« Pierre Soulages »

Le noir est-il le nouveau noir ? Un aperçu du sombre passé de la couleur

De toutes les couleurs mises à la disposition des artistes à travers les siècles, aucune d’entre elles n’a connu une histoire aussi variée d’un point de vue du matériau, de l’esthétique et de la sociologie, que le noir. Dans la teinture, le tissu, les vêtements, la peinture et les autres œuvres d’art, le noir a toujours constitué un outil puissant et pourtant ambivalent porteur de significations sociale, symbolique et idéologique dans les sociétés. Cette influence est particulièrement impressionnante lorsque l’on considère, comme l’historien français et spécialiste de la symbolique occidentale Michel Pastoureau, dans son livre intitulé Noir : Histoire d’une couleur, que quelques siècles après qu’Isaac Newton a découvert le spectre visible en 1665, « le noir et le blanc étaient considérés et connus comme n’étant pas des couleurs. » Le noir à travers les époques Lorsqu’on s’intéresse à l’histoire de quelque couleur que ce soit, il faut tout d’abord étudier son histoire sociale. Au fil des siècles, les différentes sociétés et cultures ont attribué à la couleur noire des significations variées. Selon des sondages réalisés en Europe et en Amérique du Nord, elle est la couleur la plus communément associée au deuil, à la fin, aux secrets, à la magie, à la force, à la violence, au mal et à l’élégance. La couleur noire est loin d’être un nouveau phénomène. Le noir fut l’une des premières couleurs utilisées par les artistes dans les premières grottes néolithiques connues aujourd’hui. Dans l’Égypte Ancienne, le noir assurait la sécurité du passage dans l’au-delà et représentait, de ce fait, la couleur de prédilection des divinités liées à la mort. Osiris était associé à l’épithète « Le Noir » en raison de son statut de roi du monde des enfers et lui ainsi qu’Anubis, le dieu de l’embaumement, étaient portraiturés avec des visages noirs. La couleur archétypale de l’obscurité et...

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Pierre Soulages victime de vol

Le peintre français Pierre Soulages, âgé de 95 ans, a été la cible d’un vol ce mercredi 1er avril 2015 au matin, dans son domicile de Sète. Deux hommes déguisés en policiers se sont présentés à son domicile et y ont pénétré, évoquant comme prétexte une prétendue enquête à mener sur le cambriolage ayant eu lieu récemment dans la villa de l’artiste. Après avoir fait l’inventaire des biens de Monsieur et Madame Soulages, ils ont dérobé une enveloppe contenant 35.000 € en espèces. Mais le peintre a rapidement constaté le vol et a ainsi pu se rendre compte de la ruse des deux hommes, qu’il a tout de suite signalés aux enquêteurs. Les deux criminels ont été arrêtés sans attendre et la somme dérobée a été restituée à son propriétaire. Pierre Soulages, né le 24 décembre 1919 à Rodez dans l’Aveyron, est un peintre et graveur français associé depuis la fin des années 1940 à l’art abstrait. Il est l’un des principaux représentants de la peinture informelle. Un musée qui porte son nom lui rend hommage dans sa ville...

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La galerie Applicat-Prazan présente « Quelques feuilles remarquables » au Salon du Dessin

À l’occasion de la 24e édition du Salon du Dessin, qui se tiendra du 25 au 30 mars au Palais de la Bourse, à Paris, la galerie Applicat-Prazan présente « Quelques feuilles remarquables », une sélection de dessins réalisés par quelques grands artistes de la seconde École de Paris. Parmi les artistes qui y seront représentés, on peut citer Jean Fautrier, maître de l’art informel, Hans Hartung, Pierre Soulages ou encore Serge Poliakoff, dont la première gouache sur papier, Composition (Rouge, vert, blanc, noir), réalisée vers 1958, sera l’une des œuvres mise en vedette par la galerie, aux côtés d’une rare encre de chine sur papier effectuée en 1954 par Nicolas de Staël. Autre pièce remarquable, une Composition abstraite (1975) de Zao Wou-Ki, se distingue par son « équilibre parfait entre le naturalisme et l’abstraction…», selon la formule de Claude Roy. Bernard Prazan, collectionneur de la première heure, a fondé sa première galerie en 1989. Depuis 2004, c’est son fils Franck Prazan qui dirige la galerie, aujourd’hui installée avenue de Matignon et rue de Seine. La galerie Applicat-Prazan présente notamment les travaux de Karel Appel, Jean Dubuffet, Wifredo Lam, André Masson Pierre Soulages, Victor Vasarely et Zao...

