« Ghana »

Nana Oforiatta-Ayim : un nouveau modèle pour l’art contemporain

À l’occasion du 60e anniversaire de l’indépendance du Ghana, la capitale du pays, Accra, accueille un nouvel espace polyvalent d’art contemporain. ANO ambitionne de devenir le hub de la scène artistique montante de la ville. Entretien avec Nana Oforiatta-Ayim, écrivain, historienne d’art, cinéaste et fondatrice d’ANO.   Que signifie ce nom, ANO ? Il vient en fait du mot ghanéen pour dire « grand-mère ». Au Ghana, « grand-mère » ou « vieille femme » est une métaphore de la connaissance et de la sagesse. ANO concerne aussi beaucoup la mise en avant d’histoires culturelles cachées ou encore non racontées, ainsi semble-t-elle être une métaphore très réussie pour cela. De plus, en espéranto, cela signifie « appartenir ». Quand j’ai commencé à travailler dans les arts, l’art africain était très en marge, donc il s’agit aussi de prendre part au discours global et d’occuper notre place. Comment est née l’idée de ce nouvel espace d’art ? L’année dernière, j’ai aidé à créer une galerie appelée Galerie 1957, à l’Hôtel Kempinski au Ghana. J’avais toujours en tête le besoin d’espaces permanents, mais là j’en ai compris la nécessité pragmatique. Donc, plus d’espace pour vendre de l’art, pour inviter également les collectionneurs et pour donner aux artistes une occasion de s’établir et de devenir rentable. L’espace de l’hôtel était assez limité, beaucoup de gens sont très intimidés à l’idée d’entrer dans un hôtel cinq étoiles. Alors, nous qui avions travaillé davantage sur le contenu et le récit auparavant, avons aujourd’hui fait entrer en jeu l’idée du développement et même du profit. Quels sont vos projets pour ce nouveau lieu ? Ce lieu sera dédié aux expositions, spectacles et projections, mais ce sera également un espace convivial pour réunir la communauté artistique du Ghana. Ainsi, il y a une bibliothèque et un...

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Une nouvelle galerie au Ghana 

Une nouvelle galerie ouvrira ses portes le 6 mars 2016 à Accra (Ghana) : la galerie 1957. Fondée par le collectionneur Marwan Zakhem, la galerie a engagé Nana Oforiatta Ayim au poste de directrice artistique. Avec une programmation plutôt axée vers l’art contemporain du Ghana, la galerie va notamment travailler avec les artistes Serge Attukwei Clottey, Zohra Opoku, Jeremiah Quarshie ou Yaw...

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L’artiste d’origine ghanéene George Afedzi Hughes exposé à la Skoto Gallery

New York, le 12 novembre 2013, Art Media Agency (AMA). La galerie new-yorkaise Skoto présente « Collisions », une exposition des peintures récentes de l’artiste d’origine ghanéenne George Afedzi Hughes. « Collisions », qui est organisée du 21 novembre 2013 au 18 janvier 2014, est la deuxième exposition personnelle de l’artiste à la Skoto Gallery. George Afedzi Hughes utilise l’art comme un outil de provocation culturelle. Il explore une variété de médiums et va chercher son imagerie dans les machines de guerre, les uniformes militaires et les automobiles tout en faisant référence à l’Histoire et au colonialisme. L’artiste affirme « « Collisions » attire l’attention sur l’humanité en tant qu’entité créative dirigée vers le progrès technologique tout en soulignant son potentiel...

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« Archival Impulse » et « Poverty Pornography » : au cœur des œuvres d’Ayana Jackson

Paris, le 18 septembre 2013, Art Media Agency (AMA). La photographe et réalisatrice Ayana Jackson est connue pour avoir réalisé des œuvres qui abordent l’Afrique contemporaine et la Diaspora africaine. Née à Livingston dans le New Jersey, l’artiste a étudié au Collège Spelman avant d’entrer à l’Université des Arts de Berlin, où elle a appris la théorie critique et l’impression grand format avec le professeur Khatarina Sieverding. La prochaine exposition des œuvres de cette artiste a lieu à la galerie Baudoin Lebon à Paris, entre le 19 septembre et le 2 novembre 2013, et présente deux séries : « Archival Impulse » et « Poverty Pornography ». Art Media Agency s’est entretenu avec l’artiste, afin de découvrir ce qui inspire et guide Ayana Jackson, ainsi que les notions que son travail cherche à remettre en question. Quand avez-vous commencé à réaliser des photographies, et pourquoi avoir préféré ce médium à tous les autres ? J’ai commencé en 2001, même mon premier contact avec un appareil photo s’est effectué grâce à mon père, passionné de photographie. Il m’a appris à utiliser un appareil manuel. Plus tard à l’université, j’ai suivi un cours d’impression analogique. Puis, en 2001, je suis partie au Ghana et en Afrique du Sud, où j’ai créé mon premier corpus d’œuvres photographiques : « Full Survey », une étude sur le hip-hop au Ghana. J’ai choisi ce thème, car, bien que mes véritables qualifications soient en sociologie et en espagnol, je n’ai jamais réellement éprouvé le désir ardent de devenir universitaire ou sociologue. J’ai cependant conservé un très grand intérêt pour certains types de rapports sociaux, et ai donc décidé d’utiliser les images plutôt que du texte, afin de communiquer mes idées à ce propos. Vos études de sociologie et d’espagnol ont-elles influencé votre choix d’études ultérieures ? Oui, cela a eu un vrai impact. J’ai fréquenté...

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El Anatsui à New York : grâce monumentale

New York, le 14 février 2013, Art Media Agency (AMA). Du 8 février au 4 août 2013, le Brooklyn Museum présente la première exposition solo de l’artiste El Anatsui dans un musée new-yorkais. L’événement, intitulé « Gravity and Grace: Monumental Works by El Anatsui », donne à voir plus de trente œuvres monumentales en bois et métal, transformant des objets quotidiens en sculptures in situ. El Anatsui a développé une technique transculturelle, du fait d’être né au Ghana, d’avoir vécu au Nigéria et d’avoir fait connaissance avec l’abstraction occidentale. Le Brooklyn Museum, à travers cette exposition, présente donc douze sculptures murales manifestant une sorte d’hybridation particulière, puisqu’elles sont à la limite de la sculpture et de la peinture. Gli (Wall) de 2010 et Earth’s Skin, de 2009, sont incontestablement les pièces phare de l’exposition. Considérées par beaucoup comme l’apogée de la carrière d’El Anatsui,  ces œuvres explorent un art de l’assemblage d’objets métalliques colorés, qui ensemble forment une création monumentale. Sa marque de fabrique — l’utilisation d’objets de récupération pour créer des œuvres uniques — est un écho à la question du consumérisme global. El Anatsui naît en 1944 au Ghana, et vit et travaille au Nigéria depuis 1978. Titulaire d’une licence et d’une maîtrise de l’Université des Sciences et Technologies de Kumasi au Ghana, il devient professeur de beaux-arts à l’Université du Nigéria. Ses œuvres sont exposées dans la plupart des institutions d’art contemporain du monde entier, dont le Met, le Centre Pompidou, le MoMA et le De Young Museum de San...

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