« Palmyre »

Le trafic de biens culturels

De l’Afghanistan à la Syrie, les sites emblématiques de la culture mondiale sont devenus les otages des extrémistes religieux. C’est dans ce contexte qu’une exposition s’ouvre à Paris, sous le patronage de l’UNESCO. L’occasion d’un point juridique sur le sujet…   L’année a été marquée par l’intensification des conflits dans le Moyen-Orient, qui ont été réper­cutés en Occident par une série d’attentats meurtriers perpétrés sur le sol national. Par-delà les ravages humains, ces conflits ont un impact universel sur le plan culturel, dans la mesure où ils se déroulent dans des pays, notamment l’Irak et la Syrie, dont le patrimoine archéo­logique est particulièrement riche. Au surplus, certaines des parties combattantes ont décidé de cibler le patrimoine culturel, pour la des­truction à des fins idéologiques ou médiatiques et, pour le trafic, à des fins financières. La nature du patrimoine concerné, d’essence archéologique, le rend particulièrement vulnérable. La situation de guerre ne permet ni de surveiller les sites, ni de lutter contre les fouilles clandestines. L’objet archéologique non réper­torié est quant à lui particulière­ment difficile à localiser et, par-là, à tracer ; il devient ainsi facile à transporter et à négocier, qualité qui, alliée à sa valeur marchande attractive en fait une cible privi­légiée pour la sphère criminelle. Tous ces éléments sont de nature à favoriser le développement du trafic illicite des biens culturels. La réponse est d’abord politique et internationale, pour ces conflits en général et pour le trafic en particulier. Elle passe également par la mobilisation des profession­nels et des autorités nationales et internationales qui ont un rôle en matière de circulation des biens culturels. Elle passe enfin par la mise en application de dispositifs juridiques destinés à mettre hors la loi tout mouvement et toute tran­saction d’un bien issu de ce trafic. Les normes qui composent ces dispositifs...

Tags : , , , , , , , , ,

Le Musée de l’Hermitage s’engage en Syrie

Par la voix de son directeur, Mikhail Piotrovsky, le musée de l’Hermitage a annoncé son soutien pour la restauration de Palmyre. Sous contrôle de l’État Islamique pendant près de 10 mois, Palmyre a été partiellement détruite. Libérée au mois de mars dernier, la cité antique devrait être l’objet d’ un vaste projet de reconstruction qui sera donc notamment porté par le Musée de l’Hermitage. Le conservateur des antiquités syriennes, Maamoun Abdelkarim a pour sa part fait part d’un relatif soulagement quant à l’ampleur des dégâts constatés dans Palmyre. En effet, l’agora, le théâtre romain ainsi que quelques autres ruines sont demeurés intacts tandis que le Temple de Baalshamin édifié il y a 2000 ans ou l’Arc de Triomphe ont été détruits. Maamoun Abdelkarim appelle cependant l’aide de la communauté internationale et en particulier celle des experts et des archéologues à s’engager pour la reconstruction de Palmyre qui fait partie du patrimoine de l’humanité. L’Hermitage aura la charge de reconstruire l’ensemble du site et son directeur annonce avoir commencé à travailler sur une collection d’archives permettant de reconstituer la ville « sous tous les angles...

Tags : , , , ,

Daesh détruit l’arc de triomphe de Palmyre

Daesh a détruit l’arc de triomphe antique romain de Palmyre, en Syrie, le 4 octobre 2015, poursuivant leur destruction systématique du patrimoine culturel syrien. L’arc était sans doute le joyau du trésor que représentaient les ruines de Palmyre, construite pour commémorer la visite de l’empereur romain à la ville, voici 2.000 ans de cela. Maamoun Abdulkarim, chef des antiquités du pays, a qualifié ces actes de « barbares », déclarant qu’ « il s’agit d’un crime dans tous les sens du terme. […] Tout ce que nous pouvons faire c’est partager la tristesse. » Il a ajouté que le monument n’a aucune signification religieuse, bien que le radicalisme de Daesh considère la préservation des monuments historiques comme un sacrilège, estimant qu’elle favorise l’idolâtrie. D’autres monuments cruciaux du site antique, tels que le temple de Bel et le temple de Baalshamin, ont également été détruits. Quant à Khaled al-Assaad, alors à la tête des antiquités de Palmyre, il a été décapité en août 2015 après avoir refusé de révéler l’emplacement d’objets anciens. Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, a déclaré : « La destruction systématique des symboles culturels qui incarnent la diversité culturelle syrienne révèle la véritable intention de ces attaques, qui est de priver le peuple syrien de ses connaissances, de son identité et de son histoire. » Maamoun Abdulkarim a appelé une intervention internationale dans la guerre contre Daesh, en avançant que « la libération de Palmyre est une nécessité immédiate. La communauté internationale doit trouver une solution pour la libérer....

Tags : , , , , ,

Daesh décapite le chef du département des Antiquités à Palmyre

Le 18 août 2015, des membres de Daesh ont décapité Khalid al-Asaad, le chef du département des antiquités de Palmyre, un site romain situé en Syrie. L’archéologue, âgé de 82 ans, a été torturé et assassiné devant une foule de personnes dans les ruines où il avait mené ses recherches pendant plus de 50 ans. Khalid al-Asaad, surommé « Monsieur Palmyre », avait consacré la plus grande partie de sa vie à la conservation et l’étude de Palmyre, cité pour la première fois au deuxième millénaire avant J.-C. Il avait appelé sa fille Zenobia, d’après la reine de la cité qui y régnait au IIIe siècle. « Il s’agissait d’une autorité extrêmement importante sur le site probablement le plus important en Syrie », a déclaré  Yasser Tabbaa, spécialiste local de l’art et de l’architecture islamique. Il semblerait que, pendant une durée d’un mois, Khalid al-Asaad avait été interrogé à propos du lieu de certains trésors archéologiques, mais qu’il avait refusé de coopérer. Depuis, les trésors auraient été transporté vers la sécurité relative de Damas, la capitale syrienne. Suivant la mort de Khalid al-Assaad, un enregistrement vidéo a été publié le 25 août 2015 montrant la destruction du temple de Baal Shamin à Palmyre, un édifice vieux de 2.000 ans. L’UNESCO a condamné cet acte, qui constitue d’après elle un crime de...

Tags : , , , , , ,

Le patrimoine syrien en danger

Alep, le 1 août 2012, Art Media Agency (AMA). Face aux destructions que subit le patrimoine historique de la Syrie à cause du conflit qui oppose le régime de Bachar el-Assad et les rebelles, l’UNESCO souligne que de nombreux sites historiques ont été endommagés. Il s’agit des monuments historiques classés au patrimoine mondial qui se trouvent, entre autres, à Palmyre, à Damas ou au Crac des Chevaliers. Etant le théâtre d’affrontements violents, la vieille ville d’Alep est aussi gravement menacée. Par conséquent, la secrétaire générale de l’organisation, Irina Bokova, met l’accent sur les risques accrus de pillages et de trafic illicite d’objets culturels...

Tags : , , , , , , , , , , ,

Ad.