« Eduardo Arroyo »

Eduardo Arroyo, images et histoires

Après l’Allemand A. R. Penck, la Fondation Maeght accueille jusqu’au 19 novembre une rétrospective consacrée à l’Espagnol Eduardo Arroyo. Un programme tout à la fois politique et historique, éloquemment titré « Dans le respect des traditions ». À 80 ans, Eduardo Arroyo n’a rien cédé à l’élégance et à l’esprit. Aussi vifs qu’incisifs, ses bons mots s’égrènent au rythme de ses mains, volant dans l’air. Si aujourd’hui l’artiste a le souffle plus court et parle doucement, il conserve une puissante énergie créatrice. Cette année, la galerie Alvaro Alcazar présentait à l’occasion d’Art Paris Art Fair un solo show de ses dernières peintures (des moyens formats), et la rétrospective que propose actuellement la Fondation Maeght offre bon nombre de créations récentes – cette fois-ci, les grands formats qu’affectionne le peintre. Il reste surtout chez cet ancien de La Ruche – qui évoque à plaisir ses souvenirs avec Giacometti – quelque chose de ce pouvoir démiurgique qu’ont les créateurs d’images. Ses toiles, comme ses phrases, préservent cette étrangeté sans laquelle elles ne sont qu’un banal outil de communication ; elles possèdent une densité narrative et cette pudeur de ne pas se révéler au premier regard ou à la première écoute. Eduardo Arroyo est un peintre doublé d’un écrivain. Le peintre des histoires Chez Eduardo Arroyo, l’histoire n’est jamais loin, que ce soit l’anecdote, la Grande ou celle de l’art. Dans ses années d’exil, alors que Franco est au pouvoir, c’est plutôt la grande Histoire qui l’intéresse. Eduardo Arroyo quitte l’Espagne franquiste pour Paris en 1958. Il se destine d’abord au journalisme politique, mais se résout à utiliser la peinture qui, sous l’angle de l’image, peut jouer un rôle similaire à l’écriture pour frapper les consciences. C’est ainsi que le jeune peintre, figuratif et autodidacte, commence à exposer au Salon de la jeune...

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Eduardo Arroyo à la galerie Catherine Putman

Paris, le 4 octobre 2012. Art Media Agency (AMA). La galerie Catherine Putman, en collaboration avec Franck Bordas, expose pour la première fois le travail imprimé de l’artiste espagnol Eduardo Arroyo jusqu’au 31 octobre. L’exposition, intitulée « Le dictionnaire impossible II », présentera un album de 32 planches totalement inédit et édité par Franck Bordas en 2012. Avec une liberté totale et une grande fantaisie, Arroyo passe des crayons aux ciseaux, du collage au dessin, de la couleur à la déchirure ; l’exploration jubilatoire des possibilités offertes par le papier à laquelle il se livre est restituée par le tirage numérique… Eduardo Arroyo est né en 1937 à Madrid. Il est à la fois peintre, lithographe et décorateur de théâtre. Ayant quitté l’Espagne franquiste en 1958, il se partage depuis lors entre Madrid et Paris. Il fut l’un des représentants majeurs de la nouvelle figuration et l’un des fondateurs du mouvement de la figuration...

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Le Dictionnaire Impossible d’Eduardo Arroyo à la galerie Catherine Putman

Paris, le 10 juillet 2012, Art Media Agency (AMA). La galerie Catherine Putman, en collaboration avec Franck Bordas, expose pour la première fois le travail imprimé de l’artiste espagnol Eduardo Arroyo : le Dictionnaire Impossible II, un album de 32 planches, totalement inédit et édité par Franck Bordas en 2012. L’aventure du Dictionnaire Impossible commence en 1997 à l’invitation de Franck Bordas dans l’atelier situé alors à la Bastille à Paris. Sur la lourde pierre lithographique et en quatre couleurs, Eduardo Arroyo invente une suite de cinquante lithographies pour les cinquante premières entrées du dictionnaire Larousse, qui l’accompagne depuis des années, constituant ainsi un volume signé et numéroté. En 2012, au Studio Bordas, le travail reprend avec l’outil numérique pour une autre manière d’aborder les trente définitions suivantes du deuxième volume. Avec une liberté totale et une grande fantaisie, Arroyo passe des crayons aux ciseaux, du collage au dessin, de la couleur à la déchirure ; l’exploration jubilatoire des possibilités offertes par le papier à laquelle il se livre est restitué par le tirage digital grâce à la complicité de l’artiste et de l’éditeur, très attachés à rendre la variété des matières, attentifs à la qualité des papiers – particulièrement des splendeurs japonaises. Et c’est naturellement que l’épreuve pigmentaire vient remplacer l’épreuve lithographique sans jamais l’imiter ni faire la démonstration d’une efficacité technologique. La galerie Catherine Putman de Paris exposera du 14 septembre au 31 octobre 2012 l’intégralité de ce nouvel album de l’artiste avec ses 32 planches encadrées, tirés à 40 exemplaires, ainsi que les cinq « tirés à part » en grand format (80 x 60 cm), édités à 5 exemplaires. Egalement les deux grandes lithographies réalisées en 1997 qui réunissent les 50 images du premier Dictionnaire...

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