« Olafur Eliasson »

Olafur Eliasson, au-delà des apparences

Ses œuvres sont visibles à Genève, mais également à Los Angeles et bientôt le seront à Pékin, avant Munich pour une exposition estivale, puis dans le Massachusetts. Mais qu’est-ce qui fait courir Olafur Eliasson ? Entretien à Genève, avec un artiste très exposé, mais néanmoins discret.   À Genève, Olafur Eliasson a pris soin de saluer chaque journaliste présent à l’inauguration de son exposition « Objets définis par l’activité », conçue par Laurence Dreyfus, commissaire et conseillère à l’Espace Muraille. Fondé par les collectionneurs Caroline et Éric Freymond, cet hôtel particulier est un écrin idéal pour ces pièces à taille humaine. D’une élégance délicate et sobre, Eliasson nous en parle, mais évoque aussi ce qui fait le sel de sa vie professionnelle : l’environnement, la lumière, ses projets, son goût pour les relations sociales…   Quel est le sujet de votre nouvelle exposition, « Objets définis par l’activité », montée à l’Espace Muraille ? Cette exposition plutôt intimiste présente seize pièces qui, pour certaines, sont des travaux préparatoires – et non des maquettes –  à des projets futurs, plus importants. D’autres ont été réalisées pour l’occasion. Mes œuvres ont un rapport à la science et évoquent à travers des systèmes géométriques, de lumière, de mouvement, de flux, notre façon de percevoir les objets, l’espace, notre environnement et les autres.   En effet, beaucoup jouent sur les illusions d’optique et notre conception des choses, comme The we mirror, Colour window ou encore Day and night lava… Elles traduisent effectivement notre habileté à appréhender le monde et comment nos sens peuvent nous aider à le changer. Ce sont, en quelque sorte, des « instruments » qui exacerbent notre manière de le percevoir. Prenons, par exemple, The we mirror. Ce dodécagone tridimensionnel joue avec son image dans le miroir, qui se superpose à sa réalité matérielle… Mais ce reflet exprime-t-il...

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Olafur Eliasson s’engage pour les réfugiés

Tandis que la crise migratoire s’enlise en Europe, plusieurs artistes ont choisi de s’engager pour alerter le monde de l’art et l’opinion publique, dont l’artiste danois Olafur Eliasson. Le projet Green Light, soutenu par la fondation Thyssen-Bornemisza Art Contemporary (TBA21), basée en Autriche, est une œuvre participative construite à partir de lampes dégageant une lumière verte placée à l’intérieur d’une structure géométrique. L’artiste prévoit que les lampes s’accumulent au sein de la sculpture en invitant le public à venir déposer de nouvelles lampes. À travers ce processus d’accumulation, Olafur Eliasson implique le public dans la réalisation de son projet artistique, dans une collaboration que l’artiste souhaiterait voir prolongée dans le champ politique. Les bénéfices récoltés par l’achat de ces lumières seront reversés à des associations caritatives. Une réponse artistique adressée à l’ensemble des gouvernements européens et en particulier au Danemark, pays natal de l’artiste, qui vient de passer une loi permettant aux autorités de confisquer tous les biens de valeur aux migrants dès que ceux-ci dépassent la modique somme de 10.000 kroner soit un peu plus de 1.400 $. Une manière poétique d’alerter sur les problématiques soulevées par le droit d’asile. Dans une interview à Artnet News, l’artiste a déclaré : « Le champ des arts et de la culture peut s’attaquer à la marginalisation et créer un dialogue bien mieux que les institutions gouvernementales. Le projet Green Light invite les gens à se rencontrer et à se rassembler, invitant au dialogue entre les migrants et la société viennoise....

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Olafur Eliasson sera le prochain artiste à exposer à Versailles

D’après Valérie Duponchelle (Le Figaro), Olafur Eliasson sera le prochain artiste invité au Château de Versailles. Choisi par Catherine Pégard, il succédera ainsi à Jeff Koons, Takashi Murakami, Lee Ufan et Anish Kapoor tout en « intensifiant » sa relation avec la France. Le commissariat de l’exposition sera assuré par Alfred Pacquement, à qui l’on doit l’acquisition d’oeuvres de l’artiste par le Centre Pompidou il y a quelques années. Après une grande exposition au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2002 et à la fondation Louis Vuitton en 2014, c’est au Château de Versailles que se mesure l’artiste. Un lieu où la cohabitation avec l’art contemporain a pu être difficile et soulever la polémique. Une perspective qui n’effraie pourtant pas Olafur Eliasson : « Il est très important d’accueillir un débat dans cet espace public. » Un choix qui donnera certainement l’occasion au Château de Versailles d’alimenter le dialogue entre l’institution et l’art contemporain, que l’artiste annonce comme «  une ode au...

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Olafur Eliasson reçoit un Crystal Award à Davos

Dans le cadre du Forum Economique de Davos, qui se tenait du 20 au 23 janvier 2016, l’artiste danois et islandais Olafur Eliasson a reçu un Crystal Award. Il s’agit de la 22e édition de ce prix qui récompense tous les ans plusieurs artistes qui s’engagent à « améliorer l’état du monde ». Plus particulièrement, Olafur Eliasson a reçu ce prix pour son implication dans la création de collectivités « inclusives ». Selon Hilde Schwab, cofondateur de la Schwab Foundation for Social Entrepreneurship : « Olafur Eliasson a crée des installations d’envergure et des projets qui ont contribué à redéfinir l’essence même des villes et des communautés. » Cette année, le Crystal Award a également été remis à Yao Chen, Leonardo DiCaprio et...

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L’art au cœur de la transition écologique

À l’occasion de la conférence internationale sur le climat COP21 (Conference of the parties) — qui se déroule du 29 novembre au 11 décembre 2015 à Paris et dont le second jour rassemblait 150 chefs d’État autour de la question de la « dernière chance » d’endiguer le changement climatique — l’ensemble de la société, le monde de l’art inclus, se mobilise. Alors que la culture a été reconnue par l’ONU comme complémentaire des trois piliers du développement durable — le social, l’économique et l’environnemental — la conférence onusienne est accompagnée par un vaste programme culturel. Cet engagement massif des institutions et des artistes semble marquer un tournant décisif dans la mobilisation de la société envers le changement climatique et une nouvelle étape pour l’ambition holistique de l’art contemporain. Fédération créative des institutions autour de la COP21 Dans toute son officialité, c’est le programme ArtCOP21, un agenda culturel spécifique pour la région parisienne produit par l’association COAL, qui organise une riche activité culturelle autour de la COP21. En effet, ArtCOP21 a pour vocation de mettre en avant la contribution culturelle — et notamment celle des artistes — à la transition écologique et la volonté du secteur culturel d’intégrer davantage le développement durable à son organisation. Ainsi, la capitale française accueille tout un panel d’événements dont l’édition spéciale du Prix COAL Art et Environnement « Climat et Océans », la Conférence des Parties Créatives, du 1er au 11 décembre à la Gaîté-Lyrique rassemblant des artistes engagés pour le changement climatique, les quartiers généraux de la culture, dans le même lieu, durant toute la durée de la COP21, et enfin l’atelier professionnel, également à la Gaîté-Lyrique, les 3 et 4 décembre, pour favoriser le développement durable au sein du secteur culturel. L’atelier professionnel rassemble des initiatives internationales intégrant le développement durable au sein de...

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