« mécénat »

Crowdfunding culturel : adopte Ginette !

C’est le nom de la girafe, utilisée par le musée d’Histoire Naturelle de Lille, en 2015, pour lancer une opération de financement participatif. L’occasion de se pencher sur le crowdfunding culturel. C’est un peu dur à prononcer… « Crowdfunding ». Et puis, surtout, on ne sait pas trop ce que ça veut dire. Littéralement, on serait tenté de traduire par  « financement par la foule ». Pas très glamour, mais explicite. Le « financement participatif », donc, est une locution dans l’air du temps, comme l’économie collaborative ou le peer-to-peer. En tout cas, ce nouveau mode de financement a permis de collecter, l’an passé – selon le baromètre de l’agence CompinnoV -, près de 300 millions d’euros. Deux autres chiffres, histoire de prendre la mesure du phénomène ? 2,3 millions de Français ont financé un projet en crowdfunding depuis le lancement des plateformes, permettant ainsi le financement de près de 18.000 projets en 2015. Et la méthode s’applique à tous les secteurs, de l’immobilier à la santé, en passant par l’environnement. Pas mal, non ? L’idée est simple… On peut d’ailleurs se demander pourquoi, diable, n’y a-t’on pas songé plus tôt. Car voilà, cette nouvelle manière de lever des fonds repose tout bêtement sur un volume massif de contributeurs, majoritairement des particuliers, proposant souvent de faibles montants. Leur mise en relation via Internet, renforcée par la viralité des messages sur les réseaux sociaux, très vite fait grossir la cagnotte. Accessibilité, transparence des transactions, solidarité… Le modèle a tout pour plaire. À tel point qu’on lui a même inventé une devise : « love money ». Pour un crowdfunder, la motivation principale est bien  « l’aide à projet », sous la forme d’un don ou d’un prêt, plus rarement la promesse d’un  « retour sur investissement ». L’exercice de la...

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Anselm Kiefer à la BnF, avec le soutien de la Fondation Roederer

Du 20 octobre 2015 au 7 février 2016, la Bibliothèque nationale de France, à Paris, accueille l’exposition « Anselm Kiefer, l’alchimie du livre », consacrée aux livres de l’artiste, avec le soutien de la Fondation Louis Roederer, mécène de la bibliothèque depuis douze ans. Aux côtés de sculptures et tableaux récents, l’exposition présente plus d’une centaine de livres uniques réalisés par Anselm Kiefer entre 1968 et 2015. Ils intègrent dans leur construction des matériaux tels que le plomb — matériau auquel l’artiste attribue une grande puissance poétique et spirituelle —, l’argile, la cendre, le sable ou même les cheveux. La scénographie, confiée à Anselm Kiefer lui-même, propose au visiteur de découvrir son atelier et sa bibliothèque dans un dispositif spécialement conçu pour la BnF. Né en 1945, Anselm Kiefer est un artiste allemand contemporain qui vit et travaille en France depuis 1993. Participant au renouveau de la peinture allemande des années 1970, dans un contexte international marqué par le néo-expressionnisme, il avait représenté l’Allemagne à la Biennale de Venise en 1980, aux côtés de Georg Baselitz. Son œuvre, qui exprime notamment l’ampleur de la catastrophe que fut la Seconde Guerre mondiale, est entrée dans les collections de musées importants comme la National Gallery, le Louvre ou encore le Musée Guggenheim de...

