« La Vitrine.am »

Isabelle Capron : l’échappée belle d’une collectionneuse

Collectionneuse et vice-présidente internationale de la marque Icicle Shanghai Fashion Group (Icicle), Isabelle Capron est une figure de la mode et du luxe ainsi que l’une des douze participantes de l’exposition « Femmes de tête, Femmes esthètes », à La Vitrine am (Paris) du 13 octobre au 11 décembre 2015. À cette occasion, Pascale Cayla et Virginie Epry, fondatrices et dirigeantes de cet espace d’exposition hybride, proposent douze regards de collectionneuses — à travers douze artistes choisis par elles — pour représenter leur sensibilité. « Femmes de tête, Femmes esthètes » est la première édition d’un cycle annuel d’expositions de femmes collectionneuses de toutes cultures et de tous pays. Avec Black Energy (2007) de David Malek, Isabelle Capron livre une part d’elle-même que Art Media Agency est allé recueillir. Pouvez-vous présenter votre parcours ? Je travaille depuis plus de 30 ans dans le domaine des business créatifs. J’ai rejoint HEC, la business school majeure en France, bien qu’attirée auparavant par les Beaux Arts. Je me définis comme une femme d’affaires, créatrice d’univers pour les marques. Par exemple, avec Fauchon — dont j’ai été directrice générale de 2004 à 2012 –, j’ai effectué un repositionnement total de la marque à travers une forte dimension artistique. À cette occasion, j’ai fait appel à différents talents, qu’il s’agisse d’architectes, de directeurs artistiques ou de  graphistes pour rénover entièrement le design général de la marque. Quelle est la place de l’art chez Icicle ? Premièrement, le très bel immeuble  — début XXe siècle  — dans lequel nous travaillons. Il abrite un centre de design, avec un fashion studio et un atelier de couture. Cela constitue le point de départ d’une expansion internationale, avec un projet de showroom et d’extension de bureaux. C’est donc un projet assez innovant. Pour l’instant, nous n’avons pas beaucoup d’œuvres d’art sur nos murs mais...

Tags : , , , , , , , , , ,

Interview de Pascale Cayla

Paris, le 19 juillet 2012, Art Media Agency (AMA). Art Media Agency a interviewé Pascale Cayla, co-directrice et fondatrice de l’Art en direct, agence spécialisée en communication par l’art contemporain pour les entreprises. L’art devient un outil de communication pour la reconnaissance d’une entreprise ou d’une marque. AMA : Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ? Pascale Cayla : Ma passion pour l’art commence devant une œuvre d’André Lhote, mon premier électrochoc artistique. À partir de ce moment, je passe autant de temps sur les bancs de Drouot que dans mon école de communication. Lorsqu’avec ma sœur Virginie, nous finissons nos études, nous décidons de nous engager dans le domaine artistique en cherchant de nouvelles façons d’exercer ce métier et en développant de nouveaux terrains où l’art n’existe pas. Notre démarche a toujours été d’aller vers des nouveaux publics, de trouver de nouveaux vecteurs pour promouvoir l’art et les artistes, de jouer sur les décalages. AMA : Comment êtes vous arrivé à l’Art en Direct et à votre association avec Virginie Epry ? PC : Dans les années 1990, l’entreprise est une entité qui n’a pas encore pris ses marques avec l’art, qui ne l’utilise pas comme outil de communication. Nous décidons donc de les ouvrir à l’art pour développer leur capacité d’innovation, pour leur donner un supplément d’âme, et aussi d’utiliser l’art comme outil de « premiumisation ». L’Art en direct est né. Le rôle de l’Art en direct est de créer des actions culturelles qui soient en cohérence avec la culture d’entreprise et d’apprendre aux entreprises à capitaliser sur ces initiatives. Nous inventons des stratégies adaptées à leurs besoins, qui peuvent être de développer la marque employeur (attirer et fidéliser les talents), ou d’enrichir leurs collaborateurs Nous accompagnons les entreprises dans les réseaux de la culture dont elles ne connaissent pas forcément les codes. Et tout cela dans cette...

Tags : , , , , , , ,

Ad.