« maîtres anciens »

Le marché des Old Masters

Entre une réalité souvent vrillée par les chiffres et la légendaire discrétion du négoce d’art, difficile d’apprécier la santé du marché des maîtres anciens. Si les dernières ventes londoniennes de juillet ont raflé la mise, qu’en est-il vraiment du segment Old Masters ? Enquête. Le marché est un drame… qui se nourrit de signes et de symboles. Chaque année, il se rejoue, dans une mise en scène parfaitement rodée, à l’occasion des grandes sessions d’enchères, des parutions de rapports et des dîners en ville. Suivant que les cours montent ou s’effondrent, que les taux soient au vert ou qu’ils virent au rouge, on pousse de grands cris d’orfraie ou, dans le murmure des salons, on se congratule, spéculant sur la bulle de l’art. Quant aux médias, ils observent la scène, s’empressant de relayer les ultimes passions de ce théâtre mondain. Pour le marchand Arnaud De Jonckheere, « ces chiffres cachent la réalité ». Ces chiffres, ce sont ceux des ventes aux enchères et des rapports, justement. Des indices nécessaires à l’objectivation d’un marché qui doit être analysé, commenté. Le problème, c’est que ces courbes sont aujourd’hui largement indexées sur quelques records, qui font le bonheur des grandes maisons de ventes, toujours enclines à sourcer de nouvelles œuvres. Les rapports, quant à eux, se fondent sur des ressources nécessairement lacunaires et doivent bien souvent leurs données du monde marchand au bon vouloir des syndicats professionnels. D’où cette dialectique gênante : les chiffres et les rapports cachent autant qu’ils révèlent. Le paradoxe est d’autant plus vrai dans un monde marqué par le secret, comme le souligne Bertrand Gautier, de la galerie Talabardon & Gautier : « Nous étions un métier basé sur une certaine notion du secret, et nous restons des gens discrets. Mais ces dix dernières années, le métier a...

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Résultat des ventes de maîtres anciens et de tableaux britanniques chez Sotheby’s

Les 8 et 9 juillet 2015, les ventes de maîtres anciens et de tableaux britanniques chez Sotheby’s Londres ont réalisé un total de 42,75 M£. La vente du soir du 8 juillet incluait d’importantes œuvres des collections du Castle Howard, dans le Yorkshire, tandis qu’un groupe de tableaux hollandais du XVIIe siècle menait la séance du lendemain. Parmi les lots phares, La Bocca della Verità de Lucas Cranach l’Ancien (1472-1553) a dominé la vente du soir en atteignant les 9,3 M£, suivi du Portrait of a boy, said to be the artist’s son, aged 8 (1652) de Ferdinand Bol, cédé pour 5,18 M£. Le lendemain, c’est Venice, The Grand Canal looking North-East from the Chiesa Degli Scalzi to the Cannaregio de Bernardo Bellotto (1722-1780) qui a mené la danse, adjugé à 473.000 £, soit près de quatre fois son estimation haute, suivi par Family portrait with husband, wife and two daughters de Pieter Codde (1599-1678), vendu pour 245.000, triplant ainsi son estimation haute. Alex Bell, directeur international adjoint et président associé du département de tableaux de maîtres anciens, a déclaré : « Alors que le marché pour les maîtres anciens et les tableaux britanniques continue d’évoluer, nous constatons qu’une base de collectionneurs toujours plus perspicace et internationale concourt pour acquérir des œuvres de plus en plus diversifiées....

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Christie’s reporte sa vente de maîtres anciens

En raison d’une protestation de l’élite irlandaise culturelle et politique, neuf toiles de maîtres anciens faisant partie de la collection d’une maison de campagne, majestueuse en son temps mais aujourd’hui risquant l’effondrement, ont été retirés de la prochaine vente de ce domaine organisée chez Christie’s le mois d’août, à Londres. Toutefois, si une proposition émise par des acheteurs irlandais ne prend pas un bon tournant, il est possible que les œuvres d’art signées de la main des grands maîtres Rubens, David Teniers Le Jeune et Francesco Guardi, quittent l’Irlande, un destin que les opposants à la vente prédisent comme étant un coup fatal porté au patrimoine artistique du pays. Au centre de cette affaire culturelle se trouve la Russborough House, un imposant manoir du XVIIIe siècle donné aux Irlandais il y a près de quatre décennies par le duc à qui appartenait une mine de diamants et d’or. Mais à cause d’un revers de fortune, le conseil de la fondation, qui organise des visites de cette bâtisse et ne peut pourvoir aux travaux de restauration nécessaires, a déclaré qu’il fallait vendre quelques pièces de ce patrimoine pour survivre. Mais la façon détournée dont la vente des neufs toiles chez Christie’s a été organisée, ainsi que la révélation des autres ventes d’œuvres d’art à des collectionneurs étrangers en dehors d’Irlande, comme au milliardaire ukrainien Leonard Blavatnik, a révolté les artistes, académiciens et politiciens du...

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Vente de maîtres anciens et dessins du XIXe siècle chez Artcurial

Le 27 mars 2015, Artcurial consacrera une vente aux maîtres anciens et dessins du XIXe siècle. La vente, qui se tiendra en parallèle du Salon du Dessin, sera animée par le commissaire-priseur et spécialiste Matthieu Fournier. Les lots proposés pourront être vus avant la vente, du 20 au 26 mars. Parmi les pièces proposées figure une sélection impressionnante de dessins du XIXe siècle provenant de la collection de Henri Bénézit et incluant 21 dessins de Delacroix, trois de Géricault, trois de Corot et bien d’autres de Daumier, Millet, Ingres ainsi que Puvis de Chavannes. La vente inclura également une autre collection comprenant à peu près 30 dessins, la plupart des écoles italiennes des XVIe au XVIIIe siècles. Parmi les œuvres, on peut citer : un dessin de Giuseppe Piattoli, Simon de Cyrène portant la croix, qui devrait atteindre 5.000€ – 7.000€. D’autres importants lots comprennent un livre de 60 dessins de Hubert Robert, créé à Rome entre 1754 et 1765 et à Paris entre 1765 et 1770, sa vente devrait atteindre 60.000 € – 80.000...

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Christie’s réalise sa plus mauvaise vente de maîtres anciens depuis 2002

La vente de peintures de maîtres anciens, organisée par Christie’s New York le 28 janvier 2015, a réalisé un résultat de 9,1 M$, soit moins d’un quart de l’estimation haute attendue qui s’élevait à 39 M$. Il s’agit du plus mauvais résultat obtenu par Christie’s depuis 2002 pour cette traditionnelle vente de maîtres anciens de janvier. Sur les 54 lots mis à la vente, 32 n’ont pas trouvé preneur. Selon le marchand Salomon Lilian, qui a évoqué cette vente auprès d’artnet News : « Les estimations étaient tout simplement trop hautes […]. Bon nombre de ces œuvres étaient connues sur le marché, puisqu’elles avaient notamment été exposées à la TEFAF.» Des œuvres signées de la main de Pieter Brueghel II, Guido Reni, Canaletto, Pieter Claesz et Theodor Rombouts font ainsi partie des invendus ; à l’instar du Garçon pelant un fruit, toile attribuée au Caravage, dont l’insuccès peut être dû aux récentes controverses autour de son authenticité. Une peinture de Salomon van Ruysdael, Patineurs sur un fleuve gelé et une huile sur toile de Jean-Antoine-Théodore Giroust, intitulée Mademoiselle d’Orléans prenant une leçon de harpe, ont atteint les prix les plus élevés de cette vente ; toutes deux ont été adjugées pour un montant d’ 1,4...

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