« Nice »

Klein d’œil et pied de nez

Après Gustav Klimt en installation immersive – à l’Atelier des Lumières, à Paris –, c’est au tour d’Yves Klein d’être confronté à la réalité augmentée. Rendez-vous cet été à Nice pour une plongée numérique au cœur de la « Révolution bleue ». Plein les yeux !   Yves Klein est né à Nice… en 1928. C’est donc en toute logique que l’on célèbre cette année sur la Riviera les 90 ans de sa naissance. Là où l’affaire prend un tour moins banal, c’est que l’exposition-hommage qui lui est rendu se tient… au cœur d’un centre commercial – Nicetoile, soit 19.600 m² entièrement dévolus aux désirs les plus ardemment consuméristes. Mais la trouvaille la plus décoiffante, c’est l’accrochage : une installation immersive faisant appel à la réalité augmentée ! Bref, de l’art du shopping au marché de l’art, Klein, éternel apôtre de l’immatériel, nous revient dans une version 2.0. En clair, les œuvres originales ont ici été numérisées en 3D, traitées en ultra-HD, le tout réalisé par la société LEXPO Augmentée, en partenariat avec l’agence Artcurial Culture. Titré « La vibration de la couleur », ce tout premier module d’une rétrospective numérique destinée à voyager pendant dix ans a des allures d’eurêka. Mais reprenons…   Nous sommes au début des années 1960, Castro vient de prendre le pouvoir à Cuba, pendant qu’à New York l’économiste John Kenneth Galbraith s’apprête à publier L’Ère de l’opulence. Tout va bien. Au milieu de tout ça, en Europe, le groupe des Nouveaux Réalistes emmené par le critique Pierre Restany se lance dans la grande « aventure de l’objet ». Lointains cousins du Pop art américain, les membres de ce collectif un peu flou œuvrent avec vigueur. Exaltation métaphorique de l’objet, sens du spectacle, appropriation du réel… La topologie du Nouveau Réalisme est complexe. Le...

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Grand succès pour le vernissage de l’exposition des tableaux de Sylvester Stallone à Nice

Les 15 et 16 mai 2015, l’acteur, réalisateur et peintre Sylvester Stallone est venu présenter ses tableaux dans le cadre de l’exposition « « Real Love » paintings 1975/2015 » organisée à la Galerie Contemporaine du Musée de Nice. Le vernissage et la conférence de presse ont rencontré un grand succès. L’artiste – entouré Mathias Rastorfer de la Gmurzynska Gallery, à Zurich, la première galerie majeure à avoir représenté ses œuvres, de Olivier-Henri Sambucchi, directeur des affaires culturelles de la Ville de Nice et Daniel Moquay, qui a programmé l’exposition – a répondu aux questions des journalistes. Olivier-Henri Sambucchi a introduit la conférence de presse et a rappelé que Robert De Niro avait également présenté les toiles de son père, Robert De Niro Sr., au Musée de Nice. À propos de sa pratique artistique, Sylvester Stallone a déclaré : « La peinture est la forme la plus authentique, la plus honnête de tous les arts, parce que c’est simple, ça ne pardonne pas » Né en 1946, Sylvester Stallone s’est principalement fait connaître pour lss rôles principaux dans les films Rocky et Rambo. Ses tableaux traitent principalement de sa persona d’acteur et des personnages qu’il a incarné à...

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Retour aux origines de l’École de Nice : entretien avec Claude Gilli

