« Moyen-Orient »

Zones de guerre et enjeux politiques : la disparition du patrimoine du Moyen-Orient

Le Moyen-Orient regorge de trésors culturels et d’objets précieux, avec par exemple le site archéologique de Troie en Turquie, l’ancienne ville de Damas en Syrie, et la route de l’encens à Oman, avec de nombreux autres monuments religieux et nombreuses reliques, tous inscrits à la liste de protection du patrimoine mondial de l’UNESCO. Néanmoins, Daesh continue d’avancer à travers la Syrie et maintient ses bastions en Irak, et c’est non seulement des vies humaines qui sont en train de disparaître dans le conflit, mais aussi beaucoup de grands sites culturels qui ont été vandalisées, bombardés, et certains totalement rayés de la carte, ne laissant que des tas de poussière et de gravats dans leur sillon. Les villes anciennes sont devenues des terrains vagues ruinés par la guerre. Certains monuments comme l’Arc de Triomphe de Palmyre, debout depuis 2000 ans, ont été décimés par les soldats de Daesh qui contrôlent la ville depuis mai 2015. Loin des idées de conquête ou d’appropriation culturelle, la faction islamiste radicale poursuit son total anéantissement de la culture qui selon lui « idolâtre » et représente une vision du monde différente de leurs croyances extrémistes islamistes. Tandis que le conflit fait rage de plus en plus intensément au milieu de cette riche mosaïque culturelle qui se délite, les sites patrimoniaux, en plus d’être utilisés comme une arme dévastatrice, deviennent le terrain de jeu politique potentiel de superpuissances mondiales, désireuses d’exploiter les précieux atouts du Moyen-Orient. Pourtant, le patrimoine culturel du pays n’est pas seulement un enjeu national. De nombreux efforts internationaux ont été déployés pour lutter contre ces atrocités et empêcher la perte de ces trésors culturels dans le tourbillon du conflit. Héritage mondial menacé La Syrie et l’Irak sont situés dans une région souvent considérée comme le « berceau de notre civilisation », une zone de la Mésopotamie où sont nés le premier alphabet, les pratiques agricoles et les villes. Le...

Tags : , , , , , , , , , , ,

Oryx Foundation consacre une exposition à l’art contemporain du Moyen-Orient

Du 26 juillet au 16 août, le Kunst(Zeug)Haus Rapperswil de Zurich accueille l’exposition « There are too many walls but not enough bridges », consacrée à l’art contemporain arabe et iranien. « There are too many walls but not enough bridges » a été organisée par l’Oryx Foundation, à l’occasion de son cinquième anniversaire. Il s’agit de la première exposition d’envergure consacrée à l’art contemporain arabe et iranien dans un musée suisse. Les travaux de seize artistes seront présentés pour l’occasion ; ceux-ci viennent d’Arabie Saoudite, d’Égypte, ou encore d’Iran. Le but de l’exposition est de favoriser les dialogues interculturels, au-delà des frontières. Cette exposition sera complétée par de nombreux événements : tables rondes, visites guidées et conférences. L’Oryx Foundation cherche à promouvoir les échanges culturels en Suisse et à l’étranger. Jusqu’à présent, 25 artistes ont été accueillis en résidence par la fondation et des artistes européens ont eu l’occasion de voyager à l’étranger. Actuellement, c’est Mina Nasr qui est artiste résidente de la...

