai prochain, a obtenu « un visa délivré aux artistes reconnus et qui est assez difficile à obtenir » nous apprend le galeriste. Ce qui est impressionnant avec Speedy et Rero, c’est qu’ils ont cette culture américaine en eux et on la retrouve dans leurs œuvres ! » Les clés du succès donc ! L’électrochoc pour la reconnaissance du street art à Los Angeles (qui est devenu comme une évidence) a été l’exposition que Jeffrey Deitch a organisée au Geffen Contemporary au MOCA « Art in the Streets » du 17 avril...

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Entretien avec Speedy Graphito

Paris, le 3 décembre 2012, Art Media Agency (AMA). Speedy Graphito expose jusqu’au 22 décembre à la galerie Polaris « The essential of painting 1987 – », l’occasion de saisir en quelques œuvres les différentes facettes de la créativité polymorphe de cet artiste labellisé Street Art, mais qui démontre ici combien il est au-delà des étiquettes. Art Media Agency l’a rencontré à cette occasion. Art Media Agency (AMA) : L’exposition à la galerie Polaris renoue votre collaboration avec Bernard Utudjian chez qui vous avez exposé de 1985 à 2003. Comment s’est fait ce retour ? Speedy is back ? Speedy Graphito (SG) : Bernard Utudjian est revenu vers moi il y a 2 ans, car il voulait fêter les 25 ans de sa galerie et comme je faisais partie de ses premiers artistes, il m’a proposé de faire une rétrospective. On me reconnaît aujourd’hui beaucoup sur la scène du Street Art, mais on ne connaît pas forcément la genèse de mon travail et mon parcours. Bernard voulait montrer cette histoire-là. À cause des contraintes de l’espace de la galerie, nous avons axé la thématique sur un élément qui a traversé mon travail : le Lapinture. Au final, peu de pièces sont à vendre, cinq toiles et quelques éditions. La plupart des pièces font soit partie de ma collection, soit de celle de Bernard et aucun de nous ne souhaite s’en séparer. AMA : Comment définissez-vous votre parcours ? SG : Je peins depuis toujours : cours de dessin à 9 ans, créations de décors de théâtre de 14 à 20 ans, 5 années d’écoles d’art dont 2 ans à l’école Estienne, à Paris. Mes premières toiles sous le nom de Speedy Graphito datent de 1984. Première expo la même année à l’espace Pierre Cardin, puis la galerie Polaris, tenue...

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Speedy Graphito à Lille

Lille, le 12 mai 2011 Art Media Agency (AMA). Du 7 juin au 14 août, la New Square Gallery consacrera une exposition aux récentes créations de Speedy Graphito. Olivier Rizzo, alias Speedy Graphito a marqué toute une génération en faisant la jonction entre la figuration libre et la scène street art française des années 80. Il impose rapidement son style novateur et percutant, résumé par son pseudonyme. « Speedy Graphito [signifie] : le chemin qui mène vers l’au-delà par l’expression du geste », affirme-t-il sur son site. Exécutés au pochoir ou au pinceau, ses graffitis représentent des personnages schématiques et dynamiques, se rapprochant des peintures du graphiste catalan Javier Mariscal ou du peintre américain Keith Haring. Il s’inspire principalement de l’iconographie pop et des jeux vidéos. Artiste multimédia, Speedy Graphito explore la peinture mais également la vidéo et le « numérique » comme dans Welcome to Venus qui marque un tournant dans l’œuvre de l’artiste. À travers « Back 2 Venus », la galerie lilloise New Square Gallery lui rend hommage en explorant le travail de l’artiste sur ces douze dernières années, depuis cette première toile...

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