« Harold t’Kint de Roodenbeke »

« Le respect des équilibres »

Harold t’Kint de Roodenbeke aime le mois de janvier… tout comme les collectionneurs internationaux qui se pressent à la BRAFA. Président de la foire pour la sixième année consécutive, il dévoile pour AMA les grands axes de la stratégie bruxelloise. Verbatim.   Avec près de 25.000 objets réunis, présentés par 135 exposants, la Brussels Art Fair est le rendez-vous à ne pas louper. Si l’événement figure dans le Top 5 mondial des foires d’art, c’est aussi, dès janvier, celui qui donne le tempo du marché de l’art. Après La Biennale Paris en septembre, Frieze Masters en octobre à Londres, et peu avant la TEFAF de Maastricht en mars, la BRAFA a valeur de test pour tous les amateurs de fine art. Un rendez-vous européen majeur, donc, qui dans les bâtiments de briques et de fer forgé du site Tour & Taxis sonne la rentrée du grand négoce. Rappelons que sur ce plateau international, 30 % des marchands sont Belges, le gros de la troupe venant de l’étranger, soit une quinzaine de pays, du Canada au Japon. Mais avant tout, la BRAFA, c’est une ambiance. Celle d’une foire généraliste, plutôt classique, qui a su conjuguer un certain esprit old fashion avec une opportune décontraction. Avec plus de 60.000 visiteurs attendus, la foire balaye quatre millénaires d’histoire de l’art, brassant une vingtaine de segments, de l’art préhispanique au design, du mobiler haute époque à la bande dessinée, sans oublier une section art tribal très en pointe, animée par les poids lourds de la spécialité. Un éclectisme du meilleur aloi, doublé ici d’un positionnement médian, confirmé par l’amplitude de la gamme de prix. On croisera donc dans les allées lourdement moquettées une clientèle d’habitués, constituée de collectionneurs majoritairement européens, souriants mais avant tout exigeants. Des amateurs belges, hollandais et allemands bien sûr,...

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La BRAFA, au cœur du marché de l’art

À Bruxelles, en janvier, plus de quatre millénaires d’histoire de l’art défilent à la BRAFA. De l’archéologie à la création contemporaine, un rendez-vous européen majeur. Et une rentrée test pour le marché de l’art. En janvier, de retour d’un réveillon à Saint-Barth, quand rien ne vous tente, pas même une omelette aux truffes blanches d’Alba, filez à Bruxelles ! Pourquoi donc une destination aussi flandresque ? Une envie de belgitude au cœur de l’hiver ? Le charme intemporel de la place de Brouckère ? Disons plutôt qu’en ce début d’année, le rendez-vous le plus smart — un mois après Art Basel sur les côtes de Floride, en décembre, et peu avant l’Armory Show à New York, en mars —, c’est évidemment la BRAFA. Comprenez la Brussels Art Fair, l’une des plus anciennes foires d’art et d’antiquités au monde. Autant dire la plus belle invention bruxelloise… juste après le Délirium Café et ses 3.000 bières. Alors résumons : après les plaisirs de la chère et les joies du houblon, Bruxelles, du samedi 21 au dimanche 29 janvier, vous offre ce qui se fait sans doute de mieux en matière d’antiquariat. Bien sûr, d’aucuns diront que rien ne vaut la Biennale des Antiquaires, que faire ses emplettes à Paris en septembre est le comble du chic. Que Frieze Masters en octobre à Londres, pour les mordus du Fine art, est toujours l’occasion d’un vrai choc, un crash-test esthétique qui vous secoue jusqu’à Noël… Bref, on a trop longtemps porté sur la BRAFA un regard condescendant, celui du collectionneur blasé comparant la foire belge à une « petite TEFAF ». Non, Bruxelles n’a décidément rien à voir avec un quelconque « Maastricht low cost ». D’ailleurs, tous les vieux routiers de la profession vous le diront : la BRAFA est une mine...

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61ème édition de la Brussels Art Fair

Du 23 au 31 janvier 2016, le BRAFA — Bruxelles Art Fair — accueillera 137 galeries, dont 20 nouveaux exposants. Fondée en 1956, la BRAFA est l’une des plus prestigieuses foires d’art et d’antiquités d’Europe. L’exposition est installée dans l’énorme espace de Tour & Taxis, et offre une variété d’objets allant des antiquités au œuvres du XXe siècle, en passant par l’archéologie, l’art asiatique, les bijoux, tableaux anciens et modernes, l’art contemporain, la sculpture, les tapisseries, la bande dessinée ou la photographie. Avec le soutien du festival floral, Floralies, de Gand, invité d’honneur de cette 61e édition, les verrières du bâtiment Tour & Taxis prendront l’apparence d’une serre, dans laquelle tous les différents styles et époques artistiques seront mêlés. Lors de la conférence ART TALKS BRAFA, les conservateurs de musées, collectionneurs, restaurateurs et experts du marché de l’art partageront leurs connaissances et leur expertise. « La BRAFA veut plus que jamais maintenir son éclectisme, ce mélange des trésors, et démontrer la richesse de ses mélanges. Voilà pourquoi nous préconisons une installation mixte de stands… Nous voulons que les visiteurs prennent leur temps ainsi que du plaisir », a déclaré Harold t’Kint de Roodenbeke, président de la...