Tags : , , , , , ,

La vente d’art contemporain de Sotheby’s à Doha atteint des prix records

Organisée le 13 octobre 2014, la vente d’art contemporain de Sotheby’s à Doha a réalisé un total de plus de 8 M$, atteignant le maximum des estimations, situées entre 6,2 M$ à 8,5 M$. Sur ce total, 13 artistes atteignent des prix records. Les artistes qui ont atteint un prix record aux enchères sont : Hadieh Shafie avec 10 211 pages (2012) vendu pour 50.000 $ soit plus du double du prix élevé de l’estimation ; Ali Banisadr, The Chase (2011) vendu 557.000 $, également plus du double du prix élevé de l’estimation ; Khalil Rabah Philistine (1997) ; Shirin Neshat, Passage (2001) ; Nabil Nahas, Vesta (1988) ; Monir Farmanfarmalan, Three brothers (2008) ; Twafik Tarek, Saida in Flames (1938) ; Hatem El Mekki, Les Réfugiés (1958) ; Abdulhalim Radwi, Hart Al Sham (1985) ; Nja Mahdaoui Ikhtilej (1995-2013) ; Mahmud Obaidi, Farewell Kiss (2012) ; John JurayJ, Untitled (Cedars of Lebanon Series 1968, n ° 17) et Abdullah Qandeel, The Enemy Within (2013). Les autres noms importants de cette exposition sont Damien Hirst et Anish Kapoor. Untitled, une œuvre en acier inoxydable d’Anish Kapoor, a été le lot le plus cher atteignant 1.595.000 $. Lina Lazaar, directrice de Sotheby’s Art contemporain à international, a déclaré : « Nous sommes extrêmement satisfaits de bon résultat de ce soir, reflétant la demande pour les artistes que nous sommes honorés d’avoir proposé à la vente à Doha. Notre stratégie pour créer un dialogue plus large à travers le monde, à travers la sélection d’artistes contemporains en circulation au Moyen-Orient et internationaux a été bien reçu....

Tags : , , , , ,

Dépasser les frontières du Moyen-Orient : un entretien avec Stephen Stapleton

Stephen Stapleton est un artiste britannique qui, avec les artistes saoudiens Ahmed Mater et Abdulnasser Gharem, a fondé le collectif Edge of Arabia en 2003. À ce jour, l’entreprise sociale a accueilli 300.000 visiteurs lors de ses expositions et est sur le point d’embarquer dans un road trip de trois ans autour des États-Unis. AMA s’est entretenu avec Stephen Stapleton pour en savoir plus. Pouvez-vous nous expliquer comment est venue l’idée de Edge of Arabia ? Le projet a commencé quand moi-même et un groupe d’artistes saoudiens nous sommes rencontrés au sud-ouest de la péninsule arabique à l’aube de la dernière guerre du Golfe. Avant de lancer Edge of Arabia, je me sentais rejeté par les institutions artistiques existantes. Étant de la génération d’après les Young British Artists, je n’avais pas l’impression que la scène artistique au Royaume-Uni était un centre d’énergie auquel je voulais participer. Vis-à-vis d’un monde de plus en plus globalisé et connecté, je voulais être un artiste itinérant. Moi et le groupe des autres artistes britanniques avons commencé à organiser une expédition au Moyen-Orient en 1999, c’était une époque différente, avant le 11 septembre. Et puis il y a eu cet événement incroyable aux États-Unis qui a créé une réaction stupéfiante. Nous étions au Moyen-Orient depuis à peu près un an, de novembre 2002 au milieu 2003, nous voyagions dans un vieux camion, vivant de pas grand-chose en vendant notre art. Nous étions là-bas au moment où les perceptions ont commencé à changer. Nous avons été pris par cette idée que l’imagerie et la narration était au cœur de tout ça : les médias racontaient une histoire et c’était différent de ce qui se passait sur le terrain. Ça nous a mis dans une position très intéressante en tant qu’artistes, nous nous sommes assis dans des cafés en...

Tags : , , ,

Les artistes syriens mis en avant lors de la « Young Collectors Auction » de l’Ayyam Gallery

Dubaï, le 23 avril 2014, Art Media Agency (AMA). Le 27 mai prochain, l’Ayyam Gallery propose à Dubaï la vingtième édition de la « Young Collectors Auction » organisée à Al Quoz. La vente aux enchères comprendra une large gamme de mediums, dont de la peinture, photographie, éditions, sculptures et installations, d’artistes émergents et établis de la région. Parmi les lots mis en ventes, des œuvres des peintres syriens modernistes Nasser Chaura, Fateh Moudarres, Louay Kayyali, et Omar Hamdi, proposées aux côtés de pièces contemporaines d’Asaad Arabi, Moustafa Fathi, Abdullah Murad, Ahmad Moualla, et Safwan Dahoul. Les artistes syriens seront mis en avant à cette occasion, puisque seront également proposées des œuvres de Khaled Takreti, Ammar Al Beik, Abdul Karim Majdal Al-Beik, Kais Salman, Mouteea Murad et Tammam...

Tags : , , , ,

Ad.