« économie numérique »

Les rise and fall des startups de l’art

Parfois caricaturé comme archaïque, le monde de l’art a su – en plusieurs vagues – se montrer extrêmement créatif lorsqu’il s’est agi d’associer son propre écosystème aux technologies. Rappel historique et réflexions sur les business models des pure players de l’art. Berlin, 1989. Pierre Sernet et Hans Neuendorf créent une petite société permettant aux marchands d’art de consulter les prix enregistrés lors des ventes aux enchères à travers un système propriétaire complexe. Sept ans plus tard, de l’autre côté du Rhin, Thierry Ehrmann fonde le Groupe Serveur, puis en 1997 Artprice, qui sera le premier site Internet à proposer ce service. Nous sommes encore très loin de l’Internet, dans le royaume des technologies clients-serveurs, néanmoins des acteurs de par le monde réfléchissent aux problématiques des professionnels de l’art et comment faciliter leur business grâce aux dernières avancées. Bien avant les Google, Facebook ou Uber, le monde de l’art était déjà en ligne. Le commerce en ligne Dans l’industrie de l’art, le Saint-Graal est bien évidemment la vente, le commerce, le négoce d’œuvres d’art directement online. Le nombre de tentatives dans ce domaine est particulièrement frappant. Plusieurs milliers en quelques années pour un tout petit marché. Les subtilités entre les différentes plateformes, les sous-niches, les approches sont autant d’arguments que les acteurs mettent en avant pour justifier de leurs succès futurs. 1stdibs, fondé en 2001 aux puces de Saint-Ouen, est aujourd’hui le plus gros pure-player. Dédié principalement aux antiquités et aux collectibles, il a quasi-entièrement raflé le marché des architectes d’intérieur et des décorateurs aux États-Unis. Initialement pensé comme un listing de pièces renvoyant vers les marchands, il traite aujourd’hui les transactions directement. Son pendant contemporain – même s’il n’a pas encore assuré sa place de leader incontesté (notamment car il n’est pas encore rentable) – est pour le moment...

Tags :

Ready Art, « le Hermès de la scène artistique française »

Fondé en 2015, Ready Art pourrait bientôt devenir l’outil indispensable aux collectionneurs qui, sur le Net, souhaitent aller à la rencontre de la scène contemporaine française. Sélectif, le site permet de croiser artistes et galeries… triés sur le volet. La plateforme Ready Art ambitionne de présenter les meilleurs artistes de l’actuelle scène française aux internautes de tous les pays. Les fondateurs de ce beau projet, Tristan Vyskoc et Albane Rouvière, sont issus de l’univers de la finance, mais ont toujours entretenu un lien particulier avec l’art contemporain. Ils sont collectionneurs eux-mêmes, Tristan Vyskoc étant également artiste. Où l’on reparle de stratégie et de création artistique, de collection et de start-up…   Qu’est-ce qui, au départ, vous a donné envie de lancer le site Ready Art ? Tristan Vyskoc : Nous avons tous les deux travaillé dans le conseil pendant quinze ans. Nous avons vendu notre entreprise en 2014 et nous avions très envie de travailler dans le milieu de l’art. Nous avions déjà investi dans des sites internet liés à l’art, comme Artips ou Barter. Parallèlement, nous avons toujours été collectionneurs et je suis également artiste. Nous avons constaté que les artistes de notre entourage proche avaient du mal à être représentés sur le Web. Nous avons donc cherché un modèle économique viable avec un positionnement très affirmé. Nous avons travaillé pendant douze mois avant de lancer Ready Art, en février 2016. Nous ne voulons montrer que la scène française et la porter à l’international, dans l’idée de devenir dans cinq ans le leader sur le Web de la scène française. Beaucoup de gens nous ont dit que nous étions « fous » et que nous n’y arriverions pas… Albane Rouvière : Notre site met en avant la scène artistique française, mais notre spectre est assez large. Il s’agit d’artistes français,...

Tags : , , , , , , , , ,

Ad.