« musée d’art et d’histoire du judaïsme »

Lionel Sabatté, cycles au long cours

C’est un printemps au beau fixe pour Lionel Sabatté, qui enchaîne les expositions et les projets. Art Media Agency s’est rendu dans son atelier pour évoquer son actualité, son travail et ses évolutions. Portrait. L’année 2017 a commencé sous le soleil de Los Angeles pour Lionel Sabatté, où il occupe un atelier depuis deux ans. Elle s’est poursuivie à la fraîche dans son second atelier, au Pré-Saint-Gervais, à deux pas de Paris, mais sans pour autant manquer d’éclaircies. Le jeune quadra originaire de Toulouse expose ses sculptures dans la cour du Musée de la Chasse et de la Nature, et certaines de ses oeuvres ont été sélectionnées pour figurer parmi les expositions « Golem » au MAHJ et « Vies d’ordures » au Mucem (Marseille). Il était aussi présenté en solo show à Drawing Now en mars dernier, par la Galerie C où, cerise sur le gâteau, il a remporté le prix du Salon – un de plus puisqu’il a déjà raflé celui de l’Institut français de Maurice, d’Yishu 8 (Pékin), et l’année dernière le prix Patio La Maison Rouge. Ce rythme confirme la belle lancée de Lionel Sabatté. Déjà en 2010, Éva Hober l’incluait dans « La belle peinture est derrière nous », montrée chez Sanat Limani (Istanbul) avant de voyager à Ankara, au Lieu Unique (Nantes) et en Slovénie. Mais le déclic a eu lieu en 2011, quand l’artiste a été exposé par Patricia Dorfmann au Museum d’Histoire Naturelle, dans le parcours hors les murs de la Fiac. Il y présentait La Meute, dans la Galerie de l’Évolution, une série de cinq loups – en moutons – de poussière récoltée dans les entrailles de Châtelet. Depuis 2013, les expositions se sont multipliées, avec cinq ou six solo shows par an, ce qui n’effraie pas le principal intéressé....

Tags : , , , , , , , ,

Une grande partie de la production de Roman Vishniac présentée au public au Mahj

Une exposition intitulée « Roman Vishniac. De Berlin à New York, 1920-1975 » est visible au Musée d’art et d’histoire du judaïsme jusqu’au 25 janvier 2015. Cette exposition a également été présentée à New York, à l’International Center of Photography, ainsi qu’à Amsterdam au Joods Historisch Rediscovered, sous le nom de « Roman Vishniac Rediscovered ». Roman Vishniac a fortement influencé la vision de la vie juive en Europe orientale, et son travail a fait l’objet d’une exposition au Mahj en 2006, intitulée « Un monde disparu ». L’artiste né en Russie en 1897 dans une famille juive aisée, a émigré à Berlin en 1920, ville dont il dressera le portrait photographique, pour ensuite prendre conscience des signes précurseurs du mouvement nazi. Il est désigné en 1935 par une importante organisation juive pour photographier les communautés juives misérables d’Europe, puis fut interné en 1939 au camp du Ruchard après avoir rejoint ses parents réfugiés en France ; après un passage à New York où il s’installe en tant que portraitiste et où il documente la vie des juifs américains et des immigrants. Roman Vishniac revient en France en 1947 et photographie  les survivants de la Shoah, désireux de reconstruire leur vie, ainsi que les ruines de Berlin. L’exposition qui rassemble environ 220 œuvres de l’artiste, propose une réévaluation totale de la production de Roman Vishniac depuis ses débuts à Berlin, jusqu’à l’après-guerre aux États-Unis, et révèle plus d’une centaine d’images inédites de...

Tags : , , , , , ,

Le musée d’art et d’histoire du judaïsme accueille « La valise mexicaine »

Paris, le 6 mars 2013, Art Media Agency (AMA). Le musée d’Art et d’Histoire du Judaïsme expose du 27 février au 30 juin 2013 environ 70 tirages et autant de planches contact issus de la légendaire valise de Robert Capa, contenant des négatifs de la guerre d’Espagne. Considérés comme perdus depuis 1939, puis miraculeusement retrouvés il y a quelques années au Mexique, ces documents, restitués à l’ICP (International Center of Photography) en 2007 ont fait l’objet d’une exposition présentée à New York en 2010, puis aux Rencontres internationales d’Arles en 2011. La Valise mexicaine est présentée pour la première fois à Paris, au MAHJ. Ces photos sont exposées dans une nouvelle scénographie conçue par Patrick Bouchain. À cette occasion, le musée a déplacé l’imposante statue de Dreyfus afin de permettre d’afficher au milieu de la cour trois grands portraits de Capa, Taro et Chim. La valise originelle était composée de trois boîtes de rouleaux de pellicules contenant près de 4.500 négatifs d’images de la guerre civile espagnole, prises entre 1936 et 1939 par Robert Capa, mais aussi par sa compagne Gerda Taro, et Chim. Ces clichés, des portraits, des scènes de combat, veulent rappeler les effets terribles de la guerre sur les...

Tags : , , , ,

Les juifs et l’orientalisme

Paris, le 2 mai 2012, Art Media Agency (AMA). Le Musée d’art et d’histoire du judaïsme présente l’exposition « Les Juifs et l’orientalisme », du 7 mars au 8 juillet 2012, axée sur la découverte des communautés juives. Cette découverte commence en 1832, quand Eugène Delacroix effectue un voyage au Maroc et se termine avec la fermeture de l’école d’art de Bezalel à Jérusalem, en 1929. Historiquement, le tableau de Delacroix Noce juive au Maroc est la première représentation d’un juif dans une œuvre occidentale. Cette œuvre ne fait malheureusement pas partie de l’exposition car elle est actuellement prêtée en Espagne. L’exposition se décompose en deux temps : les deux premiers tiers du parcours sont consacrés à la découverte du judaïsme par les chrétiens et les dernières salles présentent la position de peintres juifs face au catholicisme. Le parcours se termine ainsi par des toiles de Lesser Ury, Reuven Rubin ou Nahum Gutman. Dans la première partie, sont traduites à travers les œuvres les idées de l’époque. L’antisémitisme par exemple : par la façon dont sont représentés les Juifs, on comprend que l’Orient du XIXe siècle est une source de méfiance et de préjugés. En ce qui concerne les hommes en tous cas. Car les femmes juives sont largement peintes comme des icônes de beauté. Par ailleurs, une large partie de l’exposition est consacrée à la représentation religieuse que se font les Occidentaux de l’Orient. À l’époque, l’Europe est en pleine mutation et l’Orient est donc perçu comme intemporel et spirituel. Ainsi, le bédouin devient le reflet des...

Tags : , , , , , ,

Ad.