« Ralfonso »

Une heure avec l’artiste cinétique suisse Ralfonso

Depuis le début du XXe siècle, les artistes cinétiques ont exploré les possibilités du mouvement, incluant la temporalité, la nature de la vision, reflétant l’importance de la machine… AMA a rencontré Ralfonso, qui ouvre les frontières de ce mouvement artistique et intègre le mouvement dans son art.   Quelle est votre formation ? Ma formation tournait autour du monde des affaires. J’ai étudié l’entrepreneuriat à l’Université du sud de la Californie, où j’ai obtenu mon baccalauréat, puis je suis allé au MBA de Wharton à l’Université de Pennsylvanie. Je n’ai donc pas de formation de plasticien, ce qui a été une bénédiction, car j’ai pu découvrir la magie de « l’art en mouvement » à mon propre rythme et à ma manière. Comment avez-vous commencé à faire de l’art cinétique ? Ma passion pour cette niche particulière de la sculpture a commencé très tôt. Enfant, j’étais toujours fasciné par la mécanique et le design. À partir de cette fascination, j’ai commencé à concevoir des objets et des sculptures qui avaient du mouvement, et c’est ensuite devenu de l’art en mouvement, de l’art cinétique. J’essaie de repousser les limites de l’art cinétique en faisant converger l’art, la mécanique et le design. Je suis surtout inspiré par la nature, par la forme et l’interaction naturelle de tous les éléments. Ainsi, mes sculptures se déplacent doucement avec le vent, l’eau, grâce aux moteurs ou lorsqu’elles sont poussées à la main. Elles varient de 50 cm à 15 m.   Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez avec l’art cinétique ? Aux côtés de tous les aspects design d’une sculpture statique, vous ajoutez à l’œuvre la dimension du mouvement. Cela apporte une quatrième dimension, temporelle, qui « change dans le temps ». Maintenant, j’ai une boîte à outils beaucoup plus grande, qui comprend l’interactivité...

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