« galerie Laure Roynette »

Through the wormhole

Journaliste, critique d’art, ancien rédacteur en chef d’AMA, Clément Thibault est également commissaire d’exposition. Il présente actuellement « Wormholes »… Soit un accrochage en deux volets, conjointement curaté avec Mathieu Weiler. C’est à voir à Paris, à la galerie Laure Roynette et à La Ruche.   Après la chute du mur de Berlin et l’effondrement de l’URSS, notre système idéologique a, un temps, pensé tenir sa victoire. Que certains, comme Francis Fukuyama, aient pu penser la fin de l’Histoire en est un symptôme. Bien sûr, les événements devaient continuer à surgir, mais la marche du monde vers le consensus libéral et démocratique était en cours et rien ne devait plus l’arrêter. C’était la fin de la dialectique de l’Histoire, un seul système immortel devait lui survivre. Avec le nouveau millénaire, elle ne devait devenir qu’un continuum. Presque 30 ans plus tard, les choses ont bien changé. Les systèmes démocratiques tremblent, ils vacillent, inquiétés par des périls intérieurs et extérieurs. Doute qui produit du repli (incarné par le virulent débat entre nationalistes et globalistes) ou de l’ouverture. Une ouverture critique, un examen de valeurs. Le post-modernisme avait commencé ce travail de réexamen de l’Histoire et de l’histoire de l’art, mais à l’aune du seul modernisme. Tous les fondements hégémoniques de notre culture sont actuellement remis en question, certains séculaires. Ceux d’une culture occidentale dans son orientation, notamment historique, capitaliste dans son économie, bourgeoise dans son caractère social, blanche dans son aspect racial, masculine pour son sexe dominant. Les artistes de la double-exposition « Wormholes » (première occurrence à la galerie Laure Roynette, la seconde à la Ruche) se placent dans ce contexte. Petite précision sémantique. Un wormhole (trou de ver), en physique, est un objet hypothétique qui relierait deux feuillets ou deux régions distinctes de l’espace-temps, comme une sorte de...

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Revivre ses rêves avec Romina de Novellis

Résidant à Paris depuis 2008, l’artiste italienne Romina de Novellis performe et expose les vidéos de ses performances à la Galerie Laure Roynette (Paris) du 16 octobre au 29 novembre 2015. L’exposition « To be, or not to be » présente à la fois sa série FASE REM, dans laquelle elle revit ses rêves de femme enceinte, et sa série Augurii, retraçant sa performance avec des vautours, aux côtés de la vidéo Silent Life (1979) de Bill Viola. Art Media Agency est parti à la rencontre de cette exploratrice de l’obscurité du présent. Vous avez choisi d’intituler l’exposition « To be, or not to be » — une formule éminemment symbolique, d’autant plus que vous traitez de la gestation d’un être humain.  Pour cette exposition, nous avons décidé de partir d’un cliché. Tout le monde connaît cette formule, mais tout le monde n’en mesure pas la portée. En fait, nous ne parlons pas d’autre chose que de vie et de mort : dans Hamlet, tout le monde meurt. Pour moi, cela est assez proche du Hic et nunc — ici et maintenant — latin. Il s’agit de savoir si je vis ou si je meurs ; si je vis comme un mort ou si je vis comme un vivant. Autrement dit : si je vis dans l’utopie ou si je vis tout court. Nous vivons dans un processus utopique, comme dans une cage. Vous autres Français avez eu de grands penseurs pour identifier cela : Foucault, Levi-Strauss etc. Chez nous, des auteurs comme Pasolini ont eu les mêmes intuitions, mais les ont exprimées sur un mode plus instinctif et plus esthétique. Dans tous les cas, nous ne sortons pas de la cage. Moi, je suis artiste et je vis comme une artiste : mon programme de vie correspond à...

