« Paris »

Tendance : variations autour du bois

À l’occasion de la 21e édition du PAD, du 22 au 26 mars dans les jardins des Tuileries, une plongée au cœur de la matière… Le bois ou la poésie des essences brutes. Variations autour d’un matériau séculaire et plein d’avenir, naturellement présent sur le marché des arts décoratifs et du design. Si les meubles sont le reflet de l’esprit d’une époque, le bois est bel et bien le matériau indissociable des arts décoratifs. L’apparition d’un mode de vie sédentaire au Moyen Âge participe au développement d’une typologie de meubles où les caractéristiques techniques évoluent. Des ferrures en guise de charnières, des montages complexes… Les progrès sont rapides et permettent toutes les variations que nous connaissons. Le XVIIe siècle français voit ensuite apparaître le meuble plaqué ou meuble d’ébénisterie. L’ébène se substitue au poirier noirci, un nouveau type de meuble fait son entrée : le cabinet. Le siècle des Lumières rivalise d’adresse et d’ingéniosité dans les formes, usages et montages des meubles. Marqué par le goût du souverain au pouvoir, le bâti du meuble se pare tour à tour de marqueterie Boulle, de plaques de porcelaine, de laques importés, de vernis Martin… Certains meubles sont même réalisés en tôle ! Le bois n’est plus au centre des préoccupations, il est seulement le moyen d’expression d’un raffinement sans pareil. Nuançons toutefois ce propos, qui ne s’applique qu’aux arts décoratifs parisiens, conditionnés par le corporatisme. En région, et notamment dans les villes portuaires, les meubles peuvent être en acajou massif. Le XIXe siècle accorde quant à lui une place plus importante à la qualité du bois : acajou de Saint-Domingue, de Cuba… Mais très rapidement la mécanisation va creuser un fossé entre artisanat d’art et industrie. L’union des arts et de l’industrie n’est alors pas une utopie vaine. Michael Thonet, en...

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DDessin ou comment réenchanter le monde

Elle est la fondatrice de DDessin. Elle est également codirectrice artistique de ce salon dont la ligne, d’année en année, s’affirme avec justesse. Une heure en compagnie d’Eve de Medeiros… Sept feuillets pour tracer les contours d’une passion. C’est un lieu propice aux passions intimes, un endroit un peu retiré, idéal pour célébrer l’esthétique du trait. C’est un salon, ou plutôt un cabinet de dessins contemporains. C’est la cinquième édition de DDessin, événement annuel qui du 24 au 26 mars se dévoile sous les verrières de l’Atelier Richelieu, au cœur de Paris. Soit 700 m2 exclusivement dédiés au papier. Autant dire que ce rendez-vous est tout à la fois un tremplin et une joyeuse aventure pour la scène artistique travaillant sur ce médium. Stylo à bille, poudre de graphite, aquarelle, marqueur, fusain… Tout y passe. Pour ne pas s’emmêler les crayons, Art Media Agency s’est penché sur la question : quelle est la nature du dessin contemporain et quels sont aujourd’hui ses enjeux ? Comment vient-on au dessin ? Par quel hasard ou quelle curieuse nécessité le papier s’est imposé à vous ? Par des rencontres. D’abord celle d’un collectionneur de dessins anciens, cofondateur du Salon du Dessin de la Bourse, puis celle de collectionneurs de dessins contemporains, dans le cadre de mes fonctions à la FIAC, sur le Prix Marcel Duchamp. Quel est le rôle, voire l’enjeu, d’un tel événement, au-delà de son contexte commercial ? Le premier rôle de ce salon était de reconsidérer un constat qui m’a semblé problématique : les galeristes et les artistes de la jeune scène artistique n’avaient que très peu la possibilité d’être présentés entre les murs des foires existantes et dominantes. C’est la raison pour laquelle j’ai créé cet événement. L’enjeu était celui de faire connaître au plus grand nombre de collectionneurs, d’amateurs d’art,...

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Drawing Lab, lieu d’expérimentation

