« patrimoine »

Un homard géant dans le salon de Mars

Confronter l’art contemporain aux sites patrimoniaux… et inversement. La pratique, en France, s’est largement développée depuis les années 1980. De Jeff Koons à Paul MacCarthy, retour sur une exception culturelle française… au parfum de scandale.   C’est un fait… L’intégration des œuvres dans les édifices patrimoniaux est loin d’être un phénomène nouveau, les monuments ont toujours subi, au cours des siècles, les transformations liées à la modernité artistique et à la sensibilité propre à chaque artiste ou artisan. Mais, dès la seconde moitié du XIXe siècle, la volonté de développer la sauvegarde et la protection des édifices anciens a quelque peu bouleversé ces usages, car pour la « conscience collective » il est alors apparu nécessaire de conserver ces monuments comme autant de témoignages du passé, jalonnant notre histoire. C’est donc timidement que l’art, dans l’expression de son temps, est à nouveau envisagé dans les édifices patrimoniaux, après 1945. La pose des premiers vitraux des peintres indépendants et de renommée internationale à la cathédrale de Metz, dès les années 1950, inaugure un nouvel élan artistique au sein de l’administration des Monuments historiques. Jacques Villon, Roger Bissière et l’incontournable Marc Chagall ouvrent la voie de la modernité dans les édifices du passé, non sans débat. Force est de constater que les premières commandes du genre sont essentiellement destinées aux cathédrales et autres églises par le biais de la création du vitrail. Viendront – du plafond d’André Masson réalisé pour le Théâtre de l’Odéon à celui de Marc Chagall pour l’Opéra Garnier – les œuvres phares des années Malraux (1959-1969), période marquée par l’engagement du ministère des Affaires culturelles. Déjà sans équivalent à l’étranger, les commandes d’art contemporain à l’intention des monuments historiques se renforcent à l’arrivée, en 1981, du nouveau président de la République, François Mitterrand, qui nomme Jack Lang au ministère...

Tags : ,

La basilique de San Francesco, à Assise, a résisté au tremblement de terre

Récemment, l’impressionnant séisme au centre de l’Italie, qui a fait plus de 290 morts, n’a – côté patrimoine – pas détruit la basilique de San Francesco, à Assise. Cette église du XIIIe siècle, décorée avec des fresques de Giotto, Cimabue, Simone Martini et Pietro Lorenzetti, avait été endommagé dans un autre tremblement de terre, en 1997. Dans la région, les sites d’Accumoli et d’Amatrice ont été les plus violemment touchés. Les autorités en place se mettent déjà en action pour protéger d’autres œuvres de la destruction et des...

Tags : , , , , , , , , ,

Le djiadiste Ahmad al-Faqi al-Mahdi plaide coupable au tribunal de La Haye

Ahmad al-Faqi al-Mahdi, accusé de crimes de guerre après la destruction de neuf mausolées et de la mosquée de Tombouctou, Sidi Yahya, datant du XVe siècle, a plaidé coupable et s’est excusé. C’est le premier procès qui se tient à la Cour criminelle internationale de La Haye concernant la destruction du patrimoine culturel mondial. Al-Mahdi appartenait à Ansar Dine, un groupe en lien avec al-Qaeda, et il a dirigé une brigade terroriste appelée Hesbah, qui a imposé la charria par la décision de la cour islamique de Tombouctou pendant les conflits au Mali, de 2012 à...

Tags : , , , , ,

L’UE annule ses subventions en Italie du Sud

L’Union européenne retire ses subventions de l’Italie du Sud. Une décision qui concerne la Sicile, la Calabre et la Campanie. Ces trois régions ne sont pas parvenues à utiliser les subventions octroyées par l’Union européenne, qui prévoyait 57,7 M$ en 2015 seulement pour la Sicile. Dans un rapport commandé par Bruxelles, les projets de rénovation du patrimoine culturel et historique de la Sicile entre 2007 et 2013 ont relevé un certain nombre d’erreurs, d’incohérences, des chiffres faux — voire de fausses adresses mail. Une situation qui menace directement le patrimoine culturel, notamment le Castello Normanno-Svevo, construit par l’Empereur Frédéric II au XIIIe siècle et situé près du port sicilien d’Augusta. L’Union proposait un soutien de 11,3 M$ qui n’a pu être mis en œuvre par les autorités italiennes faute de projet pertinent. Une situation similaire pour le Musée d’Archéologie de Aidone en Sicile, qui souhaitait rénover ses galeries mais qui n’a pu proposer un projet viable selon les critères de Bruxelles. Pendant ce temps, à Naples, une subvention de 113,3 M$ destinée à la conservation des églises n’a pas été versée puisque le dossier n’a pas été présenté dans les délais imposés par l’UE. Le directeur de l’UNESCO World Heritage Center, Mechtild Rössler, a écrit au ministre de la culture italien et aux délégués italiens à l’UNESCO en janvier dernier, leur demandant des explications sur cette situation qui menace directement le patrimoine dans ces...

Tags : , , , , , , ,

Pierre Plancheron, l’art et la nature

Pierre Plancheron dirige Le Passe Muraille, l’association montpelliéraine (France) fondée en 1997 et qui organise les programmes « In situ » (dont la 4e édition se déroulait du 28 mai au 20 septembre 2015) et « Aux bords des paysages » (proposé pour la première fois du 18 juillet au 1er novembre 2015) dans différents sites répartis sur l’ancien Languedoc-Roussillon, dans le cadre desquels l’art contemporain dialogue avec le patrimoine culturel et naturel de la région. Art Media Agency est parti à la rencontre de ce directeur soucieux d’ouvrir de nouveaux passages. Pouvez-vous présenter Le Passe Muraille ? Le Passe Muraille est une association dont l’objectif est de travailler sur la valorisation du patrimoine dans toutes ses dimensions, notamment avec les programmes « In situ » et « Aux bords des paysages », en plus des interventions pédagogiques en milieu scolaire. Toute notre activité est sous-tendue par des valeurs de citoyenneté. Quand on a une meilleure connaissance d’un territoire et de son héritage patrimonial, on est plus à même de le comprendre et de s’y projeter en tant que citoyen. Pour ce qui est de la structure, l’association — financée à 75 % par des subventions européennes, de l’État puis des collectivités territoriales et à 25 % par nos fonds propres — représente une trentaine de salariés permanents et plus de 120 en comptant les professionnels recrutés ponctuellement. Nous travaillons avec des universitaires, des médiateurs et, pour la sélection des œuvres, avec des commissaires comme Marie-Caroline Allaire Matte, une commissaire et galeriste montpelliéraine. Qu’est-ce qui vous conduit personnellement au Passe Muraille ? J’ai un parcours dans l’animation professionnel et j’ai terminé mes études avec un Master 2 Projets et développements culturels. J’ai une sensibilité particulière aux questions liées au patrimoine et à l’accessibilité des publics. Nous avons une région très touristique, mais...

Tags : , , , , , , , ,

Ad.