« Guggenheim Bilbao »

L’anniversaire des 20 ans du Guggenheim Bilbao

En octobre 2017, 20 ans se seront écoulés depuis la livraison du Guggenheim Bilbao de Frank Gehry. Depuis, le musée a accueilli près de 20 millions de visiteurs en contribuant à hauteur de 4 Mrds € au PIB de la région basque, et il a généré près de 5.000 emplois, comme le rappelle The Art Newspaper. Pour célébrer cet anniversaire, le musée, dont on a tant vanté « l’effet Bilbao », lance un programme d’expositions et de festivités, concerts et performances, qui se dérouleront tout au long de l’année 2017, notamment du 3 février au 4 juin, avec une exposition d’art expressionniste abstrait réalisée à partir de la collection du musée – collection aujourd’hui évaluée à 729 M€, soit près de sept fois sa valeur initiale. « Paris, fin de siècle : Signac, Redon, Toulouse-Lautrec et leurs contemporains », une exposition des avant-gardes françaises du XIXe siècle, aura lieu du 12 mai au 10 septembre, puis une rétrospective de l’artiste américain Bill Viola sera inaugurée fin juin et se tiendra jusqu’au 5 novembre. Enfin, une exposition personnelle du peintre allemand Georg Baselitz présentera les œuvres de sa série Heroes. Un prix à l’attention de la communauté artistique locale sera décerné, les œuvres des lauréats étant présentées au printemps prochain au sein du...

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Louise Bourgeois, l’expérience intérieure

Jusqu’au 4 septembre 2016, le Guggenheim Bilbao accueille l’exposition « Louise Bourgeois. Structures de l’existence : les Cellules », qui rend hommage à l’œuvre qui a hanté les vingt dernières années de la vie de l’artiste. Louise Bourgeois n’avait pas pour habitude de transiger. Pour elle, « l’espace n’existe pas. C’est une métaphore construite pour structurer nos existences. » C’est dans cette optique de la négation qu’elle a conçu durant les vingt dernières années de sa vie les Cells, ou Cellules, sa propre métaphore de l’espace. Les Cells sont des œuvres complexes. Selon Julienne Lorz, commissaire de l’exposition associée à Petra Joos, elles « se situent dans un lieu indéterminé entre la muséographie, la mise en scène, la création d’atmosphères et l’installation ; il s’agit d’une entité sculpturale qui, à cette échelle, et à ce niveau formel n’a pas d’équivalents dans l’histoire de l’art. » « Louise Bourgeois. Structures de l’existence : les Cellules », elle non plus pourrait ne pas avoir d’équivalent, tant elle multiplie les superlatifs. Pour l’exposition, la Haus der Kunst de Munich et le Guggenheim Bilbao ont rassemblé 28 de ces espaces architecturaux, qui impressionnent par leur dimension et leur force d’évocation. Rassembler toutes ces pièces a été un tour de force. Julienne Lorz témoigne : « Cette exposition, par la diversité des prêteurs et la complexité de sa mise en œuvre, est unique. On ne pourra sûrement pas revoir un tel évènement avant des dizaines d’années. » Les œuvres proviennent de collections éparses : The Easton Foundation et le Louise Bourgeois Trust, bien sûr, mais aussi la National Gallery of Canada, The Museum of Contemporary Art Kiasma (Helsinki), la collection Daskalopoulos, le Carnegie Museum of Art, le Centre Pompidou, et maintes collections privées. Voir ces œuvres rassemblées est un évènement rare, et c’est d’ailleurs...

