« François Andes »

DDessin ou comment réenchanter le monde

Elle est la fondatrice de DDessin. Elle est également codirectrice artistique de ce salon dont la ligne, d’année en année, s’affirme avec justesse. Une heure en compagnie d’Eve de Medeiros… Sept feuillets pour tracer les contours d’une passion. C’est un lieu propice aux passions intimes, un endroit un peu retiré, idéal pour célébrer l’esthétique du trait. C’est un salon, ou plutôt un cabinet de dessins contemporains. C’est la cinquième édition de DDessin, événement annuel qui du 24 au 26 mars se dévoile sous les verrières de l’Atelier Richelieu, au cœur de Paris. Soit 700 m2 exclusivement dédiés au papier. Autant dire que ce rendez-vous est tout à la fois un tremplin et une joyeuse aventure pour la scène artistique travaillant sur ce médium. Stylo à bille, poudre de graphite, aquarelle, marqueur, fusain… Tout y passe. Pour ne pas s’emmêler les crayons, Art Media Agency s’est penché sur la question : quelle est la nature du dessin contemporain et quels sont aujourd’hui ses enjeux ? Comment vient-on au dessin ? Par quel hasard ou quelle curieuse nécessité le papier s’est imposé à vous ? Par des rencontres. D’abord celle d’un collectionneur de dessins anciens, cofondateur du Salon du Dessin de la Bourse, puis celle de collectionneurs de dessins contemporains, dans le cadre de mes fonctions à la FIAC, sur le Prix Marcel Duchamp. Quel est le rôle, voire l’enjeu, d’un tel événement, au-delà de son contexte commercial ? Le premier rôle de ce salon était de reconsidérer un constat qui m’a semblé problématique : les galeristes et les artistes de la jeune scène artistique n’avaient que très peu la possibilité d’être présentés entre les murs des foires existantes et dominantes. C’est la raison pour laquelle j’ai créé cet événement. L’enjeu était celui de faire connaître au plus grand nombre de collectionneurs, d’amateurs d’art,...

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