« Lee Ufan »

Lee Ufan chez Le Corbusier

Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Couvent de la Tourette conçu en 1953 par Le Corbusier accueille dans le cadre de la Biennale de Lyon, Lee Ufan. Écriture minimaliste et rapport sensible à l’espace… Après Versailles en 2014, l’artiste se confronte à l’austérité du célèbre couvent des Dominicains. Rencontre.   Né en 1936, l’artiste coréen s’installe au Japon en 1956 et entame des études de philosophie occidentale. Il est l’un des principaux protagonistes et théoriciens du mouvement Mono-ha (« L’école des choses ») apparu en 1968 et au sein duquel il prône l’association, sans les modifier, d’objets manufacturés avec des éléments de la nature. « Il faut que nous sachions observer le monde tel quel et non le transformer par le truchement d’une représentation qui le dresse contre l’homme », écrit-il en 1969 dans la revue Critique du design. Depuis, Lee Ufan œuvre ainsi, sans concession, dans la mise en relation des lieux et des matériaux, créant des dialogues toujours renouvelés entre le fait et le non-fait. Son engagement sculptural se retrouve dans ses peintures aux larges empreintes colorées. Pour chaque exposition, l’artiste rappelle la nécessité d’intervenir in situ pour observer et se mettre en résonance avec l’espace. Lee Ufan a ici créé une série d’installations, dont certaines ont la particularité d’être des constructions éphémères, à l’image de la chambre en papier japon dressée au milieu des piliers de béton…   Dans ce lieu marqué par un geste architectural fort, quel a été votre parti pris pour faire dialoguer vos œuvres avec Le Corbusier ? L’idée que l’œuvre d’art soit un lieu de médiation entre l’intérieur et l’extérieur préexiste depuis longtemps dans mon travail. Toutes mes œuvres ont donc été pensées en fonction des espaces et du rapport entre l’intérieur et l’extérieur, que Le Corbusier a su aussi parfaitement créer...

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Un couple de galeristes et de faux Lee Ufan

Selon Le Journal des Arts, trois nouvelles arrestations auraient eu lieu dans la cadre d’un trafic de fausses œuvres de Lee Ufan. C’est à Séoul, en Corée du Sud, qu’un couple de galeristes et un faussaire ont été arrêtés. Il leur est reproché d’avoir produit et commercialisé une quarantaine de fausses œuvres de l’artiste Lee Ufan, lauréat du Praemium Imperiale en 2001. En juin dernier, un autre galeriste avait été inculpé, alors que Lee Ufan niait le caractère contrefait des œuvres. Les contrefaçons portent sur des pièces tirées des séries « From Point » et « From Line...

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Pace Gallery accueille une exposition de Lee Ufan

La Pace Gallery de Hong Kong (Chine) a annoncé qu’elle allait accueillir sa première exposition personnelle de l’artiste d’origine coréenne Lee Ufan, du 20 novembre 2015 au 9 janvier 2016, au pavillon des loisirs et divertissement du 15C. L’exposition présentera les nouvelles œuvres de l’artiste Lee Ufan. Né en 1936 à Kyongsang-namdo en Corée, il a émergé comme l’un des fondateurs et principaux défendeur de l’avant-garde Mono-ha («School of Things») dans les années 1960, qui constituait l’un des premiers mouvements d’art contemporain internationalement reconnus du Japon et rejetant les notions occidentales de représentation en se concentrant sur les matériaux, leur perception et les interactions entre espace et matière. Lee Ufan crée des œuvres sculpturales, seulement à partir de l’acier et la pierre. En 1970, l’artiste a déclaré : « Le plus haut niveau d’expression n’est pas de créer quelque chose à partir de rien, mais plutôt de pousser quelque chose qui existe déjà, afin que le monde apparaisse plus vif.» Lee Ufan a fait l’objet d’une rétrospective au musée Solomon R. Guggenheim en 2011, et a plus récemment créé douze installations spécialement conçues pour le Château de...

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Lee Ufan à la Lisson Gallery

Du 25 mars au 9 mai 2015, la Lisson Gallery à Londres accueillera une exposition des nouvelles œuvres de l’artiste sud-coréen Lee Ufan. Souvent décrit comme un artiste minimaliste, Ufan utilise les plus petits gestes possibles pour créer un maximum d’effet. Sa série de peintures la plus récente, Dialogue, se compose de toiles où l’artiste ne dépose qu’une trace de pinceau. Elle s’est développée au fil du temps, l’artiste s’éloignant de son habituelle palette de gris pour oser de nouvelles expériences avec des couleurs profondes, telles que le bleu ou le rouge. Lee Ufan mélange à sa peinture des pierres finement broyées, créant ainsi une connexion entre ses grands formats et les installations qui sont également exposées, dont le grand rocher installé devant une toile vide n’est qu’un exemple. Lee Ufan a commencé à se faire connaître à la fin des années 1960 en jouant un rôle important au sein du groupe Mono-ha (Object School), premier mouvement japonais d’art contemporain à gagner une reconnaissance internationale. Ce groupe rejetait les codes de représentation occidentaux, faisant primer les relations entre les matériaux et la perception sur l’expression ou...

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Lee Ufan à Versailles

Versailles, le 29 novembre 2013, Art Media Agency (AMA). L’artiste minimaliste coréen Lee Ufan investira le château de Versailles en 2014, a annoncé sa galerie parisienne, Kamel Mennour. Après Jeff Koons, Takashi Murakami, Joana Vasconcelos et Giuseppe Penone, c’est Lee Ufan qui aura le privilège d’investir les jardins de la résidence royale. Proche de l’Arte Povera italien, Lee Ufan est l’artiste théoricien du mouvement d’avant-garde japonais Mono-Ha (l’école des choses), qui s’est développé dans les années 1970. L’artiste faisant désormais partie des acteurs majeurs de la scène contemporaine s’est vue consacrer une grande exposition monographique au prestigieux Solomon R. Guggenheim de New York et est présenté jusqu’au 25 janvier 2014 à la galerie parisienne de Kamel Mennour. Ses œuvres sont uniques et relèvent pour certaines de l’installation d’éléments naturels (pierres provenant de lits de rivière) au cœur d’un environnement humain (musées, galeries), ce qui lui permet de critiquer les objets modernes. Lee Ufan joue également sur le vide et le plein, le fait et le non fait, et dans ses œuvres sur toile, son travail se concentre essentiellement sur le point et la ligne. Il décrit longuement ses œuvres et son mode de travail dans de nombreux essais. Le commissariat de l’exposition sera assuré par Alfred Pacquement, qui quitte la direction du musée national d’Art moderne fin décembre...

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