« Robert Rauschenberg »

Data : Rauschenberg, les enchères à la traîne ?

Robert Rauschenberg, le frondeur ; Robert Rauschenberg, l’expérimentateur invétéré. Celui qui travaillait dans « l’intervalle séparant l’art de la vie » a contribué à l’émergence du concept de « plasticien », en imprimant de sa marque l’histoire de l’art de la seconde moitié du XXe siècle. Le marché suit-il ? Robert Milton Ernest Rauschenberg naît le 22 octobre 1925 à Port Arthur, dans un Texas acquis à l’extraction pétrolière. Ses parents, protestants convaincus, n’ont pas beaucoup de moyens ; il descend d’un grand-père médecin allemand qui s’était entiché d’une Indienne Cherokee. À seize ans, le jeune Rauschenberg commence des études de pharmacie à l’Université du Texas d’Austin. En 1943, il est incorporé dans l’armée américaine et intègre le Navy Hospital Corps de San Diego, en Californie. Libéré en 1945, il intègre le Kansas City Art Institute puis s’envole pour l’Académie Julian à Paris. Il y rencontre Susan Weil, avec qui il aura un fils. Rauschenberg poursuit ses études au Black Mountain College (Caroline du Nord), où il rencontre Josef Albers. Un crochet par New York et l’Art Students League, aux côtés de Morris Kantor et Vaclav Vytlacil, lui permet de faire la connaissance de Knox Martin et de Cy Twombly. L’année 1952 marque un tournant dans sa carrière. Alors qu’il est encore étudiant au Black Mountain College, il participe à l’ « Untitled event », ou Theatre Piece N°.1, fréquemment considéré par les historiens comme le premier happening, aux côtés de John Cage, Merce Cunningham, du pianiste David Tudor et de Jay Watt. La même année, il parcourt l’Europe et l’Afrique du Nord avec son amant Cy Twombly. Au tournant des années 1950, alors que les États-Unis sont acquis à l’expressionnisme abstrait, Robert Rauschenberg a déjà entrepris d’incorporer les matériaux du quotidien dans ses œuvres, de désacraliser l’art et d’abolir le principe sacré...

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Le Porte-bouteilles de Marcel Duchamp en vente chez Thaddaeus Ropac

La Galerie Thaddaeus Ropac met en vente, avec la Fondation Robert Rauschenberg, le célèbre Porte-bouteilles de Marcel Duchamp de 1959. La galerie aura le soin tout particulier de placer cette pièce au sein d’une collection muséale. Avec une sélection de travaux de l’artiste français ainsi que des documents d’archive, l’exposition de cette œuvre emblématique dans l’espace du Marais, du 20 octobre au 14 janvier prochain, coïncidera avec le 100e  anniversaire du terme ready-made, utilisé par l’artiste dans une lettre à sa sœur Suzanne en janvier 1916. Un catalogue illustré sera également publié, avec des textes inédits de Cécile Debray, conservatrice en charge des collections modernes au Musée national d’art moderne / Centre Pompidou à Paris, et de Paul B. Franklin, rédacteur en chef de la revue Étant donné Marcel Duchamp. Robert Rauschenberg avait rencontré Duchamp en 1953 à la Stable Gallery à New York. En 1959, les deux artistes participèrent ensemble à une exposition collective intitulée « Art and the Found Object» au Time-Life Reception Center de New York. Acheté en hâte au Grand Bazar de l’Hôtel de Ville de Paris par Man Ray, qui avait perdu la version des années 1930, le Porte-bouteilles de Duchamp y fut mis en vente et exposé. Rauschenberg en fit l’acquisition...

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La Pace Gallery expose Robert Rauschenberg

Du 23 octobre au 12 décembre 2015, la Pace Gallery, à New York, expose la série Anagram,  Arcadian Retreat and Anagram (A Pun) de Robert Rauschenberg (1925-2008). Les œuvres présentées datent des années 1990, période fondamentale pour l’artiste qui développe et perfectionne alors sa nouvelle technique combinant le transfert au solvant avec de nouveaux supports comme le plâtre, de grandes surfaces de papier et des panneaux en polylaminé. Il poursuit dès lors ses expériences sur les limites de l’art, examinant minutieusement ses matériaux et ses techniques, brouillant les frontières entre les médiums et finalement, entre l’art et la vie. L’artiste et ses méthodes improvisées ont bouleversé les cadres du modernisme. La série met en avant l’importance de ses innovations et se plonge également dans ses écrans sérigraphiques des années 1960. Ces travaux marque le début de ses transferts au solvant qui lui donnent une grande flexibilité quant au format de ses tableaux. Ce processus donne une apparence aqueuse, brouillant la netteté de ses photographies dans les limites de la production mécanique des écrans sérigraphiques. La plupart des œuvres viennent de la collection personnelle de l’artiste, détenue par la Robert Rauschenberg Foundation. Un catalogue intégrant un article de l’historien de l’art Jonathan Fineberg accompagne...

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Verdict dans l’affaire de la fondation Robert Rauschenberg

Le 1er août 2014, le procès très controversé entre les dépositaires des biens de Robert Rauschenberg et la fondation Robert Rauschenberg a eu lieu en Floride, aux États-Unis. Après de nombreux mois de procédures pénales, un juge a décrété que 24,6 millions de dollars devraient être accordés aux trois dépositaires, tous des amis de l’artiste disparu. Ayant aidé à la création de la fondation en 1994, les dépositaires avaient initialement demandé 60 M$ de compensation pour leur travail au sein de l’institution. La fondation a contré l’offre en proposant 375.000 $ à diviser entre les trois plaignants, ce qu’ils ont considéré comme étant insuffisant. Christopher Rauschenberg, le fils de l’artiste et président de la fondation, a exprimé sa déception devant la décision du juge : « Comme nous l’avons dit depuis le début, nous croyons que cette affaire est un simple problème d’évaluation de services rendus, que nous considérons comme modestes et ne méritant pas un dédommagement de cette ampleur.» Selon une estimation, la fondation aurait dépensé 773.000 $ en frais de justice. En entretien avec artnet News, Christopher Rauschenberg a néanmoins déclaré que l’institution cherchait à mettre les problèmes derrière elle pour pouvoir retourner travailler...

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L’œuvre de Robert Rauschenberg en vente chez Sotheby’s

New York, le 19 février 2014, Art Media Agency (AMA). Les 14 et 15 mai 2014, les ventes de printemps d’art contemporain de Sotheby’s proposent quatre pièces de Robert Rauschenberg, au bénéfice de l’entreprise Paul Taylor Dance. Robert Rauschenberg et Paul Taylor se sont pour la première fois rencontrés dans une galerie en 1954, et ont entamé une collaboration qui transgressait les frontières artistiques traditionnelles. Conciliant art visuel, performance, danse et musique, Robert Rauschenberg a conçu des décors et des costumes pour plusieurs des spectacles de Paul Taylor, tandis que ce dernier a travaillé avec l’artiste à des présentations de vitrines commerciales pour des magasins tels que Tiffany & Co. Les ventes présentent deux travaux Combine, dont l’un est estimé entre cinq et sept millions de dollars. Aussi compris dans les enchères figurent Tracer, créée en 1962 pour une danse de Paul Taylor éponyme, évaluée entre 600.000 et 800.000 $, et Pink Clay Painting (to Pete), considérée comme le seul exemple restant des peintures à l’argile de Robert Rauschenberg, et dont l’estimation est fixée entre 200.000 et 300.000...

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