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Nouveau record de fréquentation pour la BRAFA

Bruxelles, le 7 février 2014, Art Media Agency (AMA). La 59e édition de la BRAFA à Bruxelles a fermé ses portes le 2 février 2014 sur un bilan qui satisfait les organisateurs. 55.000 visiteurs auront cette année foulé les allées de la foire, soit un record pour la manifestation. En ce qui concerne l’aspect commercial, le bilan apparaît satisfaisant, comme le confirme Harold t’Kint de Roodenbeke, Président de la BRAFA : « C’est probablement l’une de nos plus belles éditions, sinon la plus belle.[…] Le rythme des ventes a démarré très fort dès les soirées de pré-ouverture et s’est maintenu à un niveau élevé durant toute la semaine, puis lors du dernier week-end. L’enthousiasme que l’on ressentait avant l’ouverture de la foire s’est concrétisé, et ce succès conforte notre politique à long terme axée sur la recherche d’amélioration constante de la foire et son ouverture internationale. Elle confirme aussi la bonne santé générale du marché de l’art en Belgique ». Parmi les ventes importantes, Willy Huybrechts a cédé pour une somme d’environ 60.000 € une sculpture d’Ossip Zadkine (1890-1967), La naissance des formes, Harold t’Kint de Roodenbeke a vendu dès le premier soir une gouache de René Magritte, Le miroir invisible (1942), ainsi qu’une huile sur toile d’Hergé, un tableau de Sam Francis ou encore une série de dessins de Paul Delvaux, Guy Pieters a quant à lui cédé des œuvres de Niki de Saint Phalle, Bernar Venet, Arman, Christo, Jan Fabre, Koen Vanmechelen ou Arne Quinze. La galerie Taménaga vendait de son côté une aquarelle de Marc Chagall et plusieurs œuvres de l’artiste américain Tom Christopher. Concernant les pièces plus anciennes, Eric Pouillot a vendu des terres cuites de Chine de la dynastie des Han Occidentaux (de -206 à 8 après J.-C.), tandis qu’Elmar Robert Medieval Art cédait une...

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BRAFA 2013, montée en puissance de l’archéologie

Bruxelles, le 31 janvier 2013, Art Media Agency (AMA). Tous sont unanimes pour reconnaître qu’avec cette 58e édition, la BRAFA a largement pris sa place dans le paysage des foires, que le niveau d’exigence est tel que beaucoup la qualifient de petite Maastricht, mais aussi que la foire est beaucoup trop longue ! Douze jours (du 19 au 27 janvier avec les previews dès le 16), là où les autres concentrent l’événement en 4 ou 5 jours. Résultat, les collectionneurs ne ressentent pas la pression de l’urgence et reviennent plusieurs fois sans pour autant se décider. Une réelle frilosité accentuée pour les pièces les plus chères, bien que les chiffres de fréquentation en hausse sont là pour témoigner de l’engouement pour cette nouvelle édition : 48.135 visiteurs contre 46.096 en 2012. Le manteau de neige et de verglas qui a recouvert Bruxelles la première semaine n’aura contraint les collectionneurs que quelques jours — même si certains ont réellement déclaré forfait — et ils se seront rattrapés le dernier week-end, avec une pointe à 7.000 visiteurs le dernier jour. Dernière critique : la foire est trop proche de la TEFAF (du 15 au 24 mars), ce qui participe des hésitations pour les pièces à gros budget, les collectionneurs se réservant pour l’incontournable ! Le triomphe de l’archéologie Cette nouvelle édition est sous le signe des artistes belges bien sûr, ceux qui sont préférentiellement achetés par les collectionneurs du cru : beaucoup de classiques avec Eugène Verboeckhoven (1799-1881) chez Berko Fine Paintings (une rare Marine à 280.000 euros) ou chez Jan Müller (des moutons et un berger à 80.000 euros), Rodolphe de Saegher (1871-1941) avec cette série de pastels chez Francis Maere, mais aussi la remarquable série de dessins de Spillaerts à la galerie OFFA de Knokke-Zoute (autour de 50.000 euros),...

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