« maisons de ventes »

L’art aux enchères : 30 milliards d’euros

L’autorité française de régulation des enchères publiques édite chaque année son « rapport ». L’occasion de se pencher sur la vitalité du marché, de New York à Paris. Le point sur le secteur très lucratif de l’art et des objets de collection. Le monde est bipolaire… L’affaire n’est sans doute pas nouvelle, elle est simplement aujourd’hui confirmée par le dernier Rapport d’activité du Conseil des ventes volontaires, autorité de régulation des enchères publiques en France, qui livrait cet été ses conclusions pour l’année 2015. C’est ainsi… D’un côté, les États-Unis et la Chine, générant à eux-seuls les deux tiers de l’activité mondiale des ventes aux enchères, soit 66,2 % du très lucratif secteur « Art et objets de collection » ; de l’autre, le reste du monde. Et comme rien n’est simple au royaume de la finance, l’écart entre les deux géants se creuse cette année encore davantage. Alors que le produit de vente accuse une envolée de 20,8 % chez l’Oncle Sam, grimpant de 9,27 milliards d’euros en 2014 à 11,2 en 2015, l’Empire du Milieu se tasse avec 8,68 milliards d’euros en 2015, soit – 0,6 point. À la hausse, les États-Unis représentent donc désormais 37,3 % du marché mondial, alors que la Chine, en phase d’ajuste­ment depuis 2013, un peu à la traîne, compte pour 28,9 %. Bref, le marché de l’art des ventes aux enchères, aujourd’hui, c’est quelque 30 milliards d’euros, dépensés aux quatre coins de la planète en tableaux flamands, en commodes estampillées XVIIIe, en céramiques d’époque Ming… Autant dire que depuis 2009, selon les chiffres brassés par le Conseil des ventes, les montants adjugés sur le second marché ont plus que doublé, prenant + 126 %. Seule ombre au tableau, la molesse enregistrée entre 2011 et 2012, léger coup de mou en partie...

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La collection de l’artiste Pol Bury en vente chez Christie’s Paris

Le 8 décembre 2015, Christie’s Paris dispersera les œuvres de l’artiste belge Pol Bury. Cet ensemble unique se compose de 33 œuvres issues de la collection personnelle de Pol et Velma Bury, et est estimé à 1,5 M€. Les lots proposés couvrent toutes les différentes périodes de l’artiste, de ses premières sculptures en bois créées au début des années 1960 à ses dernières créations en laiton de 2000. La collection dévoilera également certaines pièces maîtresses de l’artiste telles que 49 boules sur un plan (1966) estimée entre 200.000 et 300.000 € ainsi que des œuvres plus accessibles telle que Mondrian miroir (1984) estimée entre 25.000 et 35.000 €. « Avoir la chance travailler aux côtés de Velma Bury est une occasion rare. Elle nous offre, aujourd’hui, la possibilité de présenter l’ensemble le plus exceptionnel d’œuvres de Pol Bury jamais passé aux enchères », a déclaré Laetitia Bauduin, directrice du département Art Contemporain. « Nous sommes persuadés que les œuvres de Pol Bury vont susciter un grand intérêt parmi nos collectionneurs du monde entier.» Suite à la récente exposition « Pol Bury, Instants Donnés, 50 ans de sculpture », organisée par la Fondation EDF qui s’est tenue entre avril et août 2015, la vente de Christie’s honore à nouveau l’artiste et souligne à la fois l’importance de son travail et sa réputation...

