« Galerie Abla & Alain Lecomte »

La voix des marchands

Ils murmurent à l’oreille des collectionneurs. Les galeristes jouent un rôle crucial sur l’économie de l’art tribal. Plusieurs d’entre eux, suivant leurs spécialités, ont accepté de donner leur sentiment sur le segment. Confidences.  Aux enchères, l’éclectique marché de l’art tribal témoigne sur le long terme d’une croissance indéniable, tant par le nombre de lots mis en vente que leur produit, même si les trois dernières années ont été le théâtre de fluctuations prononcées, voire d’un léger rétrécissement. Néanmoins, en occultant la réalité du monde marchand, les résultats aux enchères ne sont qu’un indicateur partiel de la santé du secteur, marqué par de profondes restructurations. Entre un changement de génération chez les collectionneurs, les difficultés du sourcing et un complexe équilibre entre maisons de ventes et marchands, que réserve l’avenir  ? Collectionneurs : une nouvelle génération aux manettes  ? Pour Alain Lecomte, de la galerie Abla  &  Alain Lecomte spécialisée dans les arts anciens d’Afrique noire, pas de doute, le secteur sera chamboulé. «  L’art tribal en est à son balbutiement, nous parlons d’une forme d’art toujours méconnue à l’international. Tout est encore à faire. Le marché actuel – plus spécifiquement celui de l’art ancien d’Afrique noire, mais selon moi, il en est de même pour les autres formes d’art tribal – est essentiellement constitué de passionnés, des personnes qui s’investissent, parcourent les livres spécialisés, passent énormément de temps sur le sujet, sans avoir forcément de très gros moyens. Ce sont des amateurs sincères, et leur nombre grandit, en Europe comme aux États-Unis. Ils doivent se dépêcher de constituer leur collection, car bientôt le continent africain va se réveiller. On le voit avec l’Asie, les prix ont évolué. Il y a vingt ans, seul quelques personnes avaient prévu ce changement. Il en est, et il en sera de même pour l’Afrique,...

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