« installation »

« L’assemblage informe », nouvelle tendance internationale

Une nouvelle scène artistique se développe, de New York à Berlin. Les œuvres ? D’étranges assemblages composés de matériaux hétérogènes, sculptures instables et ambigües, relevant parfois du joyeux bricolage post-duchampien. AMA s’est demandé pourquoi leur réception, en France, est plus mitigée qu’ailleurs. Décryptage. Du plastique coloré dégouline jusqu’à se raccrocher à un morceau de bois pour éviter de s’écraser au sol. Des formes indéfinies composées de matériaux hétérogènes, des créatures tubulaires punks, des machines nouvellement obsolètes raccordées à des structures géométriques investissent l’espace… Peut-être avez-vous déjà croisés ces œuvres au détour d’une jeune galerie ou d’une foire. Qu’êtes-vous en train de regarder ? Une histoire de notre société, la rencontre de matériaux, tout autre chose ? La proximité avec notre environnement visuel complexifie-t-elle la mise à distance facilitant la compréhension de ces œuvres ? La « nouveauté » de ces formes esthétiques perturbent-elles nos habitudes ? À l’image des dadaïstes et du mouvement Fluxus, ces artistes échappent pour le moment aux classifications. Leurs œuvres en apparence absconses arborent des formes et développent des propos très divers, tout en se référant à des mouvements artistiques variés. Des points de contact permettent cependant de saisir ce qui se joue devant nous et de dessiner une nouvelle scène artistique. Nés dans les années 1980, ces artistes font partie de la même génération. Étudiants au milieu des années 2000, alors qu’explose Internet et la mondialisation, ils intègrent le milieu professionnel en pleine crise économique, sociétale, écologique, politique… Leur société est globale, ouverte tout en étant violente et dystopique. Ambivalente, tout et rien n’y est possible. Leurs productions s’apparentent à des assemblages, associés – pour ceux qui nous intéressent – aux notions d’hétérogénéité, de matérialité, d’informe. Ces artistes ne se focalisent pas sur un médium, ils piochent dans le panel de matériaux qui les entourent, comme le firent notamment Pablo Picasso...

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Oscar Tuazon ou la nécessité de la sculpture

C’est cette année Oscar Tuazon qui investit la place Vendôme dans le cadre de la programmation Hors les Murs de la FIAC. À partir de segments de canalisation en polyéthylène – habituellement employés pour la gestion des eaux –, l’artiste américain a travaillé sur un (très) grand format. Explications. À travers des matériaux usuels ou simples, Oscar Tuazon mène des expérimentations – souvent connectées à l’environnement direct. Une pratique qui lui permet de pointer l’attention sur les questions écologiques qui lui sont chères. Ici, la thématique de l’eau, en lien avec l’histoire de Paris, où l’artiste a vécu quelques années. Tuazon développe sa sculpture selon un mode singulier : tout autant focalisé sur le matériau que nourri de son rapport au texte et à l’écriture. Aujourd’hui représenté à Paris par la galerie Chantal Crousel, Oscar Tuazon a vécu dans la capitale dans les années 2000 et a été le cofondateur de la galerie Castillo/Corrales, dans le quartier de Belleville, avec les critiques Thomas Boutoux, François Piron et Benjamin Thorel. Cet espace de recherches, aujourd’hui fermé après huit ans d’existence, a toujours mêlé expositions et écrits, débats et éditions. C’est Oscar Tuazon qui avait d’ailleurs trouvé le nom du lieu, inspiré des combats de boxe. Désormais, le plasticien vit à Los Angeles, mêlant toujours un travail viscéralement physique à un rapport quotidien au texte, à l’écriture, à la poésie. Pour cette carte blanche qui lui a été offerte place Vendôme, à Paris, il précise pour Art Media Agency avoir immédiatement pensé à « un monument horizontal. Un monument à échelle humaine, que l’on peut parcourir. Comme Gustave Courbet, qui avait appuyé l’effort de démolition de la colonne Vendôme à l’époque de la Commune, je la préfère dans ce sens. C’est un monument ad hoc pour l’eau, dans une ville qui...

