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Zones de guerre et enjeux politiques : la disparition du patrimoine du Moyen-Orient

Le Moyen-Orient regorge de trésors culturels et d’objets précieux, avec par exemple le site archéologique de Troie en Turquie, l’ancienne ville de Damas en Syrie, et la route de l’encens à Oman, avec de nombreux autres monuments religieux et nombreuses reliques, tous inscrits à la liste de protection du patrimoine mondial de l’UNESCO. Néanmoins, Daesh continue d’avancer à travers la Syrie et maintient ses bastions en Irak, et c’est non seulement des vies humaines qui sont en train de disparaître dans le conflit, mais aussi beaucoup de grands sites culturels qui ont été vandalisées, bombardés, et certains totalement rayés de la carte, ne laissant que des tas de poussière et de gravats dans leur sillon. Les villes anciennes sont devenues des terrains vagues ruinés par la guerre. Certains monuments comme l’Arc de Triomphe de Palmyre, debout depuis 2000 ans, ont été décimés par les soldats de Daesh qui contrôlent la ville depuis mai 2015. Loin des idées de conquête ou d’appropriation culturelle, la faction islamiste radicale poursuit son total anéantissement de la culture qui selon lui « idolâtre » et représente une vision du monde différente de leurs croyances extrémistes islamistes. Tandis que le conflit fait rage de plus en plus intensément au milieu de cette riche mosaïque culturelle qui se délite, les sites patrimoniaux, en plus d’être utilisés comme une arme dévastatrice, deviennent le terrain de jeu politique potentiel de superpuissances mondiales, désireuses d’exploiter les précieux atouts du Moyen-Orient. Pourtant, le patrimoine culturel du pays n’est pas seulement un enjeu national. De nombreux efforts internationaux ont été déployés pour lutter contre ces atrocités et empêcher la perte de ces trésors culturels dans le tourbillon du conflit. Héritage mondial menacé La Syrie et l’Irak sont situés dans une région souvent considérée comme le « berceau de notre civilisation », une zone de la Mésopotamie où sont nés le premier alphabet, les pratiques agricoles et les villes. Le...

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De l’art pillé par Daesh chez les antiquaires londoniens

Spécialiste du Proche-Orient engagé pour traquer les antiquités issues du trafic illégal, Mark Altaweel s’est étonné de découvrir des œuvres pillées par Daesh vendues au grand jour par des antiquaires londoniens, selon The Guardian. L’expert du UCL Institute of Archaeology a relevé plusieurs objets — des pièces en verre ou en os et des statuettes datant du IIe au IVe siècle avant notre ère — dont l’origine fait peu de doutes selon lui : l’aire actuellement contrôlée par Daesh. Il ajoute que la présence de tels objets chez des antiquaires londoniens témoigne de l’ampleur du trafic, un iceberg dont il ne voit que la pointe émergée. Alors que l’Unesco s’inquiète d’un pillage d’échelle industrielle, certains rapports affirment que le trafic d’antiquités constituerait la deuxième source de revenus de Daesh. Par ailleurs, les méthodes pour vendre des œuvres pillées ne manquent pas. Sam Hardy, expert en trafics issus des zones en conflits, explique dans le média anglais que les marchands font généralement croire que l’œuvre est un vieil objet de famille afin d’écarter tout soupçon quant aux liens de la pièce en question avec les conflits récents. La complicité des trafiquants européens, notamment suisse et allemand, se révèle effectivement un obstacle de taille à la traque des œuvres pillées. Cependant, Christopher Marinello, directeur d’Art Recovery International, société spécialisée dans la restitution des œuvres d’art, affirme que le coup de projecteur médiatique sur ce trafic pousse les marchands et maisons de ventes d’une certaine envergure à être prudent quant à l’origine des pièces qu’elles proposent. Alors que les destructions opérées par Daesh ont secoué le monde entier en février 2015, l’attention des autorités internationales s’est portée sur l’important trafic que les provocations médiatiques du groupe terroriste pourraient masquer. Avec la liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril établie par l’ICOM dévoilée le...

