« Hervé Perdriolle »

Made in India : la nouvelle scène de l’art contemporain indien

Rencontre avec un « fou d’Inde », le marchand et collectionneur Hervé Perdriolle. Où il sera question d’ethnocentrisme, de culture vernaculaire, du marché de l’art et de la tribu des warli… Hervé Perdriolle est collectionneur, il est aussi critique d’art et commissaire d’expositions. Promoteur de la Figuration libre, il a participé en France aux premières expositions de Jean-Michel Basquiat, de Keith Haring et de Ravinder Reddy. Depuis 1996, il œuvre à faire connaître les « Autres maîtres de l’Inde », ces artistes contemporains de l’art tribal et de l’art populaire. En septembre 2009, il a ouvert sa collection au public dans le cadre de son appartement-galerie, proche du jardin du Luxembourg. Il y accueille les amateurs, sur rendez-vous…   C’est quoi, au juste, « l’art contemporain indien » ? L’Inde est un pays fait d’histoires singulières. On y trouve un art contemporain issu de cultures locales, et puis un art contemporain qui lui s’inscrit dans la culture globale, celle où l’on croise des artistes soutenus aujourd’hui par les grandes galeries internationales, très liés au marché de l’art, cette nébuleuse qui pour moi est un flou tout à la fois artistique et économique. Moi, je pense que la culture est une histoire de complémentarité, de différences qui dialoguent, c’est cette richesse qui m’a toujours passionné depuis le cabinet de curiosités d’André Breton ou le musée imaginaire d’André Malraux. C’est aussi pourquoi la réponse globale ne me satisfait pas. Il y cette phrase de Stuart Davis, quand il peignait les néons des villes américaines, en prélude au Pop art : « L’universel est proposé dans les termes du local. Le grand art cherche dans le lieu commun pour y trouver un sens relié à la vie comme totalité ». Trouver l’universel dans le local, ça, c’est quelque chose qui m’a toujours...

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Qui souffle ses bougies sur Art Paris Art Fair ?

Cette année sur Art Paris Art Fair, plusieurs galeries fêtent leur anniversaire. Fondée en 1966 à Paris, la galerie Daniel Templon a fait sa réputation en exposant des artistes aujourd’hui entrés dans l’histoire de l’art. À l’occasion de son cinquantième anniversaire, elle va organiser des expositions monographiques consacrées aux artistes qui ont contribué à son succès. En outre, elle publiera un catalogue rétrospectif en octobre 2016. Sur la foire, Daniel Templon a exposé une sélection d’artistes historiques et de nouveaux venus de son « écurie ». Elle rend notamment hommage aux regrettés Jules Olitski et Anthony Caro. La galerie présente également des oeuvres historiques de Cesar et Arman, des abstractions de Jim Dine et deux peintures grand format de Gérard Garouste. Ce stand est complété notamment par  Chiharu Shiota, Atul Dodiya, Pierre et Gilles ou Oda Jaune. La galerie J.P Ritsch-Fisch a ouvert ses portes il y a vingt ans afin de défendre l’art brut — faisant d’elle la première galerie française spécialisée dans ce domaine. Le galeriste se souvient : « Quand j’ai vu la première oeuvre d’art brut de ma vie, je ne savais pas encore ce que j’avais sous les yeux, pourtant j’ai tout de suite été fasciné par son intensité, son expressivité et sa capacité à dévoiler un combat intérieur. À partir de ce moment, j’ai commencé à me documenter, à rencontrer les artistes et à collectionner leurs oeuvres avec détermination pour devenir le meilleur galeriste de la profession. » Aujourd’hui, Jean-Pierre Ritsch-Fisch est l’une des galeries les plus prestigieuses dans ce segment particulier. Pour la foire, il a passé deux ans à sécuriser des oeuvres de Judith Scott, A.C.M., Hervé Bohnert ou Guillaume Pujolle. À cela, il ajoute ses dernières découvertes, qui nous viennent de l’Inde et du Japon : Kashinath Chawan et des sculptures de Shinichi Sawada. La galerie Hervé Perdriolle célèbre aussi ses 20 ans d’activité....

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Jivya Soma Mashe et l’art de la tribu Warli exposés à la galerie Hervé Perdriolle

Paris, le 9 décembre 2011, Art Media Agency (AMA). Du 1er au 20 décembre, la galerie Hervé Perdriolle à Paris expose des œuvres de l’artiste Jivya Soma Mashe, ainsi que d’autres peintres de la tribu indienne Warli. La tribu Warli, dont les peintures comptent parmi les plus renommées d’Inde, est installée à 200 km au nord de Bombay. Ses peintures murales sont construites autour d’un vocabulaire graphique basique : le rond, le triangle et le carré. Le rond et le triangle sont nés de l’observation de la nature, faisant respectivement référence aux astres et aux montagnes. Seul le carré apparaît comme une création de l’homme : il délimite un espace, rappelant l’origine de l’appellation « Warli », venant du mot « Warla » qui désigne une parcelle de terrain. Cette pictographie réduite à l’essentiel est réalisée à l’aide d’outils eux aussi rudimentaires. Né en 1964 à Maharashtra, en Inde, Jivya Soma Mashe est abandonné par sa famille dès son plus jeune âge. Renfermé sur lui-même, il choisit comme moyen d’expression le dessin, qu’il pratique à même le sol. Cette attitude atypique le fait remarquer au sein de sa communauté, puis son talent le distinguera de ses pairs. Aujourd’hui, Jivya Soma Mashe, a abandonné les surfaces irrégulières et difficilement praticables des murs et des sols pour s’adonner à la peinture sur papier et sur toile, mais son style reste singulier et fidèle à ses origines. Dès les années 70, l’une des plus grandes galeries de Bombay, la galerie Chemould en particulier, expose ses travaux. En 1976, Jivya Soma Mashe reçoit son premier National Award, des mains d’Indira Gandhi. En 1989, il participe à l’exposition « Magiciens de la Terre » au Centre Pompidou : il s’agit de la première manifestation d’envergure internationale opérant un parallèle entre les œuvres issues de la pensée occidentale...

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