« Sadikou Oukpedjo »

Sadikou Oukpedjo : La conscience de l’animalité

Depuis 2012, la galerie Cécile Fakhoury, basée à Abidjan en Côte d’Ivoire, œuvre à la promotion de l’art contemporain sur le continent africain. Elle accueille expositions individuelles et collectives afin de donner plus de visibilité à la créativité et à la diversité de la scène africaine. Jusqu’au 11 juin 2016, la galerie présente pour la première fois le travail de l’artiste togolais Sadikou Oukpedjo. Art Media Agency est allé à la rencontre de l’artiste lors du vernissage de son exposition « Anima » à Abidjan. Quel est votre parcours ? J’ai commencé à sculpter avec mon professeur d’art plastique, au collège — il était sculpteur. C’est lui qui a remarqué mes dessins en premier et il m’a demandé de l’aider dans son atelier de sculpture. J’ai arrêté mes cours en troisième, mais j’ai continué la pratique de la sculpture. En 1998, je suis rentré à atelier de Paul Ahyi, un maître de la sculpture et l’un des pionniers de l’art contemporain au Togo. Il m’a formé durant quatre ans en peinture, sculpture et céramique. En 2002, ma première exposition a été organisée au Centre Culturel Français à Cotonou (Bénin). Après, mes œuvres ont été présentées dans d’autres pays, à la 1:54 Contemporary African Art Fair 2014 à Londres ou à l’espace Art Twenty One à Lagos (Nigéria). Quelle influence a eu Paul Ahyi pour vous ? Cela peut paraître bizarre, mais il n’a pas eu d’influence sur mon travail. J’ai fui cela en fait. Tous ceux que Paul Ahyi a formés n’ont pas su se détacher de son travail ; beaucoup sculptent et dessinent encore comme lui. Je pense que c’est la raison pour laquelle j’ai été remarqué d’ailleurs. Je fais le contraire de ce qu’il faisait. C’est votre première exposition à la galerie Cécile Fakhoury. Cécile Fakhoury a découvert mon travail à la Biennale de Dakar il...

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