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Une nouvelle équipe de direction pour l’association de mécènes Admical

Admical, l’association qui représente les mécènes français, a désormais une nouvelle équipe de direction, laquelle est composée d’un président exécutif, François Debiesse, et de deux déléguées générales adjointes, Charlotte Dekoker et Sylvaine Parriaux. Bénédicte Menanteau a quitté ses fonctions de déléguée générale après six ans de service et une nouvelle organisation a, par conséquent, été mise en place. François Debiesse, président délégué depuis novembre 2014, s’entoure de Charlotte Dekoker, ancienne directrice de la communication de l’association, et de Sylvaine Parriaux, ancienne directrice du développement des adhésions, pour occuper ses nouvelles fonctions exécutives. Il a déclaré : « Les enjeux du mécénat sont aujourd’hui fondamentaux face aux besoins croissants de l’intérêt général et au souci de professionnalisation des mécènes. Dans ce contexte, le conseil d’administration et moi-même souhaitons donner un nouvel élan à Admical, renforcer son rôle d’opérateur majeur au service des mécènes. » Fondée en 1979, Admical est une association reconnue d’utilité publique qui diffuse la pratique du mécénat auprès des entreprises et des entrepreneurs, représente les mécènes auprès des pouvoirs publics et des médias et œuvre pour une plus grande professionnalisation du...

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Acqua Di Parma organise sa première exposition d’art contemporain

Acqua Di Parma présente du 15 mai au 4 juin 2015 l’exposition « I’ll Be There Forever – The Sense of Classic » au Palazzo Cusani, à Milan. La célèbre marque de parfum s’engage depuis plusieurs années dans la promotion de l’art, qu’il s’agisse de danse classique, de musique, de théâtre ou d’art moderne avec la collection Peggy Guggenheim. L’exposition du Palazzo Cusani, qui a pour commissaire Cloé Piccoli, critique d’art et directrice artistique de la section art contemporain d’Acqua Di Parma, traite des transformations et des expressions du classique à travers les œuvres de quelques-uns des artistes italiens les plus célèbres, spécialement conçues et réalisées pour l’occasion. Le choix du 15 mai pour inaugurer l’exposition se justifie par l’ouverture de la Biennale de Venise six jours plus tôt et par l’Exposition universelle à Milan, inaugurée le 1er mai. Gabriella Scarpa, présidente d’Acqua di Parma, a déclaré : « Accompagner quelques-uns des artistes italiens contemporains les plus connus, travailler avec eux est l’occasion de confirmer notre engagement en faveur de la culture, de la beauté et des ressources encore inexploitées de notre pays....

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Gaël Charbau et les artistes émergents au menu du dîner-débat d’AMA

À l’occasion du dîner débat organisé le 16 mars par AMA au Club de la chasse et de la nature, Gaël Charbau, entre autres, commissaire d’exposition au Collège des Bernardins, s’est exprimé sur le thème du soutien des artistes émergents, notamment par les entreprises. D’emblée, la discussion s’est orientée sur les questions pécuniaires. « On ne peut pas travailler dans l’art avec des attentes de résultats » commence Gaël Charbau mais « pour une entreprise, investir dans des artistes peut avoir de retombées pour elles. » Son quotidien de commissaire, notre invité le passe à courir les ateliers d’artistes, « 60 à 70 % de mon temps, » d’aller à leur rencontre pour s’imprégner de leurs univers. Cette connaissance intime du milieu de la création, il est capable de la retranscrire dans un discours intelligible aux directeurs de la communication des entreprises. Et c’est bien là, tout l’enjeu de son travail. Intrigué par la réussite des projets menés par le jeune commissaire, Pierre Naquin demande alors : « Comment faites-vous pour que cela marche à chaque fois ? » et Gaël Charbau de répondre : « J’emmène tout le monde dans le projet et je les convaincs que c’est leur idée. […] Nous marchons ensemble dans la même direction mais sans connaître le résultat final. » Il prend alors pour exemple les Audi talents awards, fondés par la marque allemande « qui maîtrise sa communication » et d’illustrer sa force de conviction : « Le dernier projet que j’ai réalisé pour eux est “Parapanorama” au Palais de Tokyo, basé sur le travail d’un designer qui travaille uniquement avec du bois et de la visserie. […] L’exposition consistait en la construction de ces pièces, en direct avec le public, et j’ai réussi à emmener Audi dedans. Si cette histoire avait...

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