« Musée d’art moderne et contemporain de saint-étienne »

Jean-Michel Othoniel… face à lui-même

Le Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne offre actuellement une carte blanche à Jean-Michel Othoniel, pour sa troisième exposition personnelle au sein de cette institution. L’artiste est également à l’affiche du Musée des Beaux-Arts de Montréal, jusqu’au 11 novembre. Rencontre… Mais jusqu’où ira Jean-Michel Othoniel ? Pour les 30 ans du Musée d’Art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne, le plasticien, originaire de la cité minière, présente une « vague » plus gigantesque que celle vue, en 2017, au CRAC de Sète. Réflexion intime et profonde sur son avenir d’artiste, l’exposition « Face à l’obscurité » résonne aussi comme la fin d’un cycle. Entretien sans nostalgie, teinté de souvenirs et d’enivrantes incertitudes.   La Grande Vague de Saint-Étienne serait-elle le prolongement de celle présentée l’année dernière, à Sète ? Ces deux installations ont très peu à voir, en fait. La Grande Vague ici présente est une sorte de « matrice » conçue comme un lieu d’écho quelque peu menaçant, dont la forme est plus ambigüe et en mouvement, en regard de celle du Sud, qui s’envisageait plus comme un monument de briques de verre.  C’est une œuvre ici personnelle, liée à mon histoire et à la ville. Une sorte de « folie d’artiste » qui ne correspond à aucune logique de musée.   Une pièce liée à la cité stéphanoise ? Est-ce-à dire que cette dernière a marqué votre parcours ? Indéniablement… Le MAMC a été déclencheur de ma vocation d’artiste. Dès l’âge de six ans, j’ai suivi des cours d’éveil à l’art à la Maison de la culture et participé aux cours du soir à l’École des Beaux-Arts de la ville. Très tôt, je me suis familiarisé aux collections de ce musée joyeux, accueillant et lumineux, loin de mes souvenirs de gueules noires et de tristes façades urbaines. Mais je vous rassure, je n’y ai pas vécu une enfance...

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Le MAM de Saint-Etienne accueille une rétrospective de Jannis Kounellis

Du 11 octobre 2014 au 15 février 2015, le Musée d’art Moderne et Contemporain de Saint-Étienne, propose une grande rétrospective consacrée à Jannis Kounellis. Jannis Kounellis  (né en 1936 ) est un artiste grec, basé à Rome, associé à l’Arte Povera. Après des études d’art à Athènes, il quitte son pays natal pour rejoindre l’Accademia di Belle Arti à Rome. À son arrivée dans la Ville éternelle au milieu des années 1950, il ne fait que de la peinture. Ses premières expositions proposent des pièces figurant des nombres, des lettres et des mots écrits sur des toiles, évoquant la publicité. Ce n’est que dans les années 1960 que la production de l’artiste évolue, Jannis Kounellis commençant à introduire des objets dans ses œuvres, et petit à petit, il s’éloigne de la toile et la remplace par des portes, des fenêtres, dessine directement sur les murs ; et se sert même de son propre corps lors d’une performance. L’Arte Povera est un mouvement italien qui doit son nom au curateur Germano Celant. L’ « art pauvre » démarre en 1967, à un moment où les artistes critiquent le gouvernement et décident de revenir à des objets simples en se concentrant sur le quotidien, mettant en parallèle nature et industrie. Parmi les artistes ayant contribué au mouvement : Luciano Fabro, Lucio Fontana, Mario Merz, Pino Pascali, Giuseppe Penone et Michelangelo...

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