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La liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril : l’ICOM previent le trafic illicite

Le 1er juin 2015, la liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril établie par l’ICOM (Conseil international des musées) afin de prévenir le trafic illicite a été présentée à la presse au Musée du Louvre, à Paris. Du fait des récentes destructions et menaces du patrimoine culturel irakien, notamment avec le saccage du musée de Mossoul par Daesh en février 2015, l’ICOM a présenté une version mise à jour de la liste rouge d’urgence des biens culturels irakiens en péril originellement constituée en 2003. Cette liste détaille les types d’objets protégés par les lois et demandés sur le marché de l’art et des antiquité. Elle s’adresse à la fois aux forces de polices et aux douanes afin de les aider à saisir des objets vendus illégalement et aux acheteurs privés et publics susceptibles d’acquérir des œuvres et antiquités originaires d’Irak, qui doivent faire preuve de prudence quant à la documentation légale de ces objets. Cet outil de prévention a été présenté à la presse à Paris en présence de la ministre de la Culture et de la Communication Fleur Pellerin, du président-directeur du musée du Louvre Jean-Luc Martinez, d’Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO, de Hans-Martin Hinz, président de l’ICOM, ainsi que de Richard Stengel, le sous-secrétaire d’État à la diplomatie et aux affaires publiques du département d’État des États-Unis. La même liste a été mise en place pour la Syrie en 2013, du fait de la guerre civile. Ces listes s’ajoutent à des dispositifs tels que le Groupe d’intervention de secours aux musées en cas de catastrophes et l’Observatoire international sur le trafic illicite des biens culturels, établis par...

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Le Conseil international des musées consterné par le saccage du Musée de Mossoul

Le Conseil international des musées (ICOM) est consterné par les images de la destruction des collections du musée de Mossoul, par les djihadistes de Daech, et déplore un acte répréhensible qui entraîne la perte d’un patrimoine culturel inestimable. Une vidéo de propagande de Daech, diffusée jeudi 26 février, met en scène des djihadistes en train de saccager, à coup de masse et de marteau-piqueur, des statues pré-islamiques de plus de 3.000 ans du musée irakien de Mossoul. L’UNESCO, de son côté, évoque un « crime de guerre » et a saisi le Conseil de sécurité de l’ONU, alors que ce dernier avait adopté au début du mois de février la résolution 2199, pour tenter d’empêcher le trafic des antiquités volées en Irak et en Syrie. L’ICOM manifeste également sa vive inquiétude pour la sécurité des professionnels des musées en Irak, tout en rappelant que porter atteinte aux biens culturels d’un pays, c’est arracher une part de sa mémoire collective à l’humanité. Créée en 1946 par des professionnels des musées et pour les professionnels des musées, ce réseau rassemble des experts issus de 136 pays et territoires pour répondre aux défis des musées dans le monde. Depuis plus de dix ans, l’ICOM se consacre, à la préparation et à l’intervention en cas d’urgence en faveur des professionnels de musées et à la protection des biens culturels irakiens, menacés par le trafic...

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La Journée Internationale des Musées 2015 se penchera sur l’avenir

La Journée Internationale des Musées 2015 se tiendra le 18 mai 2015, et sera consacrée aux « Musées pour une société durable ». L’initiative a été mise en place en 1977 par l’International Council of Museums (ICOM), avec pour objectif d’informer sur le rôle qu’occupent les musées dans la société. En 2014, 35.000 musées de 145 pays ont pris part à la manifestation. Le Professeur Hans-Martin Hinz, Président de l’ICOM explique : «  Les musées, en tant qu’éducateurs et médiateurs culturels, ont un rôle de plus en plus essentiel en contribuant à la définition et à la mise en œuvre de pratiques conformes au développement durable. Les musées doivent être en mesure de garantir leur rôle dans la sauvegarde du patrimoine culturel, compte tenu de la précarité croissante des écosystèmes, des situations d’instabilité politique et des défis naturels et provoqués par l’homme auxquels nous devons faire face. Les musées, à travers l’éducation et les expositions, par exemple, doivent s’efforcer de participer à la création d’une société durable. Nous devons faire tout notre possible pour veiller à ce que les musées fassent partie de la force motrice culturelle pour le développement durable du...

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