« Loi Aillagon »

Crowdfunding culturel : adopte Ginette !

C’est le nom de la girafe, utilisée par le musée d’Histoire Naturelle de Lille, en 2015, pour lancer une opération de financement participatif. L’occasion de se pencher sur le crowdfunding culturel. C’est un peu dur à prononcer… « Crowdfunding ». Et puis, surtout, on ne sait pas trop ce que ça veut dire. Littéralement, on serait tenté de traduire par  « financement par la foule ». Pas très glamour, mais explicite. Le « financement participatif », donc, est une locution dans l’air du temps, comme l’économie collaborative ou le peer-to-peer. En tout cas, ce nouveau mode de financement a permis de collecter, l’an passé – selon le baromètre de l’agence CompinnoV -, près de 300 millions d’euros. Deux autres chiffres, histoire de prendre la mesure du phénomène ? 2,3 millions de Français ont financé un projet en crowdfunding depuis le lancement des plateformes, permettant ainsi le financement de près de 18.000 projets en 2015. Et la méthode s’applique à tous les secteurs, de l’immobilier à la santé, en passant par l’environnement. Pas mal, non ? L’idée est simple… On peut d’ailleurs se demander pourquoi, diable, n’y a-t’on pas songé plus tôt. Car voilà, cette nouvelle manière de lever des fonds repose tout bêtement sur un volume massif de contributeurs, majoritairement des particuliers, proposant souvent de faibles montants. Leur mise en relation via Internet, renforcée par la viralité des messages sur les réseaux sociaux, très vite fait grossir la cagnotte. Accessibilité, transparence des transactions, solidarité… Le modèle a tout pour plaire. À tel point qu’on lui a même inventé une devise : « love money ». Pour un crowdfunder, la motivation principale est bien  « l’aide à projet », sous la forme d’un don ou d’un prêt, plus rarement la promesse d’un  « retour sur investissement ». L’exercice de la...

Tags : , , , , , , ,

Le mécénat culturel au beau fixe

L’Admical, l’association qui encourage en France la pratique du mécénat auprès des entreprises, livre dans son « Baromètre » les chiffres-clés pour 2016. Un détour par le rayon Culture.   Environnement, santé, éducation… et puis culture. Le mécénat, depuis la loi du 1er août 2003, dite « loi Aillagon », est devenu en France un sport national qui ratisse large. Pour s’y retrouver, dans le maquis des subtilités juridiques et fiscales, et pour survivre dans la jungle des options stratégiques, il fallait une instance ad hoc. Ce sera l’Admical, une association créée en 1979, qui aujourd’hui diffuse en France la pratique du mécénat auprès des entreprises. Un carrefour majeur, donc, qui agrège les mécènes auprès des pouvoirs publics et dont la force est d’être tout à la fois un observatoire de tendances et un organisme de formation. Bref, un club expert comptant près de 200 membres, où les professionnels du fundraising et du mécénat cultivent leur engagement en réseau. Au cœur de cet écosystème, pour en observer les variations (d’intérêt, de budget…), on a imaginé une grenouille un peu high-tech. Une étude barométrique menée par l’Admical, tous les deux ans depuis 2006, avec le concours de l’institut CSA. Histoire d’évaluer « le temps qu’il fait » au pays du mécénat d’entreprise. L’occasion aussi de se risquer à quelques prévisions. Et cette année, c’est grand soleil ! Les chiffres-clés 2016, dévoilés en mai dernier par l’association, ont de quoi réjouir son président, François Debiesse. Pour la première fois depuis six ans, la France enregistre une montée significative des chiffres du mécénat. Les entreprises mécènes sont en effet de plus en plus nombreuses (170.000 environ) et sont aussi… plus généreuses. Le budget alloué à leurs actions s’élève désormais à 3,5 milliards d’euros (2,8 milliards en 2014, soit + 25 % en deux ans). « La société...

Tags : , , , , , ,

L’Italie vote une nouvelle loi afin de promouvoir le mécénat artistique

Une nouvelle loi vient d’entrer en vigueur en Italie afin de promouvoir le mécénat artistique et mettre le pays sur la même ligne que ses homologues européens. C’est surtout la « loi Aillagon », par laquelle la France entendait se doter d’un dispositif attrayant, qui aurait inspiré les Italiens. Baptisé « Art Bonus », ce décret a pour but d’inciter les capitaines d’industrie à investir dans l’art grâce à des déductions fiscales. « Art Bonus » récompense les mécènes pour leurs dons indépendants destinés à la restauration d’œuvres, en les récompensant avec un crédit d’impôt de 65 %, déductible sur trois ans. Durant une conférence de presse, le ministre italien de la Culture, Dario Franceschini, a déclaré que cette nouvelle loi « révolutionnerait la relation entre les secteurs publics et privés sur le plan culturel....

Tags : , , , , , ,

Ad.