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Future\Pace : un partenariat stratégique

En combinant la galerie et l’expertise curatoriale de Pace London, l’expérience culturelle de Futurecity et les énergies collaboratives d’un groupe international d’artistes, le nouveau partenariat stratégique Future\Pace offre une approche pionnière pour la mise en œuvre de l’art dans le domaine public. Explications.   Art Media Agency s’est entretenu avec la directrice de Pace London, Mollie Dent-Brocklehurst, et le fondateur de Futurecity, Mark Davy, pour envisager l’idée d’une ville culturelle. Apprendre à parler le langage des promoteurs, concevoir des bénéfices économiques liés à la collaboration, appréhender la nouvelle génération d’artistes…   Comment s’est passé le partenariat entre Futurecity et Pace London ? Mark Davy : Mollie et moi nous sommes rencontrés lorsque je travaillais sur la stratégie pour la Crossrail Culture Line, qui correspond à six des nouvelles stations London Crossrail, avec six galeries de premier plan et six artistes internationaux. Bien qu’il existe actuellement un véritable engouement pour les artistes qui créent des œuvres à grande échelle dans les milieux urbains, il est en fait difficile de faire travailler les artistes dans ce contexte. Ou bien ils n’ont pas les équipes derrière eux, ou alors ils évoluent dans un dispositif de galerie, ce qui peut être difficile, car vous devez travailler de façon véritablement collective et ouverte. Mollie et moi étions intéressés par l’idée d’une nouvelle sorte de groupe qui donnerait aux promoteurs, aux organisations de la ville et aux autorités l’opportunité de sélectionner des artistes qui peuvent réaliser des œuvres à grande échelle, qui peuvent travailler dans des organisations pluridisciplinaires, s’associer – ce qui n’est pas facile pour les artistes ! – et produire. Futurecity a travaillé dans ce domaine pendant près de dix ans. Par exemple, le White Horse de Mark Wallinger à Ebbsfleet, ou Slipstream de Richard Wilson à Heathrow. Nous apportons notre soutien pour...

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Daniel & Michel Bismut présentent La Bibliothèque digitale

Rendez-vous à la Monnaie de Paris, au 11 quai de Conti, du 3 au 18 septembre, pour découvrir Croisements, le Living Video Arty conçu par Daniel & Michel Bismut. Le tandem a imaginé « une pièce hybride, reflet de notre société et de l’évolution de nos comportements au sein de la cellule familiale ». Elle s’articule autour de vingt vidéos d’artistes contemporains de la scène artistique chinoise prêtées par « The Art Of This Century ». Prolongement de leur recherche sur les imbrications, les fractionnements et autres distorsions, cette installation réalisée en collaboration avec la curatrice Martina Köppel Yang est proposée dans le cadre de l’exposition du Magazine AD, « Univers de collectionneurs ». Pour s’imaginer l’habitat de demain, à travers une recherche hautement...

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Les robots artistes du V&A

Le 18 mai 2016, le V&A Museum a dévoilé sa nouvelle installation conçue par un « robot artiste ». Ce sera l’une des attractions de la « Engineering Season » du V&A Museum. Cette installation d’envergure n’est pas l’oeuvre d’un artiste consacré, ni même d’un être humain. Il s’agit d’un robot qui est, objectivement, l’auteur de l’Elytra Filament Pavilion. Une installation qui est l’aboutissement de quatre années de recherche regroupant les champs de l’architecture, de l’ingénierie et de la biochimie et tissant des passerelles entre la structure des fibres biologiques et celles que propose l’architecture. Ce pavillon de 200 m2 donne pourtant une impression de légèreté, et semble inspiré par les constructions naturelles qu’il tente d’imiter. On peut reconnaître les structures fibreuses de la nature, tel qu’on peut les retrouver sur les ailes de certains insectes connus sous le nom d’Elytra, une variété de coccinelles. Le pavillon va évoluer au fil du temps en réponse aux mouvements des visiteurs dans le John Madjeski Garden. Cette installation présente une rencontre où l’artificiel imite la nature brisant ainsi la distinction classique entre nature et culture. L’installation est visible dans les John Madjeski Garden du musée V&A jusqu’au 6...

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