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Nouvelle Peinture Contemporaine française à la Galerie Laure Roynette

Paris, le 20 août 2013, Art Media Agency (AMA). Jusqu’au 15 septembre 2013, la galerie Laure Roynette située dans le IIIe arrondissement de Paris, présente l’exposition « La Reserve : Lieu où l’on conserve des documents rares et précieux ». Laure Roynette propose dans cette exposition collective sa vision de la peinture contemporaine française, en présentant les œuvres d’Anne Cindric, dont le travail se concentre sur la représentation du pouvoir, Marion Davout, dont la peinture se définit par ses formes, couleurs et transparences, Maëlle Labussière, dont les tableaux sont investis de traces colorées, Noëlle, qui réinterprète le Code-Barres à l’occasion des 40 ans de ce symbole de la société de consommation,   Charlotte Pringuey-Cessac, qui puise sa source dans la pratique du dessin, et s’inspire des trompes-l ’œil, machineries de théâtre et autres moyen d’amincir la frontière entre fiction et réalité, et enfin Pascal Ravel, qui présente quant à lui des...

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Soldats et fleurs se côtoient à la galerie Laure Roynette

Paris, le 12 avril 2012, Art Media Agency (AMA). La Galerie Laure Roynette présente, du 5 mai au 23 juin 2012, des œuvres inédites d’Anne Cindric dans une exposition personnelle intitulée « Missing In Action ». « Missing In Action », ou MIA, est une expression américaine désignant les soldats portés disparus au combat. Dans cette série — et dans ses oeuvres en général —, l’artiste pose un regard féminin sur les univers masculins et sur les divers objets de pouvoir. En dépeignant des soldats — ou toute autre forme de pouvoir — dans ses œuvres précédentes — au sein de paysages bucoliques, Anne Cindric cherche à représenter un monde sans gravité où règnent le mariage des contraires et le mélange des genres. Née en 1965, Anne Cindric entre à l’Institut d’études politiques de Paris en 1984 et à l’École Nationale d’Administration en 1991 — de laquelle elle sort diplômée deux ans plus tard. C’est à cette époque que les thèmes du pouvoir et de la force commencent à habiter sa recherche picturale. Elle intègre l’atelier de dessin et de composition de Yanne Auguin en 1994 et rejoint les ateliers des Beaux-arts de la ville de Paris, section peinture, quatre ans plus tard. En France, Anne Cindric a fait l’objet de plusieurs expositions, personnelles et...

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Pascal Ravel, « Pour voir » à la galerie Laure Roynette

Paris, le 22 août 2011, Art Media Agency (AMA) La galerie Laure Roynette exposera, du 17 septembre au 29 octobre 2011, l’artiste Pascal Ravel, dans le cadre d’une exposition intitulée « Pour voir ». Cet événement proposera dix œuvres n’ayant encore jamais été présentées au public, toutes peintes entre 2005 et 2011. Pascal Ravel est connu pour ses toiles à la fois fortes et profondes, utilisant la couleur sans ménagement. Le peintre apprécie tout particulièrement les peintures monochromes, il travaille une couleur sans relâche, jusqu’à ce que celle-ci corresponde parfaitement à l’image qu’il se fait d’une vraie couleur : une teinte unique qui traduit bien plus qu’un simple effet visuel, mais qui est capable de faire passer ses émotions, ses idées. Ses toiles monochromes – qui paradoxalement n’en sont plus vraiment puisqu’elles font appel à une multitude de teintes nuancées – surprennent souvent les visiteurs par leur pouvoir hypnotique. Aucune toile ne véhiculerait la même impression à la même personne et à chaque fois qu’un visiteur regarde une pièce une nouvelle fois, il peut y découvrir de nouveaux éléments, la regarder d’une autre manière. Pascal Ravel a exposé son travail partout en France et notamment à Paris, à la galerie Jean Fournier, Corinne Caminade ou Christian Aubert, à Nîmes ou encore Montpellier au musée Fabre ou à la galerie...

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