« internet »

Ready Art, « le Hermès de la scène artistique française »

Fondé en 2015, Ready Art pourrait bientôt devenir l’outil indispensable aux collectionneurs qui, sur le Net, souhaitent aller à la rencontre de la scène contemporaine française. Sélectif, le site permet de croiser artistes et galeries… triés sur le volet. La plateforme Ready Art ambitionne de présenter les meilleurs artistes de l’actuelle scène française aux internautes de tous les pays. Les fondateurs de ce beau projet, Tristan Vyskoc et Albane Rouvière, sont issus de l’univers de la finance, mais ont toujours entretenu un lien particulier avec l’art contemporain. Ils sont collectionneurs eux-mêmes, Tristan Vyskoc étant également artiste. Où l’on reparle de stratégie et de création artistique, de collection et de start-up…   Qu’est-ce qui, au départ, vous a donné envie de lancer le site Ready Art ? Tristan Vyskoc : Nous avons tous les deux travaillé dans le conseil pendant quinze ans. Nous avons vendu notre entreprise en 2014 et nous avions très envie de travailler dans le milieu de l’art. Nous avions déjà investi dans des sites internet liés à l’art, comme Artips ou Barter. Parallèlement, nous avons toujours été collectionneurs et je suis également artiste. Nous avons constaté que les artistes de notre entourage proche avaient du mal à être représentés sur le Web. Nous avons donc cherché un modèle économique viable avec un positionnement très affirmé. Nous avons travaillé pendant douze mois avant de lancer Ready Art, en février 2016. Nous ne voulons montrer que la scène française et la porter à l’international, dans l’idée de devenir dans cinq ans le leader sur le Web de la scène française. Beaucoup de gens nous ont dit que nous étions « fous » et que nous n’y arriverions pas… Albane Rouvière : Notre site met en avant la scène artistique française, mais notre spectre est assez large. Il s’agit d’artistes français,...

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Fusion entre Paddle8 et Auctionata

Les maisons de ventes aux enchères en ligne Paddle8 et Auctionata ont annoncé un projet de fusion ce jeudi 12 mai 2016. Spécialisées dans le secteur de la vente d’objets d’art en ligne, les deux entreprises bénéficient d’une bonne expérience et font partie des acteurs de premier plan de ce marché. Un projet initié il y a trois mois dont les détails n’ont pas encore été révélés — de même que le nom de la marque principale. On sait toutefois que cette fusion devrait se concrétiser sous la forme d’un swap d’actions. Derrière les leaders du marché que sont Christie’s, Sotheby’s et Art Heritage, Paddl8 et Auctionata étaient classées dans le dernier rapport Hiscox respectivement 5e et 9e. À elles deux, elles ont réalisé un volume de ventes de 140 M$ en 2015 et comptent près de 800.000 utilisateurs. Une fusion qui va réunir les trois entreprises que sont Auctionata, Paddl8 et ValueMyStuff qui présenteront les mêmes objets sous un branding différent réparti selon leurs zones géographiques d’origine — à savoir Paddle8 en Amérique du Nord, ValueMyStuff au Royaume-Uni, Auctionata pour l’Europe continentale. Dans une interview accordée à Art Media Agency, le directeur exécutif d’Auctionata, Alexander Zacke a précisé que les bases clients et le sourcing des œuvres seraient partagés entre les trois marques. Le leadership du groupe devrait être partagé entre Londres et New York avant d’installer un siège social unique d’ici un an, probablement à New York. L’ancien COO de Paddle8, Osman Khan, devrait retrouver les fonctions de COO pour la nouvelle marque tandis qu’Alexander Zacke deviendra CEO monde, et Alexander Gilkes sera à la tête d’une nouvelle division dédiée à l’innovation. Alexander Zacke et Aditya Julka, l’un des fondateurs de Paddle8, ont déclaré vouloir se concentrer sur le « middle market », qui représente les objets...

