« Filippo Minelli »

Réseaux sociaux et art contemporain : le kit de survie

Services de microblogage, interfaces de mise en relation en temps réel, applications géolocalisées… Les médias sociaux à l’usage des galeristes, des artistes et des collectionneurs sont à la manœuvre. Une plongée dans la communauté virtuelle. Facebook, Twitter, Instagram… Les réseaux sociaux bruissent de mille échos aussitôt amplifiés, partagés, commentés… Bavards, ils sont les miroirs complaisants de nos égos. Le jeune artiste italien Filippo Minelli ne s’y est pas trompé, qui a illustré le réseau Twitter non pas avec son logo représentant un oiseau gazouillant (to tweet signifie « gazouiller », mais aussi « jacasser »), mais avec un élevage de dindons en batterie, dans sa série « Contradictions »… À l’heure du « personal branding » (action de développer sa marque personnelle), il est pourtant difficile de passer à côté de ce formidable essor des médias sociaux, qui a vu le nombre d’utilisateurs actifs de Facebook atteindre 1,71 milliard en juin 2016 (1,57 milliard sur mobile) et 500 millions sur Instagram. Cinq cents millions d’« instagramers » ? Et moi, et moi, et moi ? Les médias sociaux étant un mal nécessaire, autant en tirer le meilleur parti. Le professionnel de l’art contemporain ne doit pas demeurer en reste face à ce phénomène. Critique d’art, fondatrice de l’Observatoire du Web social dans l’art contemporain et auteur du livre Les Médias sociaux à l’usage des artistes (éditions Thémistocle, 2014), Alexia Guggémos pointe le retard des galeries françaises d’art contemporain sur les réseaux sociaux, avec 67 % de présence sur Facebook contre près de 100 % aux États-Unis, tandis que seuls 33 % des plasticiens, photographes et designers français utilisent Instagram (Cartographie de présences du marché de l’art français sur les réseaux sociaux en 2016). Pourtant, le réseau social de partage d’images et de vidéos s’affirme comme le média de prédilection de tous les acteurs du marché de l’art en...

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