« Miguel Chevalier »

Miguel Chevalier : bits & cellules

Il compte parmi les pionniers de l’art virtuel et du numérique. Il aborde la question de l’immatérialité et des logiques induites par l’ordinateur. L’hybridation, la générativité ou la mise en réseau figurent au cœur de ses recherches… Une heure en compagnie de Miguel Chevalier, observateur des flux chers à notre société contemporaine.   C’est de La Fabrika, son grand studio à Ivry-sur-Seine (en hommage à un autre atelier célèbre), que Miguel Chevalier conçoit ses œuvres. Partout, des prototypes, des impressions 3D, des projecteurs et des projections… Ce printemps, son atelier est en effervescence, avec la préparation de plusieurs expositions personnelles (à la base sous-marine de Bordeaux et avec un double événement londonien, à la Mayor Gallery et à l’espace Wilmotte). Miguel Chevalier participe également à des expositions de groupe d’envergure, comme « Artistes & Robots » au Grand Palais, ou encore « AI Musiqa » à la Philharmonie de Paris.   « Digital Abysses », récemment inaugurée à la base sous-marine de Bordeaux, avec dix installations et une centaines d’œuvres sur 3.500 m2, est l’une de vos plus grandes expositions à ce jour… En effet, c’est la plus grande exposition que j’ai réalisée à ce jour. Cette ancienne base sous-marine est un lieu hors-norme, construit à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Je n’ai pas voulu illustrer la mémoire du lieu, mais plutôt travailler le rapport à l’eau et les grandes profondeurs que sont les abysses – où plongeaient les U-boats.  La grande toile imprimée Atlantide (25 x 9 mètres) ouvre l’exposition, venant en trame de fond du premier bassin d’eau de la base. Puis, on arrive à l’entrée du bunker. Ce lieu est d’autant plus intéressant qu’il plonge les visiteurs dans le noir et comprend de multiples espaces avec des échelles différentes. Je me suis inspiré du plancton et de...

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Dédicace de l’artiste Miguel Chevalier

Paris, le 26 mars 2013, Art Media Agency (AMA). Sur Art Paris Art Fair, La librairie Art Books accueille Miguel Chevalier pour une dédicace le samedi 29 mars de 16h à 18h. Miguel Chevalier présentera Herbarius 2059, publié chez Bernard Chauveau, un ouvrage qui présente douze créations imaginaires extraites de la série des Fractal Flowers et s’inscrit dans la démarche de l’artiste et ses recherches sur les œuvres génératives et le mouvement. L’artiste est né en 1959 à Mexico. Il vit et travaille à Paris. Depuis 1978, il utilise l’informatique comme moyen d’expression dans le champ des arts plastiques. Il s’est imposé internationalement comme l’un des pionniers de l’art virtuel et du numérique. En même temps que ce dernier, se dérouleront les dédicaces du réalisateur et photographe Ziad Antar, l’artiste sud-coréenne Lee Ufan et le photographe André...

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Art Paris Art Fair 2014 : Entretien avec Miguel Chevalier, artiste numérique

Paris, le 26 mars 2014, Art Media Agency (AMA). Les visiteurs d’Art Paris Art Fair vont découvrir dès mercredi 26 mars une belle surprise avant même d’accéder aux allées de la foire d’art. Tous les soirs entre 20h et minuit, Miguel Chevalier — représenté par la galerie Louise Alexander (stand E5) — transforme la façade du Grand Palais grâce à une installation lumineuse monumentale intitulée L’Origine du Monde. L’artiste, pionnier des arts virtuels et numériques, revient sur son parcours et explique sa démarche expérimentale lors d’un entretien avec Art Media Agency (AMA). Que cache le titre de votre installation ? L’Origine du Monde est une installation de réalité virtuelle générative et interactive qui est projetée sur toute la façade du Grand Palais. Je me suis inspiré du monde de la biologie et des micro-organismes pour imaginer des automates cellulaires qui se développent à la manière des bactéries, en se multipliant, se divisant ou en fusionnant. Cet univers en perpétuelle mutation est à mi-chemin entre l’organique et le pixellisé. C’est pourquoi j’ai choisi ce titre, L’Origine du Monde, car tout vient de là, c’est la base de la vie. La projection est assez psychédélique… Les couleurs peuvent devenir très saturées, très vives. Avec le jeu de courbes mouvantes et des assemblages cellulaires, ça donne un côté revival 70’s assez psychédélique, en effet. Nous arrivons dans l’ère d’un Nouveau Baroque Digital. Et puis le numérique est devenu omniprésent, c’est ce que j’appelle les nouvelles drogues digitales. L’installation elle-même est une prouesse technique. Comment fonctionne-t-elle ? Ce qui a été difficile, c’est de construire les deux tours qui supportent les projecteurs car nous avons peu de recul. En fait, l’installation relève de l’Art generation, c’est à dire que j’en contrôle une partie, mais le reste est aléatoire. Ce n’est pas une installation...

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