« Drawing Now »

Drawing Lab, lieu d’expérimentation

À deux pas du Louvre, le tout nouveau Drawing Hôtel abrite… le Drawing Lab, un centre d’art privé entièrement dédié à la promotion du dessin contemporain. Rencontre avec Christine Phal, fondatrice dudit Lab et du salon Drawing Now, sis au Carreau du Temple. Jusqu’au 20 mai prochain, l’espace d’exposition du Drawing Lab présente Strings, un accrochage de l’artiste Keita Mori, accompagné du curateur Gaël Charbau. Réalisés sur les murs à partir de fils textiles, les dessins se déploient dans l’air, évoluent sur le papier… ou inversement, pour devenir performance vidéo. Un art délicat, métaphore de la traversée et des migrations, qui pourrait résumer l’évolution du dessin contemporain depuis une dizaine d’année. Soit depuis la création de Drawing Now, le salon qui se tient actuellement à Paris, du 23 au 26 mars. Le choix d’exposer Keita Mori en ouverture de votre nouveau lieu, le Drawing Lab, n’est pas anodin. Il révèle l’évolution du dessin au cours de ces dernières années. La foire Drawing Now, que vous organisez depuis 2007, a elle aussi très rapidement intégré cette évolution… Quand j’ai créé la foire, ce que les artistes souhaitaient présenter du dessin était plutôt des œuvres graphiques sur papier, la configuration du salon faisait aussi que la majorité des propositions allaient dans ce sens. L’évolution de notre regard, de l’expression des artistes et les relations que nous avons pu instituer avec d’autres lieux nous ont permis d’évoluer. Je me souviens que lorsque nous étions à New York pour l’Armory Show en 2009, avez Carine Tissot (sa fille et associée dans Drawing Now et Drawing Hôtel, celle-ci dirigeant la partie hôtelière : NDLR), nous avions échangé avec Brett Littman, le directeur du Drawing Center, sur la définition du dessin. Nous étions d’accord sur le fait que cela ne comprenait pas uniquement le dessin sur feuille....

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Comme larrons en foire(s)

Une actualité de l’art foisonnante en ce mois de mars à Paris, avec cinq foires époustouflantes et des expositions en pagaille. De quoi se composer un parcours exaltant, entre dessin, art contemporain africain et design… Prêts pour la claque des foires de printemps ? Du 30 mars au 2 avril… C’est Le rendez-vous à ne pas manquer : la foire Art Paris Art Fair, qui cette année accueille 139 galeries issues de 29 pays. Les exposants sont pour moitié étrangers et la foire s’est considérablement renouvelée pour cette édition, avec 50 % de nouvelles galeries. Incontournable raout du monde de l’art et du grand public, sise au Grand Palais, la foire permet de découvrir une scène artistique avec un éclairage toujours pointu sur les scènes étrangères. Son commissaire général, Guillaume Piens, s’est entouré de la curatrice et consultante culturelle Marie-Ann Yemsi, qui sera également la commissaire des prochaines Rencontres de Bamako, pour choisir le meilleur des galeries du continent africain – y compris le Maghreb – et de sa diaspora, et dont la plupart exposent pour la première fois en France. Parmi la vingtaine de galeries identifiées pour ce focus, quelques-unes, disséminées dans la foire, viennent d’horizons très divers : l’Ouganda avec l’Afriart Gallery de Kampala, le Nigeria où est implantée la galerie Art Twenty One, à Lagos, la Côte d’Ivoire représentée par la Fondation Charles Donwahi d’Abidjan, ou bien encore l’Afrique du Sud avec Whatiftheworld Gallery au Cap. L’October Gallery de Londres, qui représente en particulier El Anatsui, et la galerie parisienne Magnin-A, qui expose notamment Chéri Samba, présentent les grands classiques de l’art moderne et contemporain africain. On peut d’emblée noter l’accrochage monographique de l’artiste sud-africain Kendell Geers chez ADN Galeria, venue de Barcelone. La création émergente africaine est davantage représentée par les stands du secteur Promesses,...

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10 ans passés sur Drawing Now

Sur les 80 exposants de Drawing Now, quatre ont accompagné le Salon depuis ses débuts jusqu’aujourd’hui. Christian Berst Art Brut est l’unique galerie parisienne dont la spécialité est l’art brut. À propos de sa relation avec la foire, Christian Berst a déclaré : « Nous sommes reconnus, le Salon comme la galerie, comme opérant chacun dans un territoire à (re)conquérir, une perspective à enrichir. Comme si nous travaillions, chacun à notre manière, à dépasser les présupposés du marché : le salon en battant en brèche l’idée selon laquelle le dessin est un médium mineur, et moi-même en invitant le monde de l’art contemporain à la prise en compte de l’art brut. » Selon le galeriste, en dix ans, l’impact de Drawing Now dans la reconnaissance du dessin en tant que médium autonome a été important. Pour la galerie Jean Fournier, Drawing Now a joué un rôle central pour fidéliser sa clientèle française et européenne sur un marché aux prix abordables, permettant de découvrir de jeunes artistes et d’affirmer la légitimité d’artistes émergents. Pour la directrice de la galerie, Émilie Ovaere-Corthay : « Le public de Drawing Now est singulier, on peut ressentir une vraie connivence avec les collectionneurs, une vraie attention émotionnelle et intellectuelle. » La galerie est intégrée au parcours Master Now par l’intermédiaire de l’artiste Michel Parmentier. Quant à elle, la Galerie Bernard Jordan (Zurich, Berlin, Paris) remarque la concentration croissante de collectionneurs internationaux sur la foire. Se souvenant de l’édition 2009 de la foire, Bernard Jordan déclare : « Un vrai lieu, très bien placé, mais délabré, le Carreau du Temple, dont le souvenir marquant reste le froid cuisant. Mais c’est déjà une vraie foire avec des cimaises sur lesquelles j’accroche un dessin d’Elmer Trenkwalder de 200 kg. » C’est en 2014 que la foire revenait dans un Carreau du Temple rénové après...

