« Gilles Dyan »

Gilles Dyan : a new way of working

Cosmopolite et charmeur, il est l’archétype du marchand d’art proactif. Une vision globale, un goût transversal… Gilles Dyan a semble-t-il résolu l’équation à deux inconnues qui jusque-là planait sur le marché : un joint-venture entre l’art et le marketing. Retour sur la saga Opera Gallery.   Président fondateur d’un groupe expansif, il est à la tête d’un réseau de douze galeries ouvertes aux quatre coins de la planète. Un empire édifié en à peine plus de vingt ans, de Séoul à Beyrouth, sur une recette aussi abregée qu’efficace : un axe généraliste – mêlant tableaux de maîtres et artistes contemporains sous contrat -, servi par des espaces d’expositions implantés à proximité des grandes enseignes du luxe… Et voilà, le tour est joué ! Une recette réalisée sans MBA, mais qui sera sans doute un jour enseignée dans les business school. Tout comme cet autre conseil stratégique, qui mériterait lui aussi d’être délivré aux futurs diplômés en management international : la jovialité. Avec près de 200 millions de chiffres d’affaires et un pool de 85 salariés, Gilles Dyan est donc un homme souriant. C’est, dit-on, un bon indicateur analytique de la santé des entreprises.   Un mot de votre parcours, pour commencer… Je crois savoir que vous venez du monde cruel de la publicité… Oui, au départ je vendais de l’espace, de l’affichage dynamique, des publicités sur des camions. C’était… il y a environ 35 ans. Et puis, quand venait le week-end, je vendais avec un ami des tableaux de jeunes artistes, des lithographies, tout ça en porte-à-porte ou sur des stands à proximité des centres commerciaux. Autant vous dire qu’à l’époque, en banlieue parisienne, la cible était très peu fortunée. J’ai travailé assez tôt, juste après le bac, et ça marchait très bien, beaucoup mieux d’ailleurs que la publicité....

Tags : , , , , ,

Question de synergie : un entretien avec Gilles Dyan, fondateur de la Opera Gallery

Fondée en 1994 par Gilles Dyan, Opera Gallery n’a eu de cesse de se développer depuis : de Séoul à Paris, en passant par Beyrouth ou Dubaï. Dernièrement, le siège parisien de la galerie a investi la « Maison du Bonheur », c’était ainsi que le Tout Paris surnommait alors l’ancien siège de la maison de parfum Roger et Gallet. Art Media Agency est partie à la découverte de ce nouvel écrin qui abrite des œuvres d’artistes aussi variés que Calder, Miró, Giacometti, Soulages ou encore Yue Minjun. L’occasion de faire le point avec son fondateur… Vous avez récemment changé d’adresse… Nous sommes restés une vingtaine d’années place Vendôme puis l’immeuble a été racheté par une filiale du groupe LVMH, il y a trois ans environ. Après avoir négocié un contrat d’éviction, en fin d’année dernière, nous sommes venus nous installer au cœur du Faubourg Saint-Honoré. Nous disposons maintenant d’un très bel espace de 1000 m2 dont 800 m2 de surface d’exposition contre 350 m2 précédemment. Qui plus est, cet espace nous offre une meilleure exposition. Quelles sont vos ambitions pour ce nouveau lieu ? Nous présentons des artistes contemporains du monde entier, émergents et confirmés, aux côtés de maîtres du XXe siècle, allant des impressionnistes au Pop Art américain. Nous avons donc inauguré le lieu avec « Grand Opening », une exposition réunissant un florilège des œuvres de nos artistes. Nous envisageons d’organiser entre cinq et sept expositions par an, sur un rythme de une tous les deux mois. La prochaine, au mois de juin, sera consacrée à l’artiste indien Valay Shende. Vous travaillez également avec des scènes émergentes comme l’Azerbaïdjan. Pourriez-vous nous dire un mot sur vos relations avec la Fondation Heydar Aliyev ? Nous avons eu de nombreux échanges commerciaux avec la Fondation Heydar Aliyev. Et nous avons même...

Tags : , , , , ,

Entretien avec Gilles Dyan, fondateur d’Opera Gallery

Le premier espace d’Opera Gallery a ouvert à Singapour en 1994. Depuis, les annexes ont fleuri à travers le monde à un rythme effréné. Aujourd’hui Opera Gallery compte plus de 11 espaces dans les plus prestigieuses villes du monde. Alors que la galerie fête cette année ses 20 ans,  AMA s’est entretenu avec son fondateur, Gilles Dyan. Retour sur une réussite. Comment avez-vous créé l’Opera Gallery ? J’ai créé Opera Gallery en 1994 à Singapour. Je ne connaissais pas cette ville, mais j’étais invité par le propriétaire d’une foire pour y tenir un stand qu’il m’avait offert à l’époque. J’avais très bien travaillé sur ce stand et trois mois après j’ouvrais ma première galerie à Singapour, où je vis depuis une quinzaine d’années. La galerie parisienne a été ouverte juste après. J’ai racheté ses parts à mon associé de l’époque en 2000, et depuis on s’est beaucoup développé à travers le monde : en Asie, aux États-Unis, en Europe. Ça a démarré comme ça. Quel est le concept d’Opera Gallery? Notre concept est assez généraliste, nous couvrons tout le XXe siècle, et en second marché, cela va des Impressionnistes aux américains du Pop Art, nous avons des tableaux de Renoir, Monet, Picasso, Chagall, mais également du mouvement Post War ou Art Brut. On couvre un petit peu tous les artistes importants du XXe siècle, mais nous avons également des artistes contemporains sous contrat, artistes émergents ou artistes confirmés. Nous mélangeons ces artistes contemporains avec ces toiles de maîtres dans nos galeries qui sont dans des endroits toujours très bien placés ; par exemple nous sommes Place Vendôme ou Saint-Honoré à Paris, à Londres on est sur New Bond Street, à Singapour sur Orchard Turn. En gros ce sont des endroits qui sont toujours positionnés à côté des boutiques de luxe...

Tags : , , , , , ,

Ad.