« pillage d’oeuvres d’art »

Édouard Planche de l’UNESCO sur le pillage des œuvres d’art en temps de guerre

À l’occasion du dîner débat organisé le 16 février par AMA au Club de la chasse et de la nature, Édouard Planche, spécialiste du trafic des biens culturels à l’UNESCO, s’est exprimé sur le thème du pillage des œuvres d’art en temps de guerre, en présence d’une vingtaine de convives. Direction la Syrie et Édouard Planche de commencer par un rappel douloureux. La Syrie compte six sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO : l’ancienne ville d’Alep, l’ancienne ville de Bosra, l’ancienne ville de Damas, le Crac des Chevaliers, le site de Palmyre et les villes antiques du Nord ; et pas moins de douze sites qui sont soumis à la liste indicative, en vue d’une inscription dans les années à venir, dont Ebla, Mari, Doura Europos, Apamée… Le constat est affligeant. Depuis le début du conflit syrien ce sont : 290 sites touchés dont 24 détruits, 104 sévèrement dégradés, 85 partiellement endommagés et 77 probablement endommagés. Parmi les plus touchés figurent : Alep, Damas, le Crac des Chevaliers, Palmyre, Doura Europos, Bosra, Ebla, Apamée et Raqqa. Au-delà des images de destructions qui plongent l’assemblée dans la consternation, le débat arrive sur une autre problématique de taille : les antiquités sont un levier de financement du terrorisme. L’implication relative de certains pays, dans la lutte contre le trafic illicite du patrimoine syrien ou irakien, tels que la Turquie mais aussi Israël — pour qui « chez nous il n’y a pas de trafic car il y a le mur » — ou encore les pays du Golfe, n’arrange pas la situation. Pour nous donner un ordre d’idée, le débatteur nous informe que le commerce légal d’antiquités représente à peu près 60 Mrd$ par an tandis que le commerce illégal, même s’il est très difficile à chiffrer, pourrait éventuellement atteindre...

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La National Gallery du Danemark accusée de posséder des œuvres pillées par les Nazis

Copenhague, le 18 décembre 2013, Art Media Agency (AMA). Selon l’expert danois Bjørn Wandall, la National Gallery of Denmark possèderait trois œuvres d’art confisquées par les Nazis dans les années 30. Les deux peintures d’Emil Nolde et celle d’Henri Matisse auraient été pillées lors de la Seconde Guerre mondiale, considérées comme de l’art « dégénéré ». L’expert accuse le musée danois de posséder des œuvres appartenant à des musées allemands. Son accusation arrive au cœur du débat actuel international sur l’origine d’œuvres d’art pillées par les Nazis durant la guerre, notamment avec la découverte d’un trésor dans un appartement à Munich en novembre dernier. L’expert déclare qu’« il est important d’ouvrir une discussion ». Il affirme que le monde de l’art ne devrait plus suivre une loi de 1938, établie sous le régime nazi et stipulant que l’art « dégénéré » doit être saisi par l’État. De Nolde, il s’agit de Figures and Dahlias (1919) qui appartiendrait à la Kunsthalle de Mannheim, et de The Last Supper (1909) au Museum für Kunst und Kunstgewerbe de Halle. De Matisse, on parle de Reclining Nude I (1907), du musée...

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