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Le futur s’écrit maintenant !

À l’occasion du dixième anniversaire de Drawing Now, Philippe Piguet a demandé aux membres ou anciens membres du comité de sélection de la foire de choisir l’oeuvre d’un artiste émergent afin de créer une exposition culturelle, à la fois pensée comme un hommage aux membres du comité qui ont accompagné Drawing Now et comme un instantanée de la pratique du dessin contemporain. Le comité de sélection de la foire est composé de critiques, collectionneurs, commissaires d’expositions et professionnels de l’art et les choix de ses membres dressent un portrait pluriel de la pratique contemporaine du dessin — tous se concentrant sur des techniques, des styles ou des esthétiques très particulières. Christian Bernard, ancien directeur du Mamco, présente ainsi un dessin de Béatrice Cussol. Le travail de cette artiste se rapproche de l’esthétique surréaliste, et le dessin choisi par Christian Bernard multiplie les lectures que l’on peut porter à son oeuvre. Laurent Busine, ancien directeur du MAC’s, a choisi une oeuvre intimiste de Bertille Bak. Le collectionneur Michel Poitevin présente le travail de Karine Rougier : « Ce que j’apprécie dans son travail est sa retenue. Rien ne s’impose, tout se suggère. » Olivier Kaeppelin, directeur de la Fondation Maeght, a jeté son dévolu sur Assan Smati, dont le travail vivifiant laisse la part belle au ludique et au mouvement. La critique Alexandra Fau a de son côté choisi de présenter un dessin de Charlotte Charbonnel. Son travail est un pur produit du dessin contemporain : un nuage vaporeux créé en disposant de l’encre entre deux plaques de microscope. Les collectionneurs Nicolas Libert et Emmanuel Renoir ont choisi un dessin grand format de THE KID, hyper réaliste et puissant. Émilie Ovaere-Corthay, directrice de la galerie Jean Fournier, montre une oeuvre d’Olivier Soulerin : un motif géométrique simple permettant d’explorer la...

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MASTER NOW : Un parcours inédit chez les grands maîtres du dessin

Afin de célébrer son 10e anniversaire,  le salon du dessin contemporain Drawing Now présente pour la première fois le programme Master Now. Le principe ? Onze galeries ont mis en avant un artiste reconnu de leur choix en présentant une oeuvre jugée singulière dans leur production. Afin de bien distinguer les oeuvres du parcours Master Now sur le salon, celles-ci sont exposées sur des murs noirs. Christine Phal, présidente de Drawing Now, explique que l’idée de ce parcours est de dévoiler un aspect moins connu de l’oeuvre d’un artiste renommé — comme Pierre Alchinsky sur le stand de la galerie Pierre Lelong, Georg Baselitz chez Catherine Putman ou encore Markus Lüpertz pour la galerie Suzanne Tarasiève — à travers des dessins ayant développé une expression singulière. À noter le choix particulier de la galerie Semiose qui a sélectionné William Burroughs, mieux connu pour son oeuvre littéraire qu’artistique. La galerie Christian Berst Art Brut a quant à elle choisi l’artiste chinoise Guo Fengyi. Autodidacte, elle est la seule artiste féminine non occidentale présentée dans le cadre du parcours Master Now. Pour Christian Berst, le dessin sélectionné montre une autre facette d’une oeuvre acclamée lors de la Biennale de Venise de 2013. Il s’agit en effet de l’un des premiers dessins de l’artiste.  « Je trouvais intéressant de mettre en avant une oeuvre en devenir », précise-t-il. Selon lui, cette pièce possède une intensité toute particulière dans la mesure où elle a été réalisée à un moment où il était impossible pour l’artiste d’imaginer que quelqu’un la verrait un jour. Les artistes du parcours Master Now sont : Fengyi Guo (Christian Berst Art Brut), Claude Viallat (Galerie Bernard Ceysson), Michel Parmentier (Galerie Jean Fournier), Jean Dubuffet (Galerie Jeanne Bucher Jaeger), Paul van der Eerden (Galerie Bernard Jordan), Pierre Alechinsky (Galerie Lelong), Erik Dietman (Galerie Papillon), Georg Baselitz (Galerie Catherine Putman), William Burroughs (Semiose), Markus Lüpertz (Galerie...

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