« hôtel d’Heidelbach »

Sophie Makariou : un « nouvel élan » pour Guimet

Face au micro, Sophie Makariou, présidente du Musée national des arts asiatiques. Une heure consacrée à la politique culturelle, à la transmission des savoirs, au redéploiement des collections. Entre héritage et contemporanéité… Le parcours est impeccable, le caractère trempé… Des études d’arabe classique menées aux Langues’O, l’École du Louvre, un DEA d’histoire, et puis l’École du patrimoine… Sophie Makariou est une femme dynamique. On la dit exigeante ; c’est avant tout une bosseuse dont l’intelligence pointue l’a menée, en quelques années, à la tête de l’un des fleurons des musées parisiens. Conservatrice du patrimoine, celle qui fut directrice du département des Arts de l’Islam au Louvre, de 2009 à 2013, assume depuis quatre ans la présidence du Musée national des arts asiatiques. En cette rentrée, parlant de « nouvel élan », elle développe pour nous les grands axes de sa politique culturelle.   Vous avez été nommée en août 2013 à la présidence du musée Guimet. Quatre ans, ça passe vite ? Horriblement vite ! Je me souviens avoir dit, à mon arrivée, qu’il fallait « ouvrir les portes et les fenêtres ». Le musée avait vécu, souvenez-vous, un temps de crise assez difficile, crise de la fréquentation et, d’une certaine façon, crise d’image. Le musée peinait à se trouver, en tout cas à se rendre visible, sur un créneau pourtant défini, l’Asie, mais sans plus de précision. Il y avait certes eu des velléités d’ouverture au contemporain, par exemple, mais qui, pour toutes sortes de raisons, se sont heurtées à un problème de continuité dans l’action. D’ailleurs, j’ai succédé à deux présidents ayant connu des mandats uniques, l’un court, l’autre raccourci, ce qui ne leur a évidemment pas offert la possibilité d’inscrire leur action dans la durée. Du coup, la vision stratégique de l’établissement a mis du temps...

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