« peinture »

Pierre Molinier : ses archives vendues à Drouot

Le travail de Pierre Molinier, exposé à la Maison Européenne de la Photographie du 9 au 13 novembre, est l’occasion de découvrir les archives inédites de l’artiste. Cette exposition — présentée simultanément à l’occasion de la 19e édition de Paris Photo — précède la vente publique du lundi 14 novembre, qui se fera à l’hôtel Drouot sous le marteau de Joron-Derem. La vente Archives Pierre Molinier présente des parties inconnues du travail et de l’univers de l’artiste. Matériaux divers, accessoires fétichistes et éléments de la « sorcellerie évocatoire » enrichissent la symbolique de l’univers de Pierre Molinier, participant à « cette esthétique de la confusion des genres ». Des pièces uniques seront dévoilées ; des collages, des photomontages, des découpages, ainsi que des peintures et dessins préparatoires de célèbres tableaux — Suzinella (1972), Fleurs de Paradis (circa 1958) et L’Angoisse révoltée...

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Christie’s inaugure la saison parisienne avec une vente de tableaux

Le mercredi 14 septembre, Christie’s Paris propose la vente « Tableaux 1400-1900 ». Cette actualité fait suite à la décision prise par le salon Paris Tableau de rejoindre la Biennale des Antiquaires. La vente propose près de 200 lots, estimés entre deux et trois millions d’euros. Le lot phare est le Triptyque de la Vierge des Litanies par Adriaen Isenbrant, peintre majeur de la ville de Bruges dans la première moitié du XVIe siècle, attendu entre 200.000 et 300.000 €. Du XVIIe, un imposant tableau de Sébastien Bourdon, Salomon sacrifiant aux idoles (estimé 130.000-180.000 €), on passe au XVIIIe avec Gabriel de Saint-Aubin ou Pierre Subleyras, jusqu’à la section consacrée au paysage peint de la collection Minorco constituée de 23 esquisses, depuis Pierre-Henri de Valenciennes jusqu’à François-Marius...

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Sea Hyun Lee : Les paysages réels de la Corée

Sea Hyun Lee est un peintre coréen majeur, né en 1967 sur l’île Geoje (Corée). Dans ses peintures, Sea Hyun Lee reconstitue et reconstruit indéfiniment les paysages de la DMZ — la zone coréenne démilitarisée qui traverse la péninsule – en utilisant un rouge vibrant et mystérieux. Pour en savoir plus, Art Media Agency est parti à sa rencontre. Vos tableaux représentent des paysages coréens inhabités, mais sont-ils indifférents à l’humanité ou bien l’humanité est-elle présente en filigrane dans votre travail ? Je dirais que je n’ai pas séparé les paysages et les hommes dans mon esprit bien que j’ai récemment commencé à peindre des gens dans mes toiles. Ces paysages dans mes peintures ne sont pas des paradis imaginaires souvent décrits dans les peintures orientales. Ce sont de vrais endroits de la Corée où certains d’entre nous vivent ou ont vécu il y a quelque temps. Certains de ces paysages que j’ai choisi de peindre peuvent avoir changé d’aspect dans la réalité, mais ils ont existé tels quels à un moment donné malgré les transformations successives et seront toujours là pour témoigner de cette période dans la vie de certains Coréens. Je n’ai pas réalisé à quelle vitesse les choses changeaient lorsque j’étais en Corée. Peut-être parce que je les voyais tous les jours. J’étais devenu insensible à ces changements. J’ai passé quelques années à Londres et quand j’en suis revenu, tellement de choses avaient disparu – y compris le petit village où j’ai dispersé les cendres de ma mère. Voilà mon travail : observer les variations – politiques, sociales – accidents et incidents, comment les paysages sont bouleversés, et comment les gens sont affectés par ces transformations et ces accidents tragiques. Je continue de penser à la vie et à la mort, en particulier à la tragédie...

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Les derniers développements de la peinture sur Art Paris Art Fair ?

« Le point de vue unique et statique dans la peinture (…) n’est plus en mesure de répondre aux attentes que l’on peut formuler au regard de notre connaissance sur l’histoire, la structure physique et la psychologie. Nous pensons désormais en terme de procès plutôt que de substance. » L’idée que John Berger a lancé en 1959 en parlant de Chaim Jacob Lipchitz n’est pas neuve mais elle garde toute son actualité pour l’édition 2016 de Art Paris Art Fair. L’espace de la foire offre l’opportunité de se déplacer de stand en stand et d’avoir une impression d’ensemble de la création artistique et du travail des galeristes dans le monde entier, offrant une opportunité unique de tisser un lien entre la dynamique de la création et les différentes manières avec lesquelles celle-ci se donne à voir. L’action painting bien représenté à Art Paris Art Fair  Um Gallery (Séoul), parmi les galeries invitées dans le cadre de la Corée à l’honneur à Art Paris Art Fair, présente deux peintres coréens, Kim Ku-Lim et Lee Kun Young. Les peintures de Kim Ku-Lim présentent une dimension physique palpable, envahissant le spectateur à travers un style dramatique et intense. L’artiste, qui se présente comme action painter, confère à l’acte de peindre une valeur performative, peignant sans voir la toile, nécessairement devant un public. L’artiste s’exprime à l’aide de son corps, réunissant les dimensions gestuelles et perceptives. Ce paradoxe fait du corps de l’artiste un outil de perception en créant des peintures physiques, énergétiques et joyeuses en accord avec la surface de la peinture. Yin and Yang de Kim Ku-Lim, montre des couleurs épaisses et muettes, dynamiques et immobiles, qui attirent le spectateur sans s’imposer à lui. La galerie ABC Arte présente l’oeuvre de Shōzō Shimamoto, l’un des membres fondateurs du mouvement d’avant-garde japonais Gutai. Artiste ayant marqué l’histoire...

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François Bard, les vanités de l’homme contemporain

Des images qui résonnent comme des icônes du monde contemporain. François Bard ausculte son époque, en saisit la futilité et l’orgueil avec un regard amusé et distancé. Ses personnages saisis en des cadrages serrés s’imposent à nous par leur présence et par leur force. Il expose ses dernières séries The Paths of Glory à la galerie Waltman Ortega à Miami jusqu’au 31 mars 2016. Que racontez-vous au fil de vos tableaux ? Je raconte toujours mon histoire, mais aussi l’être humain tel qu’il est, avec ses imperfections – c’est pour cela que je prends des termes génériques comme les Sans titre, Le Kilt, Dealer, Les sentiers de la gloire« … Je travaille autour du thème de la vanité qui souligne pour moi une forme d’imperfection et qui est un des lieux communs dans l’histoire de l’art : la représentation des princes, des rois, du pouvoir, des Médicis, les batailles gagnées… Il y a aussi la vanité religieuse avec tous ces saints qui méditent face à des crânes et questionnent l’au-delà, les vraies vanités somme toute. Lorsque vous dites que vous questionnez ce thème de la vanité, c’est clairement sous-tendu par une volonté de donner une forme contemporaine à ce thème appartenant à la peinture classique ? Oui, ce thème reste actuel et je le traite dans une forme assez classique, qui est la peinture. J’aime m’inspirer de photographies qui sont iconiques et je les recrée à ma manière. Ces photos-là que je repère dans la presse ou les magazines sont pour moi des vanités contemporaines, comme Kennedy en train de fumer le cigare, cette très belle photo où il est recueilli… Les images sont faciles d’accès, mais personne ne les regarde vraiment… Alors que ce sont autant de poses de la société, du monde et des médias. Tout n’est qu’un jeu...

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