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Vente d’arts décoratifs chez Sotheby’s Paris

Du 4 au 5 novembre 2015, deux ventes dédiées aux arts décoratifs auront lieu chez Sotheby’s à Paris. La première vacation du 4 novembre met à l’honneur des objets d’orfèvrerie européens : une terrine plaquée en argent par le célèbre orfèvre Robert-Joseph Auguste, une exceptionnelle pomme à parfum (pomander) au poinçon de Dijon (1683) ou encore une théière vers 1740 au rare poinçon de Tirlemont près de Liège. La pièce phare de cette vacation, estimée 150.000 à 200.000 €, est un Surtout en vermeil par Jean-Baptiste-Claude Odiot, Paris, (1819-1826), aux armes de Ferdinand IV, roi de Naples et des Deux-Siciles. La section du mobilier constituera la seconde vacation du 5 novembre, avec des pièces prestigieuses tel qu’un cabinet allemand du milieu du XVIIe siècle en plaquage d’ébène et d’ivoire attribué à l’ébéniste d’Augsbourg, Melchior Baumgartner; une commode ovale d’époque Louis XIV attribuée au célèbre ébéniste du roi, André-Charles Boulle, estimée 800.000 à 1,2M € dont le passage sur le marché constitue une rare opportunité, sans compter que le lot symbolise la naissance de la commode, meuble du XVIIIe siècle par excellence. Plusieurs bronzes français et italiens Renaissance et baroques constituent la section sculptures, une Vénus accroupie en bronze du XVIIe siècle réalisée d’après un marbre antique est estimée 40.000 à 60.000 €, une autre copie en bronze se trouve à la Wallace Collection de...

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Phillips s’installe sur eBay

Le 4 septembre 2015, eBay a annoncé un partenariat avec la maison de ventes Phillips et le lancement de sa plateforme de ventes en ligne. Ce partenariat s’iscrit dans une dynamique de développement de Phillips, afin d’acquérir de nouveaux clients, alors que les client d’eBay voient leur accès à l’art facilité depuis quelques temps. La première vente diffusée en ligne, intitulée « New Now », aura lieu le 17 septembre à New York et sera dédiée à l’art contemporain. selling contemporary art. L’outil digital permettra aux acheteurs du monde entier d’accéder à la vente. Linda Campbell, responsable de la branche Art & Objets de collection d’eBay a déclaré : « Nous sommes ravis de nous associer à une maison de ventes si respectable […] fondée il y a 200 ans, Phillips […] propose les ventes d’art contemporain les plus plus prestigieuses et nous sommes heureux de pouvoir les rendre accessibles à l’ensemble de notre communauté eBay à travers le monde ainsi qu’aux clients de Phillips....

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Art in the 90’s : la crise du marché de l’art

Alfred Marshall affirmait dans son ouvrage Principles of Economics : « Il est impossible d’évaluer des objets tels que des tableaux de maître […] puisqu’ils sont uniques dans leur genre, n’ayant ni équivalent ni concurrent ». L’art a toujours constitué un objet d’étude ambigu pour les économistes de par son caractère atypique : les objets d’art présentent une utilité marginale croissante (cela signifie que la satisfaction ressentie augmente avec la consommation, ce qui n’est pas le cas pour les autres types de biens) et un fort degré d’incertitude sur la valeur. Un des éléments nécessaires à la compréhension de la crise des années 1990 est qu’elle est révélatrice d’un changement du regard porté sur l’art : celui-ci n’est plus considéré comme un domaine indépendant de l’économie mais comme un secteur d’investissement potentiel. Les années 1980 : un contexte macroéconomique favorable à la spéculation Le marché de l’art a commencé à se mondialiser après la Seconde Guerre mondiale : les États-Unis en sont devenus une place importante et les prix ont commencé à augmenter. Cependant, c’est à partir des années 1980 que les prix ont connu une croissance significative. À cette époque, les marchés financiers bénéficiaient de beaucoup de liquidités et l’économie enregistrait une période de croissance après la récession post-chocs pétroliers. Or il existe un lien entre la croissance d’une économie et le marché de l’art : une augmentation du PIB invite les investisseurs à placer leurs fonds sur le marché de l’art dans le but de diversifier leurs actifs ou par pur intérêt artistique. En outre, les investisseurs japonais ont commencé à intervenir sur le marché de l’art en tant qu’acheteurs, favorisés par un yen fort et une économie florissante. Le montant des importations japonaises de peintures durant la période s’élève à environ 20 Mrds de francs, soit un peu plus de...

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