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Une peinture de 1951 de Pierre Soulages ne trouve pas preneur

Troisième œuvre de Pierre Soulages proposée sous le numéro de lot 17 au cours de la vente du soir d’art contemporain chez Sotheby’s Paris le 3 décembre, Peinture 73 x 54 cm, 20 avril 1951 était estimée entre 400.000 € et 700.000 €, mais n’a pas été vendue. Cette huile sur toile aux dimensions modestes (73 x 54 cm), exécutée le 20 avril 1951, est signée et accompagnée d’un certificat d’authenticité établi par l’artiste. Elle a fait partie des collections suivantes : galerie Birch, Copenhague (1951) ; M.P.T. Nielsen, Copenhague (1951) ; Kunsthallen, Copenhague (1989) avant d’appartenir à une collection particulière. Elle fut ensuite vendue par Piasa à Paris le 18 juin 2010 avant d’appartenir à une collection particulière européenne. Réalisée quatre ans après la première exposition de de Soulages au Salon des Surindépendants, l’œuvre a été exposée à la galerie Birch de Copenhague pour l’exposition « Soulages » du 25 août au 8 septembre 1951. Elle apparaît dans l’ouvrage Pierre Soulages, L’Œuvre complet, Peinture 1946-1959, Volume I, Pierre Encrevé, Paris, 1994. Né à Rodez en 1919, Pierre Soulages est un peintre français célèbre pour son usage des reflets de la couleur « noir », que l’artiste appelle « outrenoir ». Dans ses entretiens avec Françoise Jaunin (2002), l’artiste se plaît à expliquer au sujet de ses œuvres abstraites qu’il « ne dépeint pas » mais « qu’il peint », « qu’il ne représente pas » mais « qu’il présente ». Un musée consacré à l’artiste a été inauguré le 30 mai dernier dans sa ville...

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Un Soulages vendu pour 781.500 €

La seconde œuvre de Pierre Soulages proposée par Sotheby’s Paris lors de la vente du soir d’art contemporain du 3 décembre sous le numéro de lot 13 présente une estimation plus haute que la première (entre 500.000 € et 700.000 €). Après 13 enchères, l’œuvre intitulée Peinture 130 x 162 cm, 30 juillet 1971 a été cédée  781.500 € (frais inclus) ( 650.000 € hors frais). Cette huile sur toile aux grandes dimensions (130 x 162 cm), exécutée le 30 juillet 1971, est signée, titrée, datée 30-7-71 au dos. Réalisée alors que l’artiste peignait déjà depuis plus de vingt ans, cette Peinture appartient à une période d’expérimentation, prélude à la phase entamée en 1979, mieux connue, qu’il qualifie « d’Outrenoir ». Au cours des années 1960 et 1970, l’artiste a cherché le dépouillement, réduisant de manière toujours plus poussée les moyens mis en œuvre à mesure que ses gestes gagnaient de l’ampleur. Avant de faire partie d’une collection particulière de Montréal, l’œuvre appartenait à la Gimpel Fils Gallery de Londres. Elle est présente dans l’ouvrage Pierre Soulages, L’Œuvre complet, peintures 1959-1978, Volume II. Né à Rodez en 1919, Pierre Soulages est un peintre français célèbre pour son usage des reflets de la couleur « noir », que l’artiste appelle « outrenoir ». Dans ses entretiens avec Françoise Jaunin (2002), l’artiste se plaît à expliquer au sujet de ses œuvres abstraites qu’il « ne dépeint pas » mais « qu’il peint », « qu’il ne représente pas » mais « qu’il présente ». Un musée consacré à l’artiste a été inauguré le 30 mai dernier dans sa ville...

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