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Art in the 90s : Starchitecture et l’effet Bilbao

Toutes les quinze minutes, une navette part de la Fondation Louis Vuitton pour emmener ses passagers vers le centre de Paris. Le véhicule affiche une publicité pour la plus récente construction signée Frank Gehry. L’affiche est frappante, car au lieu du décor du bois de Boulogne — qui abrite le bâtiment — les voiles gonflées de l’édifice se dressent sur fond d’un espèce de désert céleste. En effet, la fondation dépasse ainsi son environnement terrestre pour se transformer en une structure aux faux airs de zeppelin futuriste. Étant donné que la navette a pour destination l’arc de triomphe, l’un des monuments les plus symboliques de la capitale française, on ne peut s’empêcher de penser qu’il s’agit là d’un déni de lieu délibéré. Voilà une critique récurrente formulée à l’encontre de Frank Gehry, le « starchitecte » dont le statut d’icône a été scellé il y a presque vingt ans grâce au Musée Guggenheim à Bilbao, lui aussi très peu ancré dans son environnement. En effet, dans un essai pour Architectural Review, publié au cours de l’année de l’ouverture du Guggenheim, la rédactrice Catherine Slessor avait remarqué : « La proéminence et l’emplacement du lieu correspondent parfaitement au style architectural de Frank Gehry, qui travaille le mieux à partir du concept de tabula rasa. Si l’on pouvait inverser la logique architecturale conventionnelle, on dirait que pour lui, c’est le lieu qui s’adapte au bâtiment plutôt que l’inverse. L’ « effet Bilbao » Mais voilà le comble de l’ironie, il se peut que les villes « effet Bilbao » tenteront de se faire une place dans le monde en se débarrassant justement de leur « sens du lieu ». L’ « effet Bilbao » fait allusion à une tendance née vers la fin des années 1990 et au début des années 2000 dans les villes, et qui consistait à tenter de reproduire le...

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Georges Braque au Guggenheim de Bilbao

À l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de Georges Braques, du 13 juin au 21 septembre, le Guggenheim de Bilbao propose une importante exposition rétrospective dédiée à l’artiste. Georges Braque (1882 – 1963) s’est d’abord tourné vers la peinture fauve de Matisse, Derain et Vlaminck, avant d’être marqué par les compositions structurelles de Cézanne. Il commence alors à développer un art basé sur la géométrisation des formes et la mise à plat de la perspective. De sa rencontre avec Picasso et leur fructueuse collaboration naît le cubisme, une esthétique artistique qui va profondément marquer l’histoire de l’art du XXe siècle. La rétrospective revient sur la carrière de l’artiste, depuis sa période fauviste jusqu’à son œuvre finale et ses séries des grands ateliers et des...

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Le Guggenheim Bilbao réclame le démantèlement d’une installation

Bilbao, le 17 avril 2014, Art Media Agency (AMA). Le musée Guggenheim de Bilbao réclame le démantèlement d’une œuvre installée sur la voie publique et réalisée par Paul McCarthy et Mike Bouchet. Intitulée Bilbao Battleship Billboard, la pièce monumentale représente le musée espagnol conçu par Frank Gehry. Mais, l’image inversée et retouchée le fait ressembler à deux navires de guerre lourdement armés. L’œuvre, qui recouvre la façade d’un immeuble situé à un carrefour animé de Bilbao, doit être désinstallée suite à la plainte du musée. Selon The Art Newspaper, le Gugghenheim a écrit à la galerie Marlborough Chelsea — représentant Mike Bouchet — afin de lui signifier que cette installation « comprend des connotations qui jettent le discrédit sur l’institution. » La pièce est une extension de l’exposition dédiée aux deux artistes et intitulée « Powered A-Hole Spanish Donkey Sport Dick Drink Donkey Dong Dongs Sunscreen Model », qui se tient à l’espace Portikus de Francfort jusqu’au 20 avril. Le site Internet du centre d’art contemporain explique que l’exposition utilise l’imagerie militaire pour explorer « la domination américaine sur l’industrie des arts visuels depuis la Seconde guerre mondiale.» Le Guggenheim se défend de toute velléité de censure, décrivant la bannière comme étant un objet commercial dépourvu de signature artistique, qui s’est indûment approprié une image de l’institution protégée par le droit...

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