« Emma Lavigne »

De l’esthétique des fluides

La quatorzième édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon convie nos sens à redéfinir la notion de modernité. Sous la baguette de la commissaire Emma Lavigne, l’événement se déploie comme une grande partition mouvante, sonore et visuelle. Immersion au cœur des « Mondes flottants »… La poésie du titre de la nouvelle édition de la Biennale d’art contemporain de Lyon – emprunté au mouvement artistique japonais ukiyo-e, littéralement « images du monde flottant » – illustre parfaitement l’esprit vaporeux de l’épisode 2 de la trilogie « Moderne » voulue par le directeur artistique de l’événement, Thierry Raspail, de 2015 à 2019. En effet, c’est à la découverte d’univers en mouvement, où le liquide le dispute au solide, où les flux, l’invisible et l’impermanence des choses prennent furtivement forme, qu’Emma Lavigne, directrice du Centre Pompidou-Metz, nous invite… pour une appréhension élargie et connectée de notre monde. Après « La vie moderne » imaginée par Ralph Rugoff en 2015, les « Mondes flottants » d’une des commissaires françaises les plus sollicitées du moment s’ancrent jusqu’en janvier 2018, au cœur du vaisseau de La Sucrière et du Mac de Lyon. Entre « flux et reflux » du fleuve Rhône et de la rivière Saône, environ 70 artistes internationaux arriment leurs installations plastiques, sonores et visuelles, où la chorégraphie « des objets de l’expérience » – selon les mots de Thierry Raspail –, le mouvement aléatoire des éléments, la lumière, l’air et l’énergie se combinent à l’architecture et à l’espace des sites pluriels, comme aux interventions ponctuelles du public. À Lyon, les dialogues féconds entre pièces historiques de la collection du Centre Pompidou et œuvres actuelles, mais aussi les points de vue interculturels des plasticiens, redessinent les contours « augmentés » de l’esthétique moderne. Une modernité « extensible », faite de mondes en suspens, qu’Emma Lavigne a souhaité propice à la réflexion contemplative. Pour...

Tags : , , , ,

Le commissaire invité de la Biennale de Lyon 2017 annoncé

Thierry Raspail, directeur artistique de la Biennale de Lyon, invite Emma Lavigne pour la 14e édition de la Biennale qui se tiendra en 2017, du 20 septembre au 31 décembre. La Biennale de Lyon fonctionne par cycles autour d’un thème commun décliné en trois temps, rappelant la forme du triptyque. La 14e édition présentera donc le deuxième épisode consacré au thème Moderne, et aura pour commissaire Emma Lavigne, à la tête du Centre Pompidou-Metz depuis le 1er décembre 2015. Historienne de l’art de formation, Emma Lavigne s’intéresse depuis longtemps aux relations entre la musique, le son et l’art contemporain d’abord à partir d’expositions telles que « Electric Body » ou « Espace Odyssée » (Cité de la Musique, Paris), interrogeant la notion d’espace dans la musique, ou encore avec « Danser sa vie » (Centre Pompidou). Elle a aussi présenté des expositions monographiques dédiées à des artistes de la scène musicale et artistique tels que Chen Zhen, Christina Kubisch, Saâdane Afif ou Christian Marclay. Elle fut commissaire de la rétrospective Pierre Huyghe au Centre Pompidou, avant de participer à des projets pour le LACMA de Los Angeles et pour le Ludwig Museum de Cologne. En tant que directrice du Centre Pompidou-Metz, Emma Lavigne est commissaire de l’exposition « Warhol Underground » et de « Kimsooja — To Breathe ». Elle a aussi été commissaire du pavillon français à la dernière Biennale de Venise, pour « Rêvolutions » avec Céleste...

Tags : , , , , ,

Forte attente pour la rétrospective de Pierre Huyghe au Centre Pompidou

Paris, le 24 septembre 2013, Art Media Agency (AMA). La première rétrospective majeure de Pierre Huyghe au Centre Pompidou qui se tient du 25 septembre 2013 au 6 janvier 2014 suscite un engouement important. L’imprévisibilité de la nature qui est au centre de son œuvre est mise en avant dans cette exposition qui réunit ses principales œuvres récentes. L’artiste s’intéresse à la vitalité ; l’intensité d’être en vie, et cherche à intensifier la présence des choses comme dans le projet réalisé pour la Documenta XIII. Les points de départ de l’artiste sont des entités vivantes,  des chiens, des fleurs et l’humain. L’artiste utilise principalement des animaux dans ses œuvres, parmi lesquels des crabes, des ermites, des araignées, ou des pingouins. Pierre Huyghe aime la zone d’incertitude, lorsque la totalité n’est pas claire. Parmi les cinquante œuvres exposées, on retrouve la sculpture Sans nom, une statue couchée avec une ruche sur la tête et son chien de compagnie. Par ailleurs, certaines de ses œuvres sont présentées en dehors du...

Tags : , , , ,

Ad.