« Diaspora »

L’Afrique et sa diaspora : convergences

Épineuse question que celle des rapports qu’entretiennent les artistes africains et ceux de la diaspora. Dans un monde globalisé et avec des foyers en Afrique de plus en plus dynamiques, n’assiste-t-on pas à une convergence de formes et d’inspirations ? Quand il évoque la création artistique africaine, le peintre soudanais Ibrahim el-Salahi – qui avec Ahmed Shibrain et Kamala Ishag a fondé l’école de Khartoum – emploie l’image de l’arbre. L’arbre a des racines, un tronc, des branches. Selon lui, beaucoup d’artistes africains ou de sa diaspora s’inscrivent dans des recherches formelles et des interrogations globales (les branches), mais ressentent le besoin de savoir d’où ils viennent et d’inscrire leur travail dans leurs origines (les racines). Mais attention à l’arbre qui cache la forêt… Définir ce que pourrait être un « art contemporain africain » et le distinguer (ou le rapprocher) de celui de sa diaspora est un chemin parsemé d’écueils. Le risque est d’essentialiser, ou de rassembler sous une même bannière, ce qui ne peut pas l’être. « Nous pouvons utiliser cette expression seulement si nous n’avons pas la prétention de considérer qu’il n’existe qu’une seule façon de faire de l’art et que nous évitons de parler d’un art africain et d’une identité africaine au singulier », explique Rocco Orlacchio, directeur de la Voice Gallery, à Marrakech, qu’il a fondée en 2011 et dont l’objectif est de tordre le cou à une certaine résurgence orientaliste. Pour la curatrice Marie-Ann Yemsi, qui était à la tête de la 11e édition des Rencontres de Bamako, « l’un des enjeux majeurs aujourd’hui est de désexotiser les regards, de travailler sur les idées préconçues et de les détricoter afin de montrer l’Afrique telle qu’elle est. Sans fantasmes ». L’Afrique compte 54 pays et des foyers artistiques très divers et de plus en plus nombreux, historiquement le Niger, le Sénégal,...

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Sherin Guirguis à la Third Line Gallery

Dubai, le 7 octobre 2013, Art Media Agency (AMA). La galerie The Third Line présente la première exposition personnelle de Sherin Guirguis à Dubai, intitulée « Passages // Toroq ». L’exposition a lieu du 30 octobre au 5 décembre 2013. La manifestation propose deux séries parallèles qui s’intéressent au concept de formation identitaire, dans le contexte post-Printemps Arabes. Le titre de l’exposition fait référence aux mouvements historiques et sociaux — Toroq — forgés par la révolution, défiant les normes politiques imposées et développées par la colonisation. Dans son œuvre, Sherin Guirguis se concentre sur les thèmes post-coloniaux politiques, culturels et sociaux. Elle illustre l’activisme féministe dans le contexte de la diaspora égyptienne. Parallèlement, l’artiste approfondit les concepts de culture et d’identité dans les sphères publiques et sociales, évoquant les différentes identités égyptiennes et leurs...

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« Archival Impulse » et « Poverty Pornography » : au cœur des œuvres d’Ayana Jackson

Paris, le 18 septembre 2013, Art Media Agency (AMA). La photographe et réalisatrice Ayana Jackson est connue pour avoir réalisé des œuvres qui abordent l’Afrique contemporaine et la Diaspora africaine. Née à Livingston dans le New Jersey, l’artiste a étudié au Collège Spelman avant d’entrer à l’Université des Arts de Berlin, où elle a appris la théorie critique et l’impression grand format avec le professeur Khatarina Sieverding. La prochaine exposition des œuvres de cette artiste a lieu à la galerie Baudoin Lebon à Paris, entre le 19 septembre et le 2 novembre 2013, et présente deux séries : « Archival Impulse » et « Poverty Pornography ». Art Media Agency s’est entretenu avec l’artiste, afin de découvrir ce qui inspire et guide Ayana Jackson, ainsi que les notions que son travail cherche à remettre en question. Quand avez-vous commencé à réaliser des photographies, et pourquoi avoir préféré ce médium à tous les autres ? J’ai commencé en 2001, même mon premier contact avec un appareil photo s’est effectué grâce à mon père, passionné de photographie. Il m’a appris à utiliser un appareil manuel. Plus tard à l’université, j’ai suivi un cours d’impression analogique. Puis, en 2001, je suis partie au Ghana et en Afrique du Sud, où j’ai créé mon premier corpus d’œuvres photographiques : « Full Survey », une étude sur le hip-hop au Ghana. J’ai choisi ce thème, car, bien que mes véritables qualifications soient en sociologie et en espagnol, je n’ai jamais réellement éprouvé le désir ardent de devenir universitaire ou sociologue. J’ai cependant conservé un très grand intérêt pour certains types de rapports sociaux, et ai donc décidé d’utiliser les images plutôt que du texte, afin de communiquer mes idées à ce propos. Vos études de sociologie et d’espagnol ont-elles influencé votre choix d’études ultérieures ? Oui, cela a eu un vrai impact. J’ai fréquenté...

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La diaspora juive de Brenner exposée chez Gadcollection

Paris, le 11 juin 2012, Art Media Agency (AMA). Du 13 juin au 13 juillet 2012, la galerie Gadcollection expose les photographies argentiques de Frédéric Brenner. La série de seize tirages s’intitule « Diaspora ». Il y réunit toute la diversité juive grâce à de nombreux portraits. Ses photographies illustrent la vie quotidienne des différentes communautés de la diaspora, parfois avec humour, authenticité ou sophistication. Elles permettent de découvrir et de comprendre ce qui fait l’identité d’une des communautés les plus anciennes du monde : sa diversité par son éclatement géographique, son unité par sa religion et la perpétuation de traditions, garantes de la mémoire collective. Lauréat à 22 ans du Prix Niépce suite à sa première exposition, le photographe français parcourt maintenant depuis 25 ans le monde, capturant des vues de la diaspora juive. Il a exposé aux quatre coins du monde et réalisé trois films : Tykocin retrace le voyage en Pologne du photographe en questionnant des souvenirs inventés, plus particulièrement dans un village polonais ; The last Marranos, questionne la vie la plus secrète des juifs vivant à Tras-os-Monte qui ont survécu à l’Inquisition portugaise en cachant leur religion ;  Madres de Desaprecidos, témoignage de femmes argentines ayant perdu un enfant et de gens qui revivent sans cesse exil et séparation. Brenner a aussi édité de nombreux livres dont Jérusalem Instants d’éternité (1984), Israël (1988), Marranes (1992), Jews/America/ A representation (1996), Exile at home (1998) et Diaspora...

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