« Mathias Ary Jan »

Mathias Ary Jan ou l’art de la reconquête

Il est jeune et (très) tonique. Il est à la tête de l’événement le plus exclusif de la rentrée. Bref, il a pour mission de relancer la Biennale, ce parangon du grand goût en quête d’intensité. Une heure en compagnie de Mathias Ary Jan. Le plateau est international, la dialectique marchande. Pour sa première édition (depuis que sa fréquence est devenue annuelle), La Biennale Paris semble vouloir abandonner les vieilles rivalités pour se consacrer aux nouveaux enjeux. Placé sous le signe de l’excellence, ce vingt-neuvième opus pourrait être celui de la reconquête. Spécialiste des tableaux de la fin du XIXe et de l’école orientaliste, Mathias Ary Jan, qui préside désormais le Syndicat National des Antiquaires, en a fait sa priorité. La stratégie ? Réunir quelque 5.000 objets sous la verrière du Grand Palais, pendant huit jours, selon de nouveaux standards d’exigence… Le renouveau, donc, pour que ce rendez-vous très upper market reste l’événement le plus chic de la planète art. Et pour que les collectionneurs internationaux retrouvent (enfin) le chemin du grand négoce !   En dépit de son annualisation, la Biennale conserve son nom. N’est-ce pas un peu curieux ? La Biennale, c’est une histoire. C’est aussi un nom qui, au fil des ans, est devenu une marque. Une marque que nous souhaitons développer, une signature que nous allons dynamiser plus encore. C’est pourquoi détacher l’événement de son nom eut été, je pense, une erreur stratégique. Si, sémantiquement, il ne s’agit en effet plus d’une biennale, en revanche, stratégiquement, le terme reste très identifié. Il renvoie à un parcours, une histoire qui commence en 1956, à laquelle nous sommes très attachés. Et puis, le Paris-Dakar ne se court-il pas en Amérique du Sud ?   Si vous deviez, en trois mots, qualifier cette vingt-neuvième édition… Je dirais rigueur,...

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La Biennale Paris : le vent du renouveau

Nouvelle formule pour une foire historique. Cette année, La Biennale Paris entame sa renaissance dans le plus pur respect des traditions. À constater de visu au Grand Palais, jusqu’au 17 septembre. Le salon le plus huppé de la planète, fort de son héritage, s’ouvre vers de nouveaux horizons. « Confiance, confiance, confiance ! » Telle pourrait être, s’il en fallait une, la devise de cette 29e édition de la Biennale, ex-Biennale des Antiquaires, qui se tient actuellement au Grand Palais jusqu’au 17 septembre… Et ce n’est sûrement pas Christopher « Kip » Forbes, président de ce nouvel opus, qui prétendrait le contraire. « La Biennale Paris est la foire la plus importante dans son domaine en France et l’une des plus importantes au monde », affirme le milliardaire américain qui, cette année, succède à Henri Loyrette, l’ancien président du Louvre. « J’essaierai de conserver le niveau d’excellence établi par mes éminents prédécesseurs et j’espère contribuer à faire de cette édition de la Biennale la plus brillante ayant jamais existé ». Le pari est lancé… Christopher Forbes parviendra-t-il à le tenir ? Christopher Forbes, ambassadeur de choc En faisant appel cette année à une personnalité majeure du marché de l’art, le Syndicat National des Antiquaires, organisateur de l’événement, a fait le choix de la compétitivité. Dans le milieu, Christopher Forbes est en effet de ceux que l’on ne présente plus. Forbes, c’est avant tout un nom à la résonance planétaire, associé au magazine éponyme, l’une des principales revues financières américaines, connue pour son classement annuel des plus grandes fortunes mondiales. La renommée de l’homme d’affaires parle donc en sa faveur et au bénéfice des actions qu’il soutient. S’il fallait résumer le profil de Christopher Forbes, on pourrait dire que celui-ci correspond, à peu de choses près, à celui du parfait amateur d’art. Après...

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