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Le mot oublié d’Internet

L’artiste Julia Weist a récemment créé une oeuvre originale, Reach, consistant en un seul mot, placardé sur un panneau d’affichage placé le long du Queens Boulevard de New York. Ce mot — parbunkells — qui correspondrait à un terme technique utilisé dans la marine, était désuet depuis le XVIIe siècle, et surtout, n’apparaissait nulle part sur Internet jusqu’alors. Julia Weist a donc décidé d’accompagner ce panneau d’une page Internet — la seule où l’on pouvait trouver le terme parbunkells — dans laquelle l’artiste insistait sur sa volonté de préserver son unicité. Son projet ? Créer une unique occurrence sur la toile. Reach était le premier projet inscrit à l’espace public de Julia Weist, pour lequel elle a fait appel au collectif 14X48, permettant la réutilisation de panneaux vacants pour divers projets d’art public. Cependant, malgré la volonté de l’artiste de créer une occurrence unique, le processus habituel, propre à Internet, s’est opéré, et le mot, au fur et à mesure des citations, s’est vu démultiplié, réapproprié et largement diffusé.  Cette œuvre pourrait être mise en rapport avec un projet auquel Julia Weist a participé en 2015, avec une dizaine d’autres artistes, intitulé Art in the Age of Social Media, au Sotheby’s Institute de Los Angeles. Il s’agissait d’une enquête sur les pratiques relatives au web et l’impact de celui-ci sur nos modes de vie. Après avoir étudié à la Cooper Union School of Art, Julia Weist a suivi un Master of Library & Information Science au Pratt Institute. Depuis 2006,  elle a donné de nombreuses performances et expositions notamment au Museum of Modern Art d’Anvers, en Belgique ; au Goethe Institut de New York ; ainsi qu’à la Bruce High Quality Foundation de...

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Du mur à la toile : entretien avec Ulrich Delépée, fondateur d’Artsuggest

Passionné d’art contemporain depuis de longues années, Ulrich Delépée a franchi le cap en 2010, faisant de sa passion son activité professionnelle. Ses connaissances et sa culture du monde de l’art et son dynamisme lui ont permis de créer la plateforme de vente en ligne Artsuggest.com spécialisée dans le domaine de l’art contemporain urbain. AMA a rencontré le jeune entrepreneur. Comment vous-êtes-vous lancé ? Collectionneur à la base, j’ai pu acquérir beaucoup d’œuvres, et à un moment donné, j’ai eu envie de faire tourner ma collection, et j’ai commencé à en faire commerce. J’ai créé mon entreprise en 2009, et en 2010, j’ai lancé ma galerie en ligne avec pour objectif de toucher un large panel de collectionneurs, j’étais alors un des premiers en France. Aujourd’hui, mon site attire une clientèle en partie française mais surtout internationale. Alors que je n’étais à l’origine pas spécialement attiré par le Street Art, j’ai pu voir quelques expositions dédiées à ce mouvement, les thèmes abordés et l’énergie qui se dégageaient des pièces exposées m’ont tout de suite intéressé au point de me convaincre de les collectionner et d’en proposer de facto à la vente. Aujourd’hui je propose principalement des éditions, des multiples, ou des œuvres sur papier via mon site. J’ai constaté au fil du temps que les collectionneurs avaient besoin d’un contact réel avec certaines œuvres originales telles que les toiles, ce qui me permet de dire que les galeries ont encore de beaux jours devant elles (rire), Internet ne pourra jamais en cela les remplacer. Il existe toutefois un marché réel pour certaines pièces sur Internet. Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce mouvement ? Je suis un passionné de lettrage, j’aime chercher le sens d’un message écrit, mais je m’intéresse également aux formes du lettrage telle que la typographie. Je pourrais me concentrer uniquement...

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Lancement de la KOCHI Gallery

Profitant du développement du commerce de l’art en ligne, ainsi que de celui du street art, Emmanuel Tiberghien — qui travaillait lors des quatre dernières années dans une banque d’investissement en Asie —, vient de créer une galerie d’art sur Internet spécialisée dans l’art urbain, la photographie et la bande dessinée. Alors que la KOCHI Gallery fait son apparition sur un marché jeune et porteur, son fondateur veut promouvoir une démarche différente, moins formelle que ce qui est de rigueur dans nombre de galeries physiques, avec pour slogan « Serious Art Gallery Not Taking Itself Too Seriously » (une galerie d’art sérieuse qui ne se prend pas au sérieux). La galerie propose des œuvres uniques d’artistes reconnus et...

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