« Gaël Charbau »

Edgar Sarin, lauréat de la Bourse Révélations Emerige

Par le biais de son exposition « Une inconnue d’avance », du 4 au 20 novembre, sous la direction curatoriale de Gaël Charbau, la Bourse Révélations Emerige a annoncé le jeudi 3 novembre son lauréat. Créée en janvier 2014, la bourse est une action du Fonds de dotation Emerige en faveur des artistes plasticiens émergents vivant sur le territoire français et qui n’ont pas encore de galerie pour les représenter. Bourse unique en son genre — sous l’initiative de Laurent Dumas —, elle permet au lauréat de réaliser sa première exposition personnelle dans une galerie française de renommée internationale, et d’être accompagné financièrement dans la production de ses œuvres. La troisième édition présentait les travaux de douze artistes, dont deux duos : Johanne Benaïnous et Elsa Parra, ainsi que Thomas Guillemet et Olivier Alexanian. Lors d’une cérémonie organisée à la Villa Emerige à Paris, Edgar Sarin, né en 1989 à Marseille, est devenu le nouveau lauréat de la Bourse et sera exposé au cours de l’année 2017 au sein de la galerie Michel Rein, à...

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Gaël Charbau et les artistes émergents au menu du dîner-débat d’AMA

À l’occasion du dîner débat organisé le 16 mars par AMA au Club de la chasse et de la nature, Gaël Charbau, entre autres, commissaire d’exposition au Collège des Bernardins, s’est exprimé sur le thème du soutien des artistes émergents, notamment par les entreprises. D’emblée, la discussion s’est orientée sur les questions pécuniaires. « On ne peut pas travailler dans l’art avec des attentes de résultats » commence Gaël Charbau mais « pour une entreprise, investir dans des artistes peut avoir de retombées pour elles. » Son quotidien de commissaire, notre invité le passe à courir les ateliers d’artistes, « 60 à 70 % de mon temps, » d’aller à leur rencontre pour s’imprégner de leurs univers. Cette connaissance intime du milieu de la création, il est capable de la retranscrire dans un discours intelligible aux directeurs de la communication des entreprises. Et c’est bien là, tout l’enjeu de son travail. Intrigué par la réussite des projets menés par le jeune commissaire, Pierre Naquin demande alors : « Comment faites-vous pour que cela marche à chaque fois ? » et Gaël Charbau de répondre : « J’emmène tout le monde dans le projet et je les convaincs que c’est leur idée. […] Nous marchons ensemble dans la même direction mais sans connaître le résultat final. » Il prend alors pour exemple les Audi talents awards, fondés par la marque allemande « qui maîtrise sa communication » et d’illustrer sa force de conviction : « Le dernier projet que j’ai réalisé pour eux est “Parapanorama” au Palais de Tokyo, basé sur le travail d’un designer qui travaille uniquement avec du bois et de la visserie. […] L’exposition consistait en la construction de ces pièces, en direct avec le public, et j’ai réussi à emmener Audi dedans. Si cette histoire avait...

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Rencontre avec Vivien Roubaud, lauréat du Prix Emerige

Vivien Roubaud est un jeune artiste, né en 1986, qui vit et travaille à Nice. Lauréat de la Bourse Révélation Emerige, l’artiste a reçu le prix lors d’une soirée le 25 novembre à la Villa Emerige. Il fut sélectionné parmi 12 autres finalistes : Henni Alftan, Cécile Chaput, Boris Chouvellon, Martin Ferniot, Jennyfer Grassi, Lyes Hammadouche, Keita Mori, Armand Morin, Benoit Pype, Wilson Trouvé et Joo-Hee yang. Le jury était composé de Laurent Dumas président d’Emerige, Nicolas Bourriaud directeur de l’ENSBA de Paris, Éric de Chassey directeur de la Villa Médicis à Rome, Fabienne Leclerc directrice de la galerie In Situ et Alain Servais collectionneur. « Voyageurs » est la première édition de la Bourse Révélation Emerige. Vivien Roubaud interroge, transforme et revisite les matériaux et objets qui nous entourent au quotidien.  Son travail nécessite un savoir-faire technique parfait pour maîtriser des matériaux tels que le plomb, le cuivre, l’eau, le vin, l’azote, le calcaire etc. Le développement de ces techniques composites s’accomplit ensuite selon l’espace qu’elles occupent. Quel est votre parcours ? J’ai eu un parcours scientifique avant d’intégrer à Montpellier une mise à niveau en Art appliqués. J’ai ensuite été accepté aux Beaux-Arts de Marseille, où j’ai obtenu un Diplôme National des Arts Plastiques en trois ans. Je suis ensuite entré en quatrième année à la Villa Arson de Nice qui est une école nationale supérieure d’art ainsi qu’un Centre national d’art contemporain et une résidence d’artiste. J’ai ensuite eu la chance d’intégrer un atelier associatif d’artiste, La Station à Nice, qui organise des expositions basées sur une rencontre des pratiques, et où je crée mes œuvres depuis maintenant trois ans. La Villa Arson se charge de suivre ses étudiants artistes après l’obtention de leur diplôme et c’est comme ça que je suis arrivé à candidater pour le prix Emerige. J’ai alors envoyé un book,...

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Gael Charbau : Ecrire l’espace au fil des expositions

Gaël Charbau est un critique d’art et curateur indépendant basé sur Paris. Il est le fondateur du journal Particules, lancé en 2003, pour lequel il a été éditeur en chef pendant sept ans. Il est également le directeur éditorial du Salon de Montrouge, une position qu’il occupe depuis 2009. Il a été commissaire de nombreuses expositions telles que « Condensation » au Palais de Tokyo en 2013 et « Rituels » à la Fondation Ricard de Paris en 2011. Plus récemment, il a été commissaire du prix Emerige, qui a été attribué le 25 novembre 2014 à l’artiste émergent Vivien Roubaud. AMA s’est entretenu avec lui concernant le rôle qu’il a joué dans l’aventure du prix Emerige. Pouvez-vous nous présenter votre mission de commissaire d’exposition pour la bourse Emerige ? Cette bourse est vraiment un projet complet qui sort de ce que l’on entend traditionnellement par du commissariat d’exposition.  Cela recouvre aussi bien l’appel à candidature, le suivi des dossiers, la scénographie, la communication, l’édition du catalogue, l’accompagnement des artistes, etc. Selon moi, le commissariat — et encore plus dans ce cas précis — se définit d’abord par la capacité à penser une architecture globale qui transparaît ensuite dans toutes les facettes du projet. Diriez-vous alors que votre mission relève ici plus de la gestion de projet que du commissariat d’exposition ? Je dirais que le commissariat d’exposition se doit d’englober la gestion de projet. Tout particulièrement lorsque l’on travaille avec des institutions privées ou des marques, un fort besoin de polyvalence se fait sentir. Cela veut dire qu’il faut être à la fois pragmatique, souple, réactif tout en gardant une vision artistique forte. Par exemple, pour l’exposition « Condensation » au Palais de Tokyo dont j’étais commissaire pour la fondation d’entreprise Hermès, j’ai fait appel à des régisseurs indépendants. De bons régisseurs, capables de prendre un projet...

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