« Fondation Fernet-Branca »

David Nash, la nature et le temps

Le bois, l’érosion et les saisons… L’art de David Nash prend sa source en pleine terre. Nous avons rencontré l’artiste chez lui, au Pays de Galles, où il s’est retiré dans une ancienne chapelle. C’est là qu’il sculpte en taille directe, à la tronçonneuse et au chalumeau, en compagnie d’arbres qui le regardent. « They look at me »… David Nash est né en 1945 dans le Surrey, en Angleterre. Aujourd’hui reconnu comme l’un des plus illustres représentants britanniques du Land art, il ne cesse, dans de grandes installations ou sculptures, de travailler le bois, dont il a fait sa matière première. S’il est montré dans les musées du monde entier, ses plus importants formats ont été réalisés pour le parc de sculptures du Yorkshire, à Wakefield, ou chez lui, à Blaenau Ffestiniog, au Pays de Galles. Nash s’y est installé dans une ancienne chapelle, aux dimensions et à la clarté impressionnante, où l’artiste conserve certaines de ses plus anciennes pièces qu’il aime relire, accompagnant une conception circulaire du temps. David Nash est actuellement exposé à la Fondation Fernet-Branca, non loin de Bâle, tandis que vient de se terminer une exposition au Museum Lothar Fisher de Neumarkt, en Allemagne. Par ailleurs, la Galerie Lelong, qui le représente à Paris, dévoile de nouvelles œuvres sur papier, jusqu’au 13 juillet.   Dès la fin de vos études, vous avez décidé de vous installer ici, dans cette ancienne église, à Blaenau Ffestiniog. Pour quelle raison ? Je l’ai acquise en 1968 pour 200 pounds et, comme je ne devais pas travailler pour gagner de l’argent, j’ai pu me consacrer à mon art. Mais j’ai également été professeur à partir de 1970, dans différentes écoles, auprès d’étudiants qui expérimentaient tous les médiums. Pour moi, la créativité est la même, quel que soit le support,...

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Fondation Fernet-Branca : de l’espace, de l’esprit…

La scène se passe en Alsace… Ou comment un digestif aux plantes amères peut conduire à la pure ivresse esthétique. Du bistrot au musée, un détour par la fondation Fernet-Branca. Prospérité ! « 1 500 m² pour l’art contemporain ! » Au moins, le propos est clair. Moins de deux minutes après vous avoir accueilli sur ses terres alsaciennes, Pierre-Jean Sugier, directeur de la fondation Fernet-Branca depuis novembre 2013, annonce la couleur. Ou plutôt la surface… Car ici, au 2 rue du Ballon, dans cette ancienne distillerie créée en 1909 à Saint-Louis, s’élève un centre dédié à la création de notre temps. De l’espace, de l’esprit… L’endroit ne manque pas d’allure. Comme souvent, l’art commence au moment où l’industrie finit. Ledit centre, en effet, a ouvert ses portes en juin 2004, suite à l’arrêt de la production de la fameuse liqueur aux plantes amères, quatre ans plus tôt. Passer du bistrot au musée, Ricard l’avait déjà fait, créant sur les bénéfices de son anisette une fondation d’entreprise en faveur des arts plastiques, rue Boissy d’Anglas à Paris. Alors, si un apéritif marseillais a osé, pourquoi pas un digestif ludovicien ? C’est sans doute ce que le Conseil Municipal de Saint-Louis s’est dit, à l’époque : une marque à l’identité forte, un bâtiment classé à l’inventaire des Monuments Historiques, faisant partie de la mémoire industrielle locale… Dans le cadre du nouveau projet urbain élaboré pour la ville, deux hommes montent alors au créneau, Jean Ueberschlag, le député-maire, et l’architecte Jean-Michel Wilmotte. Le projet ? Profiter de l’environnement transfrontalier pour inscrire la cité au cœur du réseau culturel trinational tissé autour de Bâle. La Suisse dispose de la fondation Beyeler, du musée Tinguely et du Schaulager, qui abrite la collection Emanuel Hoffmann, sans oublier la foire Art Basel ; l’Allemagne, à...

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Deux expositions consacrées à Lee Bae en France

Le travail de l’artiste coréen Lee Bae fait actuellement l’objet de deux expositions en France : une rétrospective à la fondation Fernet-Branca (Saint-Louis)  — jusqu’au 31 août —, et une présentation de ses nouvelles œuvres à la Galerie RX à Paris jusqu’au 12 juillet. Le travail de Lee Bae prend de multiples formes, de la peinture au dessin en passant par la vidéo ou l’installation. Cependant, il se concentre en permanence sur le charbon sous sa forme naturelle, qu’il emploie comme un fusain pour ses dessins ou de manière brute pour ses installations. Pour l’exposition à la Galerie RX, « Charbon 2000 – Médium Acrylique 2014 », Lee Bae utilise le charbon de bois pour créer un profond contraste entre les marques noires qu’il trace et la surface laiteuse de ses toiles. Pour sa part, la fondation Fernet-Branca présente quatre installations de Lee Bae, ainsi que 80 œuvres démontrant l’aptitude de l’artiste dans un large gamme de médias. La rétrospective présente des créations réalisées entre 1997 et aujourd’hui. Né en Corée du Sud en 1956, Lee Bae vit et travaille à Paris depuis son arrivée en 1990. Il est représenté par la Galerie RX en France et par la galerie Hakgojae en Corée. Ancien assistant de Lee Ufan — souvent considéré comme l’un des plus importants artistes coréens de notre époque —, les deux artistes sont souvent reliés l’un à l’autre pour leur approche...

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Philippe Pasqua, artiste-peintre et sculpteur

Saint Louis, le 10 septembre 2012. Art Media Agency (AMA). Philippe Pasqua, est un artiste français majeur de sa génération. Peintre figuratif, autodidacte, classique dans sa pratique du métier, et au style expressionniste, Pasqua vit la peinture comme une performance physique. La démarche artistique de Pasqua s’articule autour des notions métaphysiques de vie et de mort, de liberté, de vulnérabilité de l’être. Il questionne le rapport au réel, et pose un regard romantique – au sens artistique du terme – sur le monde, avec une œuvre expressive et colorée. Chez Pasqua en effet, la couleur est la marque d’une radicalité expressive, elle donne la vie. C’est à travers la couleur que les visages acquièrent cette présence existentielle et vitale, que les corps dégagent une formidable appréhension de la vie. Une certaine obsession de la vie embrasse le travail de Pasqua. Que ce soit à travers les rites vaudous ou la représentation de corps opérés, anesthésies, d’enfantement, de trisomiques, de transsexuels, d’aveugles, Pasqua cherche à exprimer avec force la vie dans tous ces états. Et surtout celle qui est cachée, cette vie cachée derrière des mythes ancestraux, celle contenue à l’intérieur d’un corps traumatisé, celle présente au fond des yeux d’un être tourmenté, et que Pasqua s’évertue à saisir depuis plus de 15 ans. La Fondation Fernet-Branca propose une exposition de cet artiste entre le 16 septembre et le 9 décembre 2012. Avec cette exposition inaugurale de la Fondation, c’est aussi la première exposition personnelle en institution proposée à l’artiste qui lui permet enfin de confronter son œuvre au regard du public, étape nécessaire dans la formation de tout artiste. Réunissant une cinquantaine d’œuvres réalisées entre 1997 et 2011, cette exposition est l’occasion de re-découvrir le parcours singulier de cet artiste à partir d’une lecture chronologique et thématique, et de montrer une œuvre...

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