« procès »

L’artiste Peter Doig gagne un procès absurde à Chicago

Après sept jours de procès dans un tribunal de Chicago, le juge fédéral présidant une affaire inhabituelle d’authentification d’œuvre a jugé que le célèbre artiste britannique Peter Doig n’en était pas l’auteur. Le Canadien Robert Fletcher avait exigé près de 8 M$ en dommages et intérêts, car l’artiste avait nié avoir produit une peinture de paysage désertique que Fletcher possédait. Ce déni avait ruiné les plans de Fletcher pour vendre l’œuvre à hauteur de plusieurs millions, étant donné que les toiles de Doig atteignent régulièrement plus de 10 M$ aux enchères. Fletcher avait décidé de vendre le tableau, un de ses amis l’ayant informé qu’il était l’œuvre d’un artiste célèbre. Fletcher avait consulté un revendeur de Chicago nommé Peter Bartlow pour l’aider à trouver un acheteur. Fletcher a également déclaré qu’il avait rencontré Peter Doig dans les années 1970 alors que l’artiste purgeait une peine dans un établissement correctionnel en Ontario pour possession de LSD. Le Canadien aurait payé l’artiste 100 $ pour cette œuvre signée « Pete Doige 76 ». L’artiste d’origine écossaise a répondu que c’était impossible, n’ayant jamais été incarcéré...

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David Zwirner poursuivi en justice pour une œuvre de Jeff Koons non délivrée à son acheteur

Fabrizio Moretti, un marchand d’art italien de la Renaissance et propriétaire de la galerie londonienne Blue Art Limited, assigne en justice David Zwirner et sa galerie pour n’avoir pas délivré l’œuvre de Jeff Koons, Gazing Ball (Centaur and Lapith Maiden). Moretti l’avait acheté pour 2 M$, comme le rapporte Dan Duray dans The Art Newspaper. Moretti a initialement demandé au tribunal de lui accorder un remboursement complet de l’œuvre. Cependant, ses avocats ont modifié la plainte le 17 août dernier, lorsque Zwirner a déclaré qu’il s’agissait d’« un cas de remords de l’acheteur ». Finalement, le montant demandé par Moretti s’élève à 6 M$. Ce dernier a cité une rupture de contrat, une fraude et une violation de la loi pour expliquer les dommages et intérêts...

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Nouveau procès pour Richard Prince

Le 3 juin 2016, le photographe Dennis Morris a porté plainte contre Richard Prince et la galerie Gagosian  pour non-respect du droit d’auteur. Dennis Morris accuse Richard Prince d’avoir détourné certaines de ses œuvres sans sa permission, notamment les photographies du bassiste des Sex Pistols, Sid Vicious. Il réclame des dommages et intérêts dont le montant n’a pas été divulgué. Richard Prince aurait utilisé ces photos dans le cadre d’une exposition en 2011 intitulée « Covering Pollock » au East Hamption’s Guild Hall. C’est la troisième plainte pour une question de droit d’auteur déposée contre Richard Prince, après celle de Patrick Cariou puis celle du photographe Donald Graham en 2015 qui accusait Richard Prince d’utiliser une impression de l’une de ses œuvres. Jusqu’à présent, la justice américaine a donné raison à Richard Prince estimant que ses œuvres « transformaient » les œuvres initiales. Pour l’avocat spécialiste de la propriété intellectuelle Sergio Muñoz Sarmiento : « Cette nouvelle plainte soulève une nouvelle fois les éternelles considérations à propos de la pratique de l’art aujourd’hui, à l’ère de la globalisation et des médias numériques. Il est d’un intérêt notable, rien que par curiosité, de comprendre en quoi la plainte prétend que les défendants profitent de cette « publicité ». On peut dire en un sens que nous nous approchons d’une époque où l’art et les créations commerciales sont perçus comme une seule et même chose. La question de savoir comment cela va impacter les artistes au sens traditionnel du terme, est encore ouverte....

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L’exposition Gurlitt décalée

L’exposition controversée de la collection de Cornelius Gurlitt, qui avait été réunie en partie grâce aux vols d’oeuvres par les Nazis, a été décalée en attendant que se résolvent des affaires juridiques relatives au testament du mystérieux collectionneur allemand. Le Kunstmuseum de Bern et le Bundeskunsthalle de Bonn ont conjointement annoncé que des œuvres de Picasso, Claude Monet, Marc Chagall, léguées par Gurlitt seraient « présentées au public dans le cadre d’une mise en perspective historique et scientifique. » Cependant, une plainte a été déposée par une cousine éloignée de Cornelius Gurlitt, Uta Werner, qui conteste la santé mentale de son aïeul lors de l’écriture de son testament. Après avoir perdu un premier procès, Uta Werner a décidé de faire appel, prolongeant l’affaire. Une problématique sur laquelle la cour de justice de Munich devra statuer. Les témoignages des dernières personnes à l’avoir côtoyé seront entendues pour déterminer si Gurlitt était conscient au moment d’écrire ses dernières volontés. Des évaluations psychologiques à partir des dernières lettres du vieil homme semblent démontrer une grande vulnérabilité, ainsi qu’une inclinaison paranoïaque. Pour Uta Werner, l’enjeu est d’empêcher que la collection ne rejoigne le Kunstmuseum de Bern, comme il était stipulé dans le testament de Gurlitt. Elle prétend être l’héritière légitime de cette collection estimée à plusieurs millions de dollars, retrouvée en 2013 peu de temps avant la mort de Cornelius Gurlitt en 2014. En réponse à ce contretemps juridique, les deux musées se sont montrés optimistes : « Les deux musées continuent de travailler et de poursuivre leurs objectifs. L’exposition est prévue pour 2017....

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L’affaire de contrefaçon touchant la galerie Knoedler va déboucher sur un procès

Le scandale de contrefaçon qui secoue la galerie new-yorkaise Knoedler & Compagny est entre les mains de la justice. Un juge fédéral a confirmé la décision d’ouvrir un procès en janvier après la vente, pour plusieurs millions de dollars, d’oeuvres d’art révélées comme étant des faux. C’est un des scandales les plus retentissants concernant le marché de l’art. Il s’agit pour le moment de savoir si l’ancienne directrice de la galerie Ann Freedman savait que certaines peintures qu’elle vendait étaient des faux. Ann Freedman ainsi que la galerie assurent avoir été dupées par Glafira Rosales et pensaient que ces toiles étaient des originaux. Une affirmation qui n’a pas convaincu pas les acheteurs lésés, accusant directement Ann Freedman d’avoir délibérément participé à la fraude. Fermée en 2011, Knoedler, la plus vieille galerie de New York, aurait vendu 32 faux pendant plus de 15 ans, des peintures présentées comme des chefs-d’oeuvre de la peinture moderne réalisés par Jackson Pollock, Mark Rothko ou encore Robert Motherwell. Ces imitations ont été réalisées par un seul homme dans le Queens, et apportées à la galerie par Glafira Rosales, qui a d’ailleurs plaidé coupable en...

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