Né en 1938 à Nice et formé à l’École des Arts Décoratifs de la Ville, Claude Gilli est un artiste majeur de l’École de Nice, qui compte parmi ses membres,  Albert Chubac, Martial Raysse, Ben ou encore Bernar Venet. Art Media Agency s’est entretenu avec l’artiste, revenant sur la naissance d’une école atypique, dont le succès ne se dément pas. Comment est née l’École de Nice ? Dans les années 1960, nous étions sur la côte à Nice, il n’y avait aucun mouvement artistique, pas de cinéma, pas de théâtre, pas de galeries, rien ! Nous étions une dizaine d’amis, nous nous voyions au bistro, qui était le seul endroit où nous pouvions nous rencontrer. Nous n’avions aucun atelier. À Nice il ne se passait rien, et nous avons chacun imaginé quelque chose — Martial Raysse, moi, Ben, Bernar Venet… Nous ne parlions pas d’École de Nice, qui n’est d’ailleurs pas une école : tandis que l’esprit d’une école est de rapprocher les créations, nous faisions le contraire. Si l’un faisait quelque chose, l’autre faisait le contraire. Y avait-il un esprit de compétition ? Non, je préfère plutôt parler d’émulation. Nous avons chacun inventé notre propre langage personnel. Comme disait très justement Ben à cette époque : « Un chien pisse devant la porte pour éloigner les autres.» Nous avions envie de découvrir le monde, mais nous n’avions rien, donc nous avons inventé, à partir de rien, notre propre langage. Si nous avions connu ce qui se passait à New York ou à Paris, nous aurions été influencés. Mais nous n’avons subi aucune influence, c’est ce qui a fait notre « qualité ». Vous et Martial Raysse êtes souvent cités comme les seuls véritables artistes pop en France, vous avez participé à un courant sans le connaitre. J’allais à la décharge...

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La Fondation Maeght se penche sur son avenir

La Fondation Marguerite et Aimé Maeght est en difficulté pour rassembler la somme de 3 millions d’euros au titre de son budget annuel, dont 80 % est issu de la billetterie. Oliver Kaeppelin, qui a pris la direction de la fondation en 2011, cherche des fonds afin de financer un projet d’extension souterraine de 5,5 millions d’euros qui abritera une galerie d’art consacrée au dessin et à la vidéo, ainsi qu’un café-restaurant et un espace multifonction destiné à la location, qui produirait potentiellement un tiers du budget annuel. L’autre solution envisagée serait de vendre une partie de la collection de la fondation. Bien que le musée n’ait pas le droit de vendre ses œuvres, il dispose de nombreuses lithographies et sculptures en double ou multiple qui pourraient être cédées sans affecter la qualité de l’ensemble de la collection. La Fondation Marguerite et Aimé Maeght fête son 50 e anniversaire ce mois-ci et porte encore d’importantes traces des artistes qui ont initié ce projet à savoir des amis d’Aimé Maeght comme Joan Miró, Georges Braque ou Fernand Léger. Parmi les 12.000 pièces réunies sur les hauteurs de Nice, trente-cinq sculptures de Giacometti mais aussi des pièces majeures de Pierre Bonnard, Marc Chagall, Miró, Fernand Léger, Alexander Calder, et d’autres. Si la Fondation ne parvient pas à réunir les fonds, la famille Maeght ou l’État français pourraient intervenir afin d’assurer la pérennité de...

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Une toile attribuée à Rembrandt, retrouvée 15 ans après son vol

Nice, le 20 mars 2014, Art Media Agency (AMA). D’après le quotidien Libération, un tableau qui pourrait être attribué à Rembrandt (1606 – 1669), volé en 1999 au Musée d’art et d’histoire de Draguignan a été retrouvé à Nice par l’Office Centrale de lutte contre le trafic des Biens Culturels (OCBC). Les agents de l’OCBC ont interpellé deux hommes alors qu’ils tentaient de vendre la toile, intitulée L’enfant à la bulle de savon. À l’époque, elle valait 20 millions de francs, soit environ 3,9 M€. Cependant, des doutes subsistent quant à sa paternité — donc sa valeur. Élaborée au XVIIe siècle, la toile pourrait ne pas être entièrement de la main du peintre, voire entièrement réalisée par son atelier. Une authentification, menée par un expert du siècle d’or hollandais, est en cours et la plus grande prudence est de mise. Ce tableau avait été donné par l‘État français au musée de Draguignan en 1974, il avait été l’un des premiers à entrer dans ses collections. Auparavant, L’enfant à la bulle de savon avait été conservé au Château de Tourves, puis confisqué par saisie révolutionnaire en...

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