« Gaétane et Roland Botrel »

LGR, trois regards pour une collection

LGR… Trois initiales pour trois prénoms : Laurence, Gaétane et Roland. Si la collection commence en 1987 avec les premières acquisitions de Gaétane et Roland Botrel – officiellement rejoints par Laurence Climbeau en 2006 –, le trio azuréen la complète au gré de leurs rencontres et promenades artistiques. À partir de leur sens aigu de l’histoire, ces véritables érudits, passionnés d’art, rassemblent des œuvres, souvent majeures dans le processus des artistes, pour les confronter et en proposer des lectures uniques, cohérentes et intemporelles. Pour eux, l’art est un engagement. Ces collectionneurs atypiques ont accepté d’évoquer pour AMA leurs choix artistiques et leur manière d’appréhender le marché de l’art.   Gaétane et Roland, comment a débuté votre collection ? Gaétane et Roland Botrel : En 1987, nous achetons un dessin de Vélikovitch à Monaco. Avant cela, nous regardions l’art contemporain en suivant le travail de plusieurs artistes, dont Vélikovitch, devenu depuis un ami.   Vos regards se sont aiguisés plutôt à partir de l’art ancien ? Roland Botrel : Oui, de la Renaissance à Picasso. Mais notre chance a été de rencontrer des artistes italiens originaires de Piacenza, groupés autour de Foppiani, Berté et Armodio, qui exposaient entre 1976 et 1980 à la galerie L’Œuf de Beaubourg. Ils mêlaient à leur travail l’héritage du passé et l’intelligence poétique et surréaliste de la modernité. Cela nous a vraiment aidé… Gaétane Botrel : Nous venions aussi tous les mois à Paris pour notre travail, et l’ouverture du Centre Georges Pompidou nous a permis de développer notre curiosité pour l’art contemporain. Nous allions à toutes les expositions et cela nous a permis de découvrir beaucoup d’artistes et la diversité des courants esthétiques.   Vous avez rassemblé, en 30 ans, une centaine de pièces… Peut-on parler d’un virus ? Roland Botrel : Il faut bien...

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