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Data : Hockney ou l’insolente jeunesse

Après la Tate de Londres et avant le MoMA de New York, le Centre Pompidou, à Paris, célèbre les 80 ans de l’artiste. Paysages, portraits et dessins témoignent de l’incroyable vitalité du peintre anglais, auteur d’une œuvre dense, colorée, polymorphe et plus que jamais recherchée. Chiffres à l’appui. Silhouette fluette face à l’œuvre monumentale, David Hockney pose devant The Arrival of Spring in Woldgate, East Yorkshire, une toile de 2011 que le Britannique vient d’offrir au Centre Pompidou. En ce mardi 27 septembre, l’artiste aux 80 printemps, casquette toujours vissée sur la tête, arbore chandail vert et cravate framboise… Le peintre a le don des associations colorées. Il sourit bien sûr, l’homme est jovial. Il plaisante aussi, c’est presque une habitude. Hockney, on le sait, a une bonne nature. Cette donation vient couronner la rétrospective que Beaubourg consacre à l’artiste jusqu’au 23 octobre ; la plus spectaculaire de l’avis même du peintre, car on peut y voir, confiait-il en juillet dernier à Éric Dahan pour le magazine Vanity Fair, « cent-soixante œuvres dont mon plus grand tableau, actuellement conservé en Australie – Bigger Trees Near Warter ou Peinture sur le motif pour le nouvel âge post-photographique –, ainsi que des petites toiles de jeunesse que j’ai peintes à Bradford, il y a soixante ans ». Cette donation vient également enrichir un fonds français qui fait peu de place à l’artiste pop. Mais peut-on réduire l’œuvre du Britannique à ce seul adjectif, lui qui, fils spirituel du couple Picasso-Matisse, possède la maîtrise du dessin et le génie des couleurs, lui qui encore se fit le chantre de l’hyperréalisme à une époque où l’expressionnisme abstrait était la seule voie de salut de la peinture ? « L’abstraction avait tout dominé et les gens pensaient fermement que c’était la seule façon de peindre, qu’on ne peindrait plus autrement. Je le...

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Les résultats de Sotheby’s en baisse au troisième trimestre

La maison de vente aux enchères Sotheby’s a affiché une perte importante au cours de ce dernier trimestre. L’année dernière, la société basée à New York avait nommé à sa tête Tad Smith, afin de satisfaire les actionnaires qui souhaitaient une entreprise plus rentable. Malgré des indicateurs encourageants liés aux ventes organisées, les recettes ont chuté. Cette baisse du chiffre d’affaires de Sotheby’s est en partie imputable au changement dans le calendrier des ventes d’art contemporain d’été, à Londres, qui ont eu lieu au second trimestre 2016, alors qu’elles avaient été réalisées au troisième trimestre en 2015. Sotheby’s a enregistré 54,5 M$ de perte, contre 17,9 M$ en 2015. Ces résultats arrivent quelque mois après le rachat de 13,5 % des actions de la société par Taikang Life Insurance Co. La compagnie d’assurance vie chinoise devenait ainsi le plus gros actionnaire de Sotheby’s, devant des directeurs de fonds comme Daniel Seth Loeb, fondateur et directeur exécutif du Third Point LLC, société de fonds spéculatifs basée à New...

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Tout sur les invendus

Terra incognita du marché de l’art, les invendus sont longtemps restés dans l’ombre. Ils pourraient bientôt connaître une seconde vie. Art Media Agency, en partenariat avec Auction After Sale, publie ce mois-ci un rapport inédit sur le sujet. Avant-première… Jusqu’à aujourd’hui, en matière de ventes aux enchères, les invendus sont restés dans un relatif silence médiatique. Journalistes, experts et chercheurs n’ont que peu abordé le sujet. Conséquence directe, le marché de l’art est confronté à un déficit de connaissance — et de résultats tangibles — sur cette réalité. Plusieurs raisons permettent d’expliquer cela, en premier lieu, l’image négative qui touche les invendus. Il suffit de se référer au champ sémantique qui entoure le phénomène : objets « brûlés » ou « ravalés », etc. Des termes peu élogieux qui caractérisent une réalité pourtant inhérente au mode de distribution que représentent les enchères. Les choses évoluent progressivement et le sujet se fait de plus en plus pressant et les after sales ont davantage de partisans. En France, plusieurs maisons de ventes ont lutté pour la libéralisation des lois de 2000 et 2010 — les législations étrangères se montrant plus clémentes. Aujourd’hui, les after sales sont globalement permis partout sur la planète, mais ils ne semblent pas être une opportunité saisie par la majorité des acteurs qui composent le monde des enchères. Si la situation évolue — malgré la grande résilience du marché de l’art —, c’est aussi parce que les maisons de ventes sont à la recherche de nouveaux relais de croissance et plusieurs acteurs s’immiscent peu à peu dans un marché qui apparaît de plus en plus comme une potentialité. Sur les six premiers mois de l’année 2016, le chiffre d’affaires « perdu » du fait des lots invendus a été de 4,3 milliards d’euros dans le monde — chiffre obtenu si les lots avaient atteint leur...

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Résultats de Volta 12

La foire Volta 12, qui se tenait du 13 au 18 juin 2016 à Bâle, s’est conclue sur une belle édition. La foire d’art contemporain fêtait ses vingt ans d’existence, un anniversaire marqué par la conjoncture actuelle qui voit le marché tergiverser. Une foire qui met l’accent sur la découverte, la surprise et qui propose une atmosphère intimiste favorisant la proximité avec les artistes. Pour la directrice artistique de la foire, Amanda Coulson : « Il est clair que nous ne sommes plus la petite nouvelle pétillante, au milieu des années 2000 dans l’atmosphère frénétique d’un marché florissant et d’achat compulsifs (…) Cette année nous avons montré avec force que nous étions le bon endroit pour des acquisitions sérieuses et réfléchies, à la fois grâce aux exposants fidèles et fiables avec qui nous travaillons depuis le début malgré les aléas du marché, de même que les émergents qui ignorent les tendances au profit d’une approche conceptuelle et élaborée....

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Résultats de la Frieze New York

La 5<sup>e</sup> édition de la Frieze New York, qui se déroulait du 5 au 8 mai, s’est conclue sur un succès et de bonnes ventes. La directrice de la foire, Victoria Siddall, a confié sa satisfaction : « Je suis ravie d’avoir entendu cette semaine tant de gens dire que la foire n’a jamais été aussi réussie que cette année. » La Frieze était organisée sur la Randall’s Island, non loin du quartier de Manhattan. Parmi les ventes majeures, on retiendra la cession de cinq sculptures de Fred Wilson par la Pace Gallery (dont l’une intégrera la collection d’un musée asiatique). La galerie Hauser & Wirth a vendu deux sculptures de verre de Roni Horn pour 975.000 $ chacune. La 303 Gallery a vendu l’ensemble des pièces de son stand, signées Doug Aitken, Alicija Kwade et Hans-Peter Feldmann, tandis que la Lisson Gallery avouait avoir vendu la moitié de sa présentation avant même l’ouverture de la foire, avec des œuvres de Lawrence Weiner, Pedro Reyes, Ryan Gander, Haroon Mirza ou encore Stanley Whitney. On pouvait aussi trouver des pièces d’Erwin Wurm chez Lehmman Maupin, qui a vendu sept de ses œuvres. À la galerie Paul Kasmin, le solo show de Walton Ford a été entièrement écoulé. Pour sa 5<sup>e</sup> édition, la foire réunissait 200 galeries venues d’une trentaine de pays différents avec près d’un millier d’artistes...

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