À deux pas du Louvre, le tout nouveau Drawing Hôtel abrite… le Drawing Lab, un centre d’art privé entièrement dédié à la promotion du dessin contemporain. Rencontre avec Christine Phal, fondatrice dudit Lab et du salon Drawing Now, sis au Carreau du Temple. Jusqu’au 20 mai prochain, l’espace d’exposition du Drawing Lab présente Strings, un accrochage de l’artiste Keita Mori, accompagné du curateur Gaël Charbau. Réalisés sur les murs à partir de fils textiles, les dessins se déploient dans l’air, évoluent sur le papier… ou inversement, pour devenir performance vidéo. Un art délicat, métaphore de la traversée et des migrations, qui pourrait résumer l’évolution du dessin contemporain depuis une dizaine d’année. Soit depuis la création de Drawing Now, le salon qui se tient actuellement à Paris, du 23 au 26 mars. Le choix d’exposer Keita Mori en ouverture de votre nouveau lieu, le Drawing Lab, n’est pas anodin. Il révèle l’évolution du dessin au cours de ces dernières années. La foire Drawing Now, que vous organisez depuis 2007, a elle aussi très rapidement intégré cette évolution… Quand j’ai créé la foire, ce que les artistes souhaitaient présenter du dessin était plutôt des œuvres graphiques sur papier, la configuration du salon faisait aussi que la majorité des propositions allaient dans ce sens. L’évolution de notre regard, de l’expression des artistes et les relations que nous avons pu instituer avec d’autres lieux nous ont permis d’évoluer. Je me souviens que lorsque nous étions à New York pour l’Armory Show en 2009, avez Carine Tissot (sa fille et associée dans Drawing Now et Drawing Hôtel, celle-ci dirigeant la partie hôtelière : NDLR), nous avions échangé avec Brett Littman, le directeur du Drawing Center, sur la définition du dessin. Nous étions d’accord sur le fait que cela ne comprenait pas uniquement le dessin sur feuille....

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Comme larrons en foire(s)

Une actualité de l’art foisonnante en ce mois de mars à Paris, avec cinq foires époustouflantes et des expositions en pagaille. De quoi se composer un parcours exaltant, entre dessin, art contemporain africain et design… Prêts pour la claque des foires de printemps ? Du 30 mars au 2 avril… C’est Le rendez-vous à ne pas manquer : la foire Art Paris Art Fair, qui cette année accueille 139 galeries issues de 29 pays. Les exposants sont pour moitié étrangers et la foire s’est considérablement renouvelée pour cette édition, avec 50 % de nouvelles galeries. Incontournable raout du monde de l’art et du grand public, sise au Grand Palais, la foire permet de découvrir une scène artistique avec un éclairage toujours pointu sur les scènes étrangères. Son commissaire général, Guillaume Piens, s’est entouré de la curatrice et consultante culturelle Marie-Ann Yemsi, qui sera également la commissaire des prochaines Rencontres de Bamako, pour choisir le meilleur des galeries du continent africain – y compris le Maghreb – et de sa diaspora, et dont la plupart exposent pour la première fois en France. Parmi la vingtaine de galeries identifiées pour ce focus, quelques-unes, disséminées dans la foire, viennent d’horizons très divers : l’Ouganda avec l’Afriart Gallery de Kampala, le Nigeria où est implantée la galerie Art Twenty One, à Lagos, la Côte d’Ivoire représentée par la Fondation Charles Donwahi d’Abidjan, ou bien encore l’Afrique du Sud avec Whatiftheworld Gallery au Cap. L’October Gallery de Londres, qui représente en particulier El Anatsui, et la galerie parisienne Magnin-A, qui expose notamment Chéri Samba, présentent les grands classiques de l’art moderne et contemporain africain. On peut d’emblée noter l’accrochage monographique de l’artiste sud-africain Kendell Geers chez ADN Galeria, venue de Barcelone. La création émergente africaine est davantage représentée par les stands du secteur Promesses,...

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Centre Pompidou : des idées dans les tuyaux

Livré par les architectes Richard Rogers et Renzo Piano en 1977, le Centre Pompidou vient de fêter ses 40 ans. Retour sur une aventure muséale, sociétale, monumentale ! Le récit de la « Pompidou’s touch », un exemple de transdisciplinarité et de rayonnement culturel. L’anniversaire des 40 ans du Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, à Paris, constitue un événement national d’envergure. Très vite, le Centre Pompidou est devenu une icône mondiale, le symbole de l’esprit d’avant-garde français, voulu par le président de la République Georges Pompidou, avec, notamment, son architecture, autrefois controversée, conçue par le couple italo-britannique d’architectes, Richard Rogers et Renzo Piano. À l’époque, certains comparaient le bâtiment à un supermarché… « Tant mieux, les gens n’auront pas peur d’y entrer », aurait répondu Piano. « Pompidou voulait réconcilier la France avec la culture de son temps, constatant que, si notre pays, sous l’impulsion d’André Malraux, s’était adonné aux arts avec conviction, il avait une certaine difficulté à prendre la mesure des innovations plus récentes de la création contemporaine », analyse le président du musée entre 1996 et 2002, Jean-Jacques Aillagon, pour Le Figaro. Dans un quartier jadis populaire, avec l’excavation des Halles de Paris, le projet du musée, puis son édification, ont été un véritable coup de poker, embarquant avec lui plusieurs galeries d’art moderne et contemporain, comme la toute première à s’installer là, celle de Daniel Templon, au 30 rue Beaubourg, en 1972, alors face au trou béant du musée. Il faut dire que sur la scène de l’avant-garde internationale – qui commençait à se mondialiser, avec une forte concurrence –, Paris avait besoin d’un musée qui rebatte les cartes de l’art contemporain. Inauguré en 1977 avec une exposition montée autour de Marcel Duchamp et réalisée sous la houlette de Jean Clair